Navarre – Les Bardenas 2003

« LAS BARDENAS REALES »

 


Partir à la découverte d’un désert à quelques kilomètres de la france …

Sur une idée de Patrick et Maïté Lorit avec lesquels nous avons fait ce voyage.

Nous rejoignons Patrick et Maïté, son épouse à Sauveterre de Béarn, cité médiévale au coeur de la campagne béarnaise.
Nous passons la nuit près du gave d’Oloron.
Au matin, profitant que Patrick connait bien ce village (voir son site) nous partons faire la visite.

Après cette ballade, direction Saint Jean Pied de Port et l’Espagne par le col de Ronceveaux. La route est très belle et très sinueuse, la descente sur Pampelune se fera plus rapidement.
Puis, par un tronçon d’autoroute nous évitons le centre ville et prenons la N121 en direction de Tafalla, nous remarquons au passage les très nombreux champs d’éoliennes, souvent sur plusieurs rangs.
Ce qui, en matière d’énergie représente un choix bien différent de celui de la France.

 

 

 

Dialogue sur les éoliennes lors d’un arrêt.

 

 

 

Nous arrivons à Arguedas en début d’après midi,

nous y apercevons notre premier nid de cigognes.

Patrick avait prévu de passer la soirée à l’ermitage de Yugo. Après plusieurs tentatives pour le rejoindre, nous devrons abandonner ; de gigantesques travaux routiers, impossibles à franchir avec nos véhicules
nous barrent le passage. Par ce coté, le site semble inabordable.

Nous retraversons Arguedas, pour trouver à la sortie une route étroite pénètrant dans les Bardenas en direction du polygone de tir, celle-ci fait rapidement place à la piste que nous ne quitterons,
pratiquement pas, pendant 48h

Le désert des Bardénas est situé à 70 kms au sud de Pampelune, entre les fleuves Aragon et Ebre. Il est partagé en deux zones, au sud-est de la Navarre, la Bardena Blanche et la Bardena noire, que nous n’avons pas visité.
C’est un territoire de 42 500 hectares, aucun poteau téléphonique ou électrique en vue, aucune habitation mis a part quelques abris de bergers et bergeries.

Un polygone d’entrainement au tir des forces aériennes espagnoles et de l’Otan se trouve au centre de cette zone dont l’accès est bien sûr interdit.

La Bardena Blanche, dont il est question aujourd’hui, comprend « la blanca baja » très spectaculaire par ses hautes collines et plaines dûes à une érosion pluviale et éolienne
et « la blanca alta » plutôt rocheuse avec des affleurements salins.

Des pistes permettent de traverser ce désert en camping-car, le vtt est fortement conseillé pour accéder aux sites interdits aux voitures. Les randonneurs sont rois, tous les accès leur sont offerts.

Le dépaysement est constant, à chaque tour de roue, le paysage change, l’ombre et la lumière forment des décors renouvelés et saisissants.

 

 

 

 

Les Bardenas sont une vaste étendue semi-désertique, un dédale de canyons draine les eaux de surfaces.

Des tons d’ocre « bien tranchés » d’intensité variable selon l’ensoleillement.
Ci-dessous : Castildetierra sous différents angles

Les bergers pyrénéens des vallées de Roncal et Salazar transhumaient l’hiver venu vers les terres de Navarre et trouvaient refuge avec leurs troupeaux sur ces paturages tempérés qui verdissent avec les rares pluies d’automne.
La date traditionnelle d’arrivée des troupeaux dans les « Bardenas Reales » se situe fin septembre. Ces usages ont été codifiés pour limiter les conflits avec les agriculteurs par le premier roi de la maison de Béarn,
Jean d’Albret, plus connu ici sous le nom de Juan de Labrit d’où le nom de « désert royal « . 

 

 

Vue sur les Bardenas en soirée,

le parc naturel est interdit la nuit.

 

Ce matin nous contournons le polygone par la droite, et nous nous apercevons que le désert abrite aussi des cultures de céréales.

 

 

Lors d’une pause, Patrick et Maïté ne résistent pas et prennent les vtt pour aller voir l’envers du décor, tandis que nous restons au campement et admirons les fleurs du désert.

 

 


Nous prendrons notre repas avec vue
sur le Rallon.

 

Cet après-midi, nous allons changer de piste pour rejoindre El Paso, celle-ci est encore plus étroite. Certains passages nous font penser qu’il vaudrait mieux éviter de s’y trouver par temps de pluie,
la chaussée doit devenir terriblement glissante et les fossés sont peu accueillants.

Quelques lagunes, transformées en rizières pour certaines, sont habitées par une faune grouillante.

 

 

Le Berger surveillant l’entrée nord des Bardenas, lieu de départ des transumances.

Nous sommes arrivé trop tard pour visiter le Monastère de la Oliva, fondé au XIIème siècle, important exemple de l’architecture cistercienne.

L’ensemble du monastère est imposant, l’Église de Sainte Marie, avec une partie romane et une autre gothique, fut construite en pierre de taille dès le XIIème siècle. Elle est formée par trois nefs, au centre,
on peut remarquer les stalles en bois sculpté réservées aux moines.

L’austérité cistercienne dans la simplicité de la décoration qui ne compte que quelques motifs végétaux, animaux et fantastiques est remarquable …

Seul le magasin est encore ouvert, nous en profiterons pour acheter des produits élaborés par les moines en particulier « du vin de messe » et du fromage au lait de vache.
Un peu plus loin sur la route, nous avons vu les bodegas et les vignes du monastère. 

 

 

 

 

Les cigognes semblent apprécier la tranquillité des lieux

 

La piste traverse une vaste zone de cultures maraîchères où l’irrigation omniprésente oblige
au passage de quelques gués.


Nous voici à l’ermitage de Yugo que nous n’avions pu atteindre le premier jour, idéalement placé sur un promontoire, il permet d’avoir un superbe panorama à 360°.

 

La basilique construite après l’apparition de la Vierge a un paysan comporte un magnifique rétable en bois doré.

 

 

Vue générale sur Tudela depuis le pont sur l’Ebre, que nous avons visité très rapidement par manque de temps.

 

 

Le palais du Marquis de Huarte avec ses atlantes de style baroque.
A droite, une partie de la place des Fueros qui est le coeur de la ville.

La vie grouille autour de cette belle place. Actuellement en cours de réhabilitation, elle comporte quatre façades couvertes de balcons et de céramiques avec des écussons et des scènes de tauromachie qui évoquent les traditions de l’époque de sa construction ; le XVIIème siècle.

 

Préparation du repas au soleil couchant.

Demain nous rentrons en France, le soleil nous aura accompagné pendant tout notre séjour dans les  Bardenas Reales.

Nous avons été sous le charme de ce désert, classé depuis peu en parc naturel …

Le désert des Bardenas est vraiment un monde étonnant, très différent des paysages que nous avons l’habitude de côtoyer, nous y reviendrons …

Voir le reportage de Patrick Lorit : http://perso.wanadoo.fr/pl65/voyages/espagne/bardenas/bardenas1.htm

Voir aussi le site de Frédéric, amoureux des grands espaces et déserts espagnols : http://www.bardenas-reales.net/

Fin