Côte Atlantique (sept.- 2003)

L’ Espagne Atlantique, nous n’avions pas encore exploré cette côte pourtant si proche de Bordeaux. Nous n’étions jamais allés au-delà des frontières du Pays Basque espagnol.

La côte atlantique est formée par 4 provinces qui, partant de France, sont le Pays Basque, la Cantabrie, les Asturies et la Galice, cela ne ressemble pas à l’idée que nous nous faisons habituellement de l’Espagne.

Cette région est également nommée  » Espagne verte « , cette appellation n’est pas usurpée.

Les origines lointaines des trois provinces les plus à l’ouest sont indubitablement celtes mais ce caractère est plus accentué en Galice. Les comparaisons avec la Bretagne et l’Irlande sont fréquentes.

Comme le dit un proverbe asturien  » les Asturies c’est l’ Espagne, le reste, terre conquise «  ces régions abritées derrière leurs montagnes n’ont pratiquement jamais subi les influences extérieures, au contraire, traversées par deux itinéraires du chemin de Saint Jacques, elles s’ouvrent naturellement sur l’ Europe.

Ces côtes peu touchées par l’ urbanisation abritent de nombreuses plages sauvages. Les stations balnéaires ont pour la plupart échappé à la folie du béton contrairement à d’autres côtes espagnoles.

Le paysage basque est très vallonné, la côte très escarpée, presque inaccessible par endroits, compte un nombre impressionnant de petits ports cachés au fond de criques.

En Cantabrie et dans les Asturies, la côte offre de très belles plages avec la montagne en toile de fond. Les hauts sommets des Picos de Europa ne sont éloignés que de 25 kms. Dans les vallées, les cultures et l’ élevage s’y cotoient, les pommeraies y sont très nombreuses, cette région est productrice de cidre. De nombreuses maisons possèdent leurs greniers à grains très pittoresques, les « horréos « .

La Galice, de culture celte, possède une côte découpée par des rias très profondes. La pêche la situe au premier rang des régions espagnoles, les conserveries de poissons y sont très nombreuses. L’ intérieur, moins peuplé, est tourné vers l’agriculture et la viticulture.

Superficie 29.512 km2
Population 2.870.858 hab.
Capitale
Santiago de Compostela

Superficie 10.565 km2
Population 1.140.050 hab.
Capitale Oviedo

Superficie 5.289 km2
Population 527.410 hab.
Capitale Santader

Superficie 10.420 km2
Population 522.478 hab.
Capitale Pamplona

Le pays basque

De la frontière française à Bilbao, c’est la côte Basque. Nous traverserons la première partie que nous connaissons déjà par l’autoroute que nous suivrons jusqu’à Deba où nous choisissons de rejoindre la nationale pour suivre la côte où nous espérons trouver un coin pour la nuit.
C’est sans compter les nombreux Espagnols qui, profitant du temp superbe, sont de sortie.
Le
s petits ports et jolis coins ne manquent pas, mais sont inaccessibles à notre Ccar qui, pour l’occasion, se révèle un peu trop encombrant.
Il est 18 h et il n’y a pas d’espoir que cela s’améliore rapidement, les Espagnols ne sont pas réputés pour aller se coucher de bonne heure !

Nous décidons de partir dans l’arrière pays, nous promettant de revenir demain matin. Nous trouverons notre bonheur sur le parking de la grotte de Santimamine (tables de pique-nique, bbq, toilette, eau etc), le rêve quoi.
Après une très bonne nuit, nous sommes seuls ce matin sur cette immense parking. Nous décidons de revenir vers la côte.

 

 

La côte est très découpée et les points de vue
y sont très nombreux.
Nous découvrons de charmants petits villages
dont l’accès n’est pas toujours aisé.

Nous prendrons notre déjeuner à la Pointe de Machichaco sous le phare après une petite ballade et quelques photos.
Nous y apprendrons que nous sommes sur la réserve d’Urdabaï, d’une superficie de 220 km2. Ce territoire, délimité par les bassins des rivières Oka, Golako, Mape, Artike et Laga, a été déclaré « biosphère de l’Urdabaï » par l’ Unesco en 1984.

Un chemin sur la gauche offre une très belle vue sur la côte ouest très déchiquetée.

 

Depuis un belvédère, belle vue sur la presqu’ile de San Juan de Gastelugache et de l’hermitage.

Un pélerinage y a lieu chaque année pour la Saint Jean.

Gexto, ville située à l’entrée de l’estuaire menant à Bilbao. C’est la banlieue chic et une station balnéaire agréable qui est reliée à la capitale régionale par un métro direct.

 Le pont transbordeur est un des plus anciens d’Europe.
Il permet de traverser à pied par la passerelle du haut ou en voiture par la nacelle suspendue sous le pont. Une belle villa du front de mer.

Nous y ferons étape pour la nuit . Nous choisissons le parking près du vieux port, mauvais choix !!!, nous avons été réveillés vers 2 h du matin, heure de la pleine mer, par un très fort bruit survenant à intervales réguliers et par des vibrations du sol ressenties dans le CCar.
Nous n’avons pas l’explication exacte du phénomène.
Nous pensons qu’il s’agit d’un bassin de retenue des eaux de la ville situé sous le parking qui serait fermé par un sas métallique à marée haute pour empêcher la mer de remonter par les égouts. Une grande cheminée a laquelle nous n’avions pas fait attention emplifie le bruit des vagues se heurtant sur des parois métalliques.
Un conseil, choisir le parking au bout de la jetée, c’est en tout cas ce que nous ferons à notre prochain passage.

Nous sommes idéalement placés pour rejoindre Bilbao et le musée Guggenheim, il n’y a qu’à suivre l’estuaire du Nervion plus connu sous le nom de ria de Bilbao. Les averses et le soleil alternent, nous trouvons le musée sans difficulté, un parking pas trop éloigné nous accueille.
Cette zone de friche industrielle est encore en chantier même les parkings propres au musée ne sont pas encore terminés.

 

Le musée est au centre d’un vaste programe de réhabilitation de Bilbao qui, depuis la fermeture des chantiers navals et des usines sidérurgiques, était en période de récession. La collaboration qui s’est établie entre les administrations basques et la Solomon R. Guggenheim Foundation a permis la réalisation du musée.

Cette fondation, créée dans les années 30, réunit une collection consacrée à l’art du 20è siècle, l’une des plus riches au monde et comprend des oeuvres significatives de toutes tendances.
Le fond est présenté par roulement entre les différents musées gérés par cette même Fondation.

L’engagement final de construire le Musée de Bilbao fut signé le 27 février 1992, entre le Président du Gouvernement Basque (financeur du projet), et les représentants de la Fondation.

La première pierre a été posée en 1993 et il a été ouvert au public en octobre 97. L’architecture très audacieuse est due à l’architecte Frank O. Gehry qui a su parfaitement l’intégrer dans le tissu urbain de Bilbao.

L’extérieur se présente comme une sculpture de verre, de pierrre et de titane qui se reflète dans les différents bassins situés près du Nervion, alors que l’autre face a été intégrée au pont de La Salve 16m plus haut.

 

 

Le Puppy de Jeff Koons semble monter la garde
devant le musée.
Il est
réalisé avec des pots de fleurs sur une structure métallique de 12 m de haut.
En septembre, Puppy était réalisé avec des impatients.

 

 

La façade et la promenade du côté du Nervion depuis le pont de La Salve.
D’après une carte postale, le temps très pluvieux lors de notre passage ne nous a pas permis de réaliser cette photo.

L’édifice de Gehry présente une silhouette singulière formée de matériaux surprenants. Il s’articule autour d’un axe central, l’atrium, espace monumental couronné d’une coupole métalique et de murs vitrés laissant pénétrer une lumière qui inonde l’ensemble. Autour de cet espace, un système de passerelles, d’ascenseurs vitrés et de tours d’escaliers mettent en relation 19 galeries de formes très différentes. Les expositions et les oeuvres de grand format trouvent leur place dans une galerie exceptionnelle de 30 m. de large et 130 m. de long environ, libre de colonnes, qui s’étend sous le pont de La Salve.

 

La pluie nous a empêchés de voir l’extérieur comme nous l’aurions voulu, le manque soleil nous a privé de l’effet miroir sur les façades mais nous reviendrons !

notre passage, l’exposition temporaire intitulée « la pesanteur et la grâce » présentait l’oeuvre de CALDER du 18 mars au 12 octobre 2003.
Selon le sculpteur  » lorsque tout marche bien, un mobile est un poème qui danse avec l’allégresse de la vie et de ses surprises « .

Nous avons pu admirer tous les aspects de son oeuvre, nous avons toutefois regretté de ne voir en mouvement que les mobiles les plus légers losque, en catimini, nous leur impulsions de la vie grâce à notre soufle puissant

La Cantabrie

Nous entrons dans la province de Cantabrie peu avant Castro Urdiales, station à la mode, trop sans doute, impossible d’y trouver une place de parking. Nous continuons sur Laredo, connue pour son immense plage, il pleut toujours, pas moyen de mettre le nez dehors.

Nous optons pour un supermarché nouvellement installé, superbe magasin, très lumineux où l’organisation est bien différente de celle que nous connaissons. Obligation de prendre des gants pour se servir même les fruits et légumes. Les fruits de mer et coquillages surgelés sont vendus au détail. Leurs prix sont bien inférieurs.

La route nous amème à Santona, une presqu’ile située au coeur d’une zone humide intégralement protégée. De la route d’accès, on ne voit
que des maraicages et les nombreux oiseaux qui s’y réfugient.

La pluie semble enfin vouloir s’arrêter, nous trouverons un parking très tranquille pour la nuit en bordure de l’immense plage de Berria.
Ce parking situé sur la route du phare des Pescators, près du cimetière est en contrebas du pénitencier El Dueso.
Des rondes régulières de la Guardia civil ont lieu, nous ne pouvions être mieux protégés.
La mer a creusé de profondes galeries dans la falaise
 

Si la plage est propre, grâce au travail de nombreux volontaires, il n’en est pas de même dans ces galeries où la mer ne pénètre que lors des fortes marées. Des traces d’hydrocarbures du Prestige sont encore bien visibles en hauteur, 6 mois après le naufrage.

 

Un couple de Landais de retour du Portugal est venu nous tenir compagnie.

Le soleil est revenu…

Après avoir fait le tour de ce charmant village, nous profiterons d’une halte sur le port, réputé pour la pêche des anchois. De nombreuses conserveries font des produits de qualité

Les anchois de Santona

Conditionnement très connu, que nous retrouverons dans des lieux touristiques sous différentes marques.
Je me permettrais d’en faire la promo, un vrai régal.

Un chantier attire notre attention sur le port, c’est la construction d’un observatoire des espèces aquatiques et des oiseaux migrateurs qui viennent se réfugier dans ces marais classés « espace protégé ».

 

Le calme et la beauté des lieux avec en toile de fond les Picos de Europa incite à la rêverie.

SANTILLANA DEL MAR

Il y a 1200 ans, des moines, arrivés sur l’actuel emplacement de Santillana en apportant les reliques de Santa Juliana fondèrent un petit hermitage puis un monastère qui devint la plus grande abbaye de Cantabrie, celle-ci fut nommée Sainte Julienne, ce qui donna son nom ( du latin »sancta Juliana ») à la ville.
Au XII siècle, les nombreux pélerins qui se rendaient à Saint Jacques de Compostelle par l’ancienne route de la côte faisaient étape à Santillana del Mar pour vénérer les reliques de la Sainte.
L’église actuelle date du milieu du XII siècle, les chanoines Augustins prirent la succession des Bénédictins et le monastère devint une Collégiale.

 

Frontispice:
Le portail roman est couronné par le pantocrateur et
ses apôtres.
Le portail roman unit l’église à l’atrium
Au dessus du portail, une niche baroque abrite la statue
de Sainte Julienne

A droite du portail s’élève l’ ancienne tour des cloches
 

 

Demeure des Velarde

 

 

La mairie, de droite et de gauche

 

Sur la plaza Ramon Pelayo,
le taureau d’Altamira statufi

 

 

Calle Santo Domingo

La circulation y est bien sûr interdite, un parking payant est prévu à l’entrée.

La grotte d’Altamira se trouve à deux kilomètres de Santillana. Il serait dommage de ne pas la visiter, du moins sa copie car depuis 1982 comme à Lascaux et pour les mêmes raisons, l’accès y est strictement réglementé.
Découvertes en 1879, ces peintures ont d’abord suscité une forte polémique. Nombreux étaient les archéologues de l’époque à penser que les homme préhistoriques étaient incapables de réaliser des peintures d’une beauté aussi rare.
Elles ont été déclarées « Patrimoine de l’Humanité » par l’UNESCO en 1985. La grotte, de 300 m de long, contient environ 150 gravures, expressions artistiques de l’homme paléolithique.
Les peintures polychromes sont à base de pigments naturels qui se sont conservés depuis l’ère quaternaire, elles représentent: bisons, cerfs, biches et chevaux.

La reproduction est magnifique, la salle des polychromes à été reproduite au milimètre près et dans le moindre détail. Les technologies récentes ont été employées tel de superbes hologrammes pour expliquer le mode de vie des hommes dits primitifs.

Sur le même site, un musée de la préhistoire a été construit. Aux salles d’exposition s’ajoutent des salles d’activités, des ateliers de réalisation, et une bibliothèque.

Les photos sont interdites.

Nous trouverons à Playa de Ferro près de San Vicente de la Barqueira, un superbe parking où, comme sur 70 à 80%
des plages que nous avons vues, nous trouverons des douches extérieures et un point d’eau.

A l’entrée de ce parking est expliqué le programme de nettoyage des plages de Cantabrie. Comme partout,
des équipes en combinaisons blanches passent à chaque marée ramasser les résidus de fuel du Prestige.

Sur les grandes plages cette opération est mécanisée et bien sûr manuelle sur les autres..

Le temps, légèrement brumeux ce matin, nous laisse espérer une belle journée, nous décidons de quitter la côte et de partir pour les Picos de Europa.
Les Pics d’Europe sont appelés ainsi parce que c’était la première terre d’Europe que voyaient les baleiniers venant des mers du nord. Ils sont situés à environ 30km de la côte. C’est une chaîne de montagnes qui s’élève rapidement en hauteur.

Il s’agit d’un parc national de 64660 ha. composé de trois massifs : le Cornion à l’est, le massif d’Andara à l’ouest et le massif des Urrieles ; le plus impressionnant et inhospitalier au centre. Trois régions se partagent le massif : la Cantabrie, les Asturies et le Léon. Le point culminant est le Mont Cerredo (2646m) au centre. Situé dans la cordillière Cantabrique au nord de l’Espagne, ce massif fait suite à la chaîne Pyrénéenne.

Nous prenons la direction de Panes puis du défilé de la Hermida. Potes est un gros village de montagne, très animé, situé au croisement de plusieurs vallées. Nous prendrons la route de Fuente de Dé, superbe cirque naturel avec un gros atout, la présence d’un téléphérique qui vous hisse en quelques minutes 900m plus haut vers un mirador.

Nous aurions bien passé la nuit sur le parking mais l’Armée
y a établi un camps limitant ainsi les places possibles.

Les chevaux en liberté sont venus nous voir.

Nous revenons sur Potes et prenons la direction du Puerto San Glorio (1609m), vues et panoramas magnifiques au hazard des lacets

Du Puerto San Glorio la vue est grandiose, J’aurais bien aimé y passer la nuit, mais le vent frais qui y soufle nous incite à redescendre.

Nous trouverons une halte en bordure de rivière sur une aire de camping et
de pique-nique en limite du parc.
Comme sur toutes les aires espagnoles rencontrées, tables, bbq nous attendent.
Nuit sans histoire, au matin, 6° en extérieur, le soleil ne doit pas y arriver très tôt l’ hiver.

Ce matin nous nous mettons en route avant que le soleil ne nous ait réchauffés, nous continuons notre descente jusqu’a la Porte de la Reine. Nous prenons la direction du Puerto de Pandetrave (1562m) puis du Panderruedas (1450m), où nous prendrons le sentier qui monte au belvédère de Piedrafitas. Nous aurons la chance d’y apercevoir des chamois.

 

 

La foudre a frappé cet arbre, il est complètement creux mais toujours vivace.

 

Nous finirons notre descente par le défilé de Los Beyros, magnifique, plus étroit et plus sauvage
que celui de la Hermida par lequel nous sommes rentrés. Nous atteindrons Canga de Onis et nous
voici revenus en plaine.
Cette boucle d’ environ 200 kms que nous avons effectuée en 2 jours mériterait à elle seule une
semaine de congé. De très
nombreuses randonnées balisées peuvent être faites, les plus courantes
nécessitent 2 à 8 heures et une bonne forme physique.

       

Principauté des Asturies

C’est le nom officiel de la région, c’est dire l’importance de ce petit territoire qui a toujours résisté aux envahisseurs tant romains qu’arabes.
L’héritier du trône d’ Espagne reçoit le titre de Prince des Asturies.
Au début du siècle dernier, les Asturies produisaient près des 2/3 du charbon espagnol. Il est à noter que pendant la guerre civile, les asturiens resteront pour la plupart fidèles à la république.

 

Les volubilis partent à l’assaut des pommiers !

 

Nous somme au pays du cidre, moins sucré que notre cidre normand. De nombreuses pommeraies bordent la route, c’est la boisson principale des asturiens.

 

Nous retrouvons la mer à Ribadessella. Ville située sur la rive droite du Sella.
Le port tout en longueur est très animé, une station balnéaire s’est créée sur la rive gauche.

Une bonne adresse au passage, le restaurant del Pochy et ses spécialités de paëlla,
face au marché de poissons.

La couleur de l’océan a donné le nom de Costa Verde à ces rivages plantés d’eucalyptus et de pins.
Cette côte est bordée de très nombreuses rias très profondément découpées, la mer semble entrer dans les terres. De nombreux villages et stations de villégiature la jallonne.

 

 

Superbe parking !!!
Les Picos de Europa d’un côté, la plage de l’autre.

 

 

La route du bord de l’océan offre toujours autant de
panoramas sur cette côte déchiquetée.

 

Il faut souvent mériter les petites criques, la route passant entre les maisons,
n’a pas toujours été prévue pour nos véhicules, il faudra plier les rétroviseurs
de nombreuses fois pour atteindre notre but.

Pour assurer le séchage des récoltes et les conserver à l’écart des rongeurs nous découvrons dans la région des Asturies des greniers à grains en bois appelés hórreos ayant les outils de la ferme
accrochés tout autour.
Toute la construction de bois est réalisée sans aucun clou, seulement avec des chevilles, ce qui en faisait une construction légère et démontable bien pratique pour suivre les jeunes filles qui se mariaient,
ce grenier faisant partie de la dot.

Trois caractères distinctifs : un plan carré, un corps de grenier fait de planches verticales, un toit pyramidal à 4 pentes.
La position ou les matériaux des piliers et de la toiture peuvent varier selon les zones géographiques.

 

 

A l’origine, la couverturte était en chaume. La culture du seigle en forte
régression entraine l’impossibilité à renouveler la couverture des hórreos
comme à l’origine. Des matériaux de substitution sont utilisés.

Nous quittons le bord de mer pour rejoindre Saint Jacques de Compostelle par l’intérieur en passant par Lugo et nous pénétrons en Galice.

La Galice.

Saint Jacques de Compostelle

Troisième grande ville de pèlerinage du monde après Rome et Jérusalem.

 

 

 

Le costume du pèlerin à beaucoup évolué depuis
le XI siècle… mais le bâton demeure.

Saint Jacques attira dès le Moyen Age des foules de pèlerins venus de toute l’Europe, c’est encore aujourd’hui une ville très animée du fait de sa cité universitaire de 40 000 étudiants qui s’ajoutent aux 91 000 habitants.

La vieille ville a conservé son dédale de ruelles. De petites places pitoresques regorgent de boutiques et de bars typiques.

La cathédrale située au coeur de la vieille ville date presque entièrement du XI siècle. Au début du XIII siècle elle a été remanié, au XVIII siècle un architecte Galicien rapporte, sur la façade occidentale, une façade baroque d’une grande légèreté.

Son plan est une croix latine de 97m sur 65m, les voutes s’élèvent jusqu’a 22m, c’est impressionnant.

 

 

Vue générale de la façade de la place Del Obradoiro

De la place, un escalier a deux rampes encadre la porte
de la 
crypte romane.

 

 

Saint Jacques le Majeur domine le corps central de la façade

Le Portique de la Gloire

Ce triple portail, du XII siècle du fait de la construction de la façade baroque se trouve à l’intérieur, ce qui lui a permis de conserver la beauté exceptionnelle de ses sculptures et des traces de sa polychromie originelle.

Sur la colonne de gauche, les prophètes.

Le Seigneur est entouré des 4 évangélistes, sur l’archivolte siègent  les 24 vieillards de l’Apocalypse,
à ses pieds,
Saint Jacques accueille les pèlerins.

Sur celle de droite, les apôtres.

Le choeur est d’une richesse « éblouissante » qui surprend dans ce contexte roman.
Au dessus du maître-autel, un buste de Saint Jacques en pierre est accessible par
un petit escalier, les pèlerins penvent ainsi toucher ou embrasser la statue.

La crypte constituée par les soubassements de l’église primitive, qui abritait le tombeau
de l’apôtre, renferme un reliquaire très vénéré contenant les restes de Saint Jacques.

De beaux monuments cernent la place Del Obradoiro:

 

L’élégant portail du XV siècle du Collège de San Jéronimo

L’Hôtellerie des Rois Catholiques, anciennement hôpital des pèlerins, est devenu un parador national.

En bas, l’hôtel de ville installé dans l’ancien palais de Raxoy a une façade très classique du 18 ième siècle. Il sert aussi de siège à la présidence de la Xunta de Galicia.

De Santiago, nous partons vers Pontevedra, sur la route se trouve la ville de Padron, le guide du routard raconte que « pour les pèlerins du Moyen Age, c’était la plage où ils ramassaient les coquilles qui témoignaient de leur voyage ».
Nous n’ avons pas vu la plage, mais un bel embouteillage. Nous sommes dimanche et c’est le jour du marché et quel marché, nous ne connaissons rien de pareil, nous y avons passé plus de 2 heures sans en voir le quart.
Les voitures semblent arriver de partout, il y en a même de garées en bordure de la voie rapide, heureusement les propriétaires de terrains non cultivés les ouvrent pour permettrent le stationnement et du même coup se faire un peu de monnaie ; 2€ c’est pas éxagéré, mais certainement pas très officiel non plus.

Une place en arrivant au grand marché du dimanche.

 

 

La statue à la gloire de la vendeuse de piments

Nous sommes dans la deuxième quinzaine de septembre, c’est la fin de la saison de récolte du fameux piment de Padron.
Petits, charnus et peu piquants, un vrai régal : frits nature, avec le riz, les oeufs, les pommes de terre etc.

Les Rias sont les estuaires envahis par la mer comme les abers bretons.

De Pontevedra nous ne sommes qu’à une cinquantaine de kilomètres du Portugal, nous n’irons pas plus loin. Nous suivrons la côte nord de la « Ria de Pontvedra », profitant de nombreuses vues sur ce rivage. Le port de Sanxenxo, nous offrira une superbe halte pour déjeuner. Le port bien à l’abri derrière une grande jetée est très animé, les bateux anciens y cotoient de nombreux yachts.

Près de Sanxenxo, l’île de  » A Toxa « , ancien lieu de cure dans un site sert de cadre à des villas luxueuses et à un superbe golf.
Une petite église entièrement recouverte de coquilles saint Jacques mérite le coup d’oeil au milieu d’un « paseo » planté de palmiers.

Nous sommes maintenant sur les rives de la « Ria de Arrousa », c’est la plus grande et la plus découpée. Les points de vues y sont très nombreux. Cette partie de côte est néanmoins très urbanisée, trop selon mon goût, surtout que je m’attendais à trouver une côte sauvage voire inhospitalière. 

De nombreux radeaux alignés dans ces Rias servent à l’élevage des mollusques et crustacés.

Nous rejoindrons Noia en suivant la « Ria de Muros y Noia » et retrouverons avec plaisir , une côte plus sauvage : plus en accord avec nos goûts.

Ces 4 rias forment  » Les Rias Bajas  » ( rias basses) en opposition à celles de la côte nord dénommées  » Rias Altas « .

 

Carnota, non seulement possède le plus long « horréo » mais aussi de belles plages.

 

Ces greniers à grains ou horréos sont ici nombreux à être construits en granit. Ils font environ 2m de large et sont d’une longueur variable. Ils ont de face souvent l’aspect d’oratoire.

 

Nous passerons la nuit près du phare de Larino avec, comme presque partout, douches et fontaines souvent très rustiques,
comme ici : un caillebotis posé sur des rondins, mais nous en
avons également rencontrées en pierre, même en marbre
lorsque la plage est centre ville.

 

 

 

 

Charlie apprécie les fontaines espagnoles !

 

 

Faut pas rêver, au mois d’août, il doit y avoir
davantage de monde !

 

 

Au loin, le cap Finisterre, partie la plus occidentale de l’Europe.

Côte de la mort.

Devant le phare, face à l’océan, un feu brûle en permanence avec une paire de chaussures en bronze pour rappeler que les pèlerins terminaient ici leur voyage en brulant leurs vêtements et leurs chaussures.

Ce soleil couchant, marquera la fin de ce voyage et prouvera, si nécessaire, que la terre est ronde.

FIN