Les Bardenas (suite) 2005

C’ est en mai 2003 que Patrick nous avait fait connaître les Bardenas Réales, nous nous étions promis de revenir pour poursuivre la découverte de cette curiosité géographique si proche de la France.

Profitant du long week-end de l’ Ascension, nous avons choisi l’aire d’Anglet comme point de ralliement. Nous y serons en fin d’après midi, Patrick et Maïté faisant encore partie des actifs nous rejoindront dans la soirée .
L’ aire nous semble déjà bien occupée, des camping cars arrivent sans arrêt et se glissent sans hésiter entre les véhicules déjà installés, l’espace de chacun est de plus en plus réduit, mais aucun ne songe à aller voir plus loin.
(Je ne comprendrais décidément jamais cette pratique du CCar ! ).

C’est avec plaisir que nous verrons nos amis arriver. Comme ils n’aiment pas plus que nous cette promiscuité, je les entraîne sur l’autre rive de l’Adour où je sais trouver un vaste parking en bordure de l’estuaire, nous l’ avions remarqué cet hiver.

Après une nuit bien tranquille et une petite balade au bout de la jetée. Nous prendrons la route des Bardenas, l’aller se fera par l’autoroute et c’est peu avant midi que nous serons en vue d’Arguedas, point de départ de notre randonnée.

La pluie rencontrée pendant la traversée du Pays Basque a fait place au soleil, nous retrouvons facilement la route menant au Polygone

Le vent qui soufle en rafale nous obligera à déjeuner à l’intérieur, après un rapide repas pris en commun, Patrick entrainera les plus sportifs sur un promontoire offrant un vaste panorama.

 

219 marches pour arriver au sommet, il en fallait bien un qui reste pour faire la photo !!!

La piste faisant le tour du Polygone est longue de 29 kms, nous y ferons de nombreuses haltes, des aménagements y ont été faits suite aux orages de l’automne pour rendre cette piste praticable , certains sites ont été équipés de barrières pour en interdire l’accès aux 4×4 comme la cuvette autour du Castildetierra, (emblème des Bardenas).

Quelques aspects du désert et du travail de l’érosion.

 

 

 

Nous en avons cette fois effectué le tour complet, revenus à la route d’accès,
nous retrouverons l’endroit où nous avions déjà passé la nuit 2ans auparavant.

Le vent ce matin semble moins fort; il fait déjà un soleil magnifique, cela annonce une belle journée.
Nous partons en direction du Sanctuaire de Sancho Abarca que nous rejoindrons par la piste. .

 

C’est toujours aussi surprenant de découvrir à quel point l’ Espagne, par sa maitrise de l »irrigation, réussit des cultures dans des zones à priori stériles

Le démarrage est facile, le terrain est plat et il n’y a pas de difficulté particulière, après avoir longé l’étang de San Anton, la piste s’élève très rapidement pour rejoindre un plateau.
Ce passage est assez délicat et nous nous demandons si nous allons pouvoir poursuivre, le sol a été raviné par la pluie qui a creusé de nombreux sillons pour certains assez profonds, le ravin est proche…
Heureusement il ne pleut pas car nous n’aurions pu franchir ce passage avec nos véhicules.

   

Nous sommes récompensés une fois sur le plateau, la vue sur la vallée est magnifique, il est facile de distinguer les différentes zones de culture.

 

Pour éviter la poussière de la piste soulevée par Patrick, je me tiens à une distance respectable de lui. Nous ne croiserons que 2 véhicules sur ces 26 kms de piste, c’est nettement moins fréquenté que le tour du Polygone !

 

 

La frontière de l’Aragon est proche..

 


L’ Ermitage est en vue.
Nous trouvons à proximité de l’Ermitage un abri naturel protégé du vent où nous ferons une pose très agréable.

 

 

Le sanctuaire et les maisons qui entourent la place sont en cours de restauration, nous ne pourrons y entrer. Nous sommes seuls, le site est magnifique et d’une tranquillité rare.

 

L’Ermitage est situé sur un promontoire (630m) d’où la vue est véritablement panoramique.

 


Nous avons choisi de revenir à El Paso pour la nuit, c’est par Sabinar et Valarena que nous allons y arriver.
Les Bardenas depuis El Paso, au premier plan du thym sauvage qui embaume…

 

 

El Paso et la statue en hommage au berger, l’ autre porte des Bardenas. La circulation de nuit étant interdite dans le parc naturel, nous ne serons bien sûr pas dérangés.

La route ce matin nous mènera vers Ujué, la vue sur les sommets enneigés des Pyrénées est superbe.

 

 

Situé sur un promontoire Ujué est visible
de loin.

 

 

Olite

 

Résidence de prédilection des rois de Navarre au XV siècle

 

Le château avec tours et créneaux a les dimensions d’une cité médiévale.

 

 

Le portail gothique de l’église  » Santa Maria la Real « , ancienne chapelle royale, présente des scènes de la vie du Christ et de la Vierge.

 

Le vieux Palais a été transformé en parador.

 

La parade nuptiale des cigognes anime les cheminées du vieux palais.

 

 

Eglise de San Pedro et vénérable olivier
à l’entrée de la ville.

 

 

Aux environs d’Olite nous faisons une halte à la lagune de Pitillas
qui est un site protégé, de nombreux échassiers et canards y ont élu domicile. Un centre d’observation permet de perfectionner ses connaissances.

 

 

L’ Ermitage de la Vierge del Soto, situé dans un cadre ombragé et reposant nous offrira un superbe parking pour la nuit. C’est le lieu idéal pour fêter comme il se doit l’anniversaire de Patrick.

 

 

Il y a encore beaucoup d’ endroits à découvrir comme celui-ci dont
l’accès est très facile, les Bardenas n’ont pas fini de nous séduire,
nous y reviendrons ..

fin

Le même itinéraire vu par nos compagnons de voyage: http://perso.wanadoo.fr/pl65/voyages/espagne/bardenas-2005/bardenas1.htm