Promenade dans les Pyrénées Espagnoles 2004

Promenades dans les Pyrénées espagnoles

Le temps n’étant pas très beau côté français en ce début juillet 2004, nous traversons les Pyrénées en espérant trouver le soleil sur le versant sud.

Après avoir passer la nuit à Saint Béat, nous prenons la direction du Vall d’Aran. Le soleil est au rendez-vous, c‘est par une petite route en lacets d’environ 4 kms, assez étroite, que nous monterons à Bausen. Un reportage dans Pyrénées Magazine nous avait fait connaître ce petit village.

La population en est passée, suite à un incendie qui a ravagé le village en 1823, de 440 à moins de 90 personnes. Aujourd’hui, il ne serait plus qu’une quarantaine d’habitants permanents. Le pittoresque et l’authenticité sont de mise comme le montrent ces photos :

 

 

 

La voirie est peu compatible avec la circulation en cc,
d’où la nécessité de laisser le véhicule à l’entrée du village.

 

A la claire fontaine…

 

 

 

La végétation à l’assaut des vieilles ardoises.

Nous rejoindrons ensuite Vielha, chef-lieu du Vall, cette ville mériterait une visite plus approfondie qu’une simple traversée, mais la frontière étant très proche, nous envisageons de revenir lorsqu’il y aura moins de monde.
Nous prenons la route de Baqueira Beret, célèbre station de ski où aime venir la famille royale et la jet-set espagnole

Cette station offre Au dessus de Vielha, à environ 1500 m d’altitude, sur la route qui conduit au Port de la Bonaïgua nous traversons Baqueira, le village est construit, en harmonie avec l’architecture locale, sur les épingles de la route qui monte à la station de ski du Pla de Beret.Nous prenons la route de Baqueira Beret, célèbre station de ski où aime venir la famille royale et la jet-set espagnole. 

 

Cette station offre des pistes comprises entre1500 et 2500 m.des pistes comprises entre1500 et 2500 m.     

Le Plat de Beret

 

C’est sur un des parking de la station de ski « Super Espot » que nous passerons la nuit, tranquilles face à la station et ses équipements.

Comme partout en Espagne, l’eau n’est jamais bien loin, nous trouverons une fontaine au centre de la station.

Au matin, il nous suffit de redescendre à Espot où nous espérons pouvoir louer les services d’un guide et de son 4X4, l’accès au parc d’Aiguestortes, seul parc national de Catalogne, étant interdit aux véhicules de tourisme. 

 

 

Magnifique pont roman en dos d’âne en sortie d’ Espot.

Ce fût malheureusement impossible, nous n’étions que deux et il fallait réunir un minimum de 6 personnes. La montée au second parking près du lac de Sant Maurici nous fût également impossible avec notre véhicule, la largeur de la voie étant limitée à 2 mètres. Nous avons donc continué notre route espérant pouvoir y accéder par le côté ouest.

La route suit la Noguera Pallaresa qui prend sa source sur le Pla de Beret. Cette rivière, bien connue des amateurs de sports d’eau-vive, offre de nombreuses possibilités de descentes en rafting au départ de Llavorsi.

 

La ville de Sort, traversée par le torrent, est rendue célèbre par les épreuves internationales de canoé-kayac qui s’y déroulent.

 

A l’entraînement, la discipline nous semble assez périlleuse …

 

 

 

La route suit toujours la Noguera Pallaresa en nous offrant de magnifiques points de vue.

Peu après Gerri de la Sal, la route, entièrement refaite, évite ces superbes défilés par une série de tunnels. Des parking aménagés se trouvent à proximité permettant de revenir à pied admirer ces sites. 

 

Défilé du Congost de Collegats, des roches calcaires de toutes couleurs sont
érodées par la rivière.

Ci-dessous, on peut remarquer l’aspect de stalactite de la Roca de l’Argenteria.

Des mousses et de la végétation de différents tons de vert donnent un aspect
irréel et raffraîchissant

 

Nous rejoindrons Pont de Suert, l’heure étant propice, nous en profitons pour y faire un peu de ravitaillement avant de partir dans le vall de Boï.

Le Vall de Boï :

La vallée de Boï, longue d’ une vingtaine de kilomètres, creusée au coeur des Pyrénées par la Noguera de Tor, est connue pour avoir conservé un nombre important (9) d’églises romanes de style lombard du 11ième et 12ième siècles.
Ce style est caractérisé par des arcatures aveugles, des pilastres et des frises en dents de scie.
Ces églises ont été classées au patrimoine mondial de l’Unesco le 30 Novembre 2000.

De nombreuses fresques les décoraient, certaines sont conservées au musée d’art de Catalogne à Barcelone.

Au bout de cette vallée, près du parc d’Aiguetortes, se trouve Caldes de Boï, une station thermale à 1500m d’altitude riche de 37 fontaines minérales de 4° à 56°.
L’accès ouest du parc National d’Aiguestortes se trouve peu avant, pas de chance, cette route est également limitée à 2 m de large, des taxis 4×4 vous prendront au départ de Boï.
Ne pouvant laisser notre chien malade seul trop longtemps, nous ferons l’impasse sur cette visite.

Nous montons à la station de ski de Taüll, espérant trouver une place pour la nuit .L’accès à celle-ci étant fermé pour cause de travaux, nous trouverons un magnifique terre-plein légèrement en contre-bas.

Nous pensions être installés malgré l’orage qui semblait menacer au loin, mais, en fin d’après-midi un garde est venu nous déloger nous signifiant l’ordre de partir.

 

 

Après quelques recherches, nous nous décidons pour le parking de l’église de Sant Climent de Taüll en espérant que les cloches ne sonnent pas trop la nuit.

 

Notre voeux a été exhaucé !

Sant Climent de Taüll

Cette église, avec son campanile de 6 étages, est l’emblème de la vallée. L’abside principale est célèbre grâce à ses fresques, dont on ne voit aujourd’hui que des reproductions. Un Christ Pantocrator domine la Vierge, les Apôtres et les Evangélistes.
Elle possède un plan basilical avec trois nefs séparées par des colonnes.

Santa Eulália d’Erill la Vall

Cette église, à une nef, est dotée d’un clocher adossé de six étages à fenêtres géminées. Elle possède un porche avec arcades et piliers.

A l’intérieur on peut voir la copie des scupltures en bois représentant la Descente de la Croix dont l’original est conservé au musée d’art de la Catalogne à Barcelone ainsi qu’une statue baroque de Sainte Eulalie.

 

Sant Feliu de Barruera

 

Cette église a une nef et deux chevets avec absides semi-cylindriques. Elle a subi des transformations au cours des siècles et possède des parties de style gothique : porche, chapelle et portail.

Eglise de la Nativité de Durro

Eglise a une nef dotée d’une couverture à voûte en berceau, la décoration de type lombard est omniprésente.

 

Après avoir admiré les rétables baroques, Soeur Françoise est entrée en méditation

 

 

Curieux lampadaire couvert par une plaque d’ardoise sur la place de l’église.

 

Vue sur l’église de Sant Feliu de Barruera en redescendant de Durro.

 

Cette halte en bordure de la Noguera de Tor nous offre tout ce dont nous avons besoin. L’aire de pique-nique avec ses BBQ a eu beaucoup de succès à partir de 14h00.

La découverte de cette vallée étant terminée et, disposant encore de quelques jours avant de rejoindre Gavarnie où un rassemblement de CCar est prévu pour le 14 juillet, nous partons pour la Sierra de Guara en passant par Benabarre et Barbastro.

Sierra de Guara

Après une très bonne nuit passée près d’un cimetière sur une allée bordée de cyprès, nous rejoindrons un charmant village perdu au bout d’une petite route se terminant en cul de sac. Sur 18 kilomètres, les nombreux parkings qui jalonnent cette route sont tous envahis par des voitures en stationnement.
Chaque parking est doté d’un panneau expliquant les possibilités de marches ou d’escalades dans les canyons.

Nous sommes à Rodellar, village très connu des amateurs de varappe et de canyonning, perché sur les falaises. C’est le départ de nombreuses randonnées, beaucoup réclamant une bonne condition physique et de l’endurance.
Il est possible de louer l’équipement nécessaire sur place.

 

Quelques aspects du centre-bourg avec une maison originale appartenant à un amateur de girouettes et de cheminées

 

 

 

 

Départ vers le barranco de Mascun

Nous rejoindrons ensuite Alquézar où nous ferons étape au camping. Un restaurant correct lui fait face, il a depuis la terrasse une vue superbe sur le village d’Adahuesca.

Alquezar n’est qu’à deux kilomètres du camping, nous y serons assez tôt le matin pour trouver une place de parking ombragée. La cabine bien protégée par un olivier, notre chien ne pouvant nous suivre y sera très bien.

 

 

Outre la visite de ce très beau village, de nombreuses excursions
dans la sierra sont possibles.

Le soleil nous promettant encore une belle journée, nous choisissons
de partir dès ce matin en randonnée .

 

Nous choisissons de suivre l’itinéraire 3 du dépliant que
nous a remis le camping. La fontaine marque le début de
la promenade vers le ravin de la Fuente

La descente jusqu’a la rivière Vero se fera principalement sur des passerelles et des escaliers, quelques éboulis complètent cette zone couverte d’une épaisse végétation rafraichissante.

 

A cette saison, ne coule qu’un maigre ruisseau d’une pureté remarquable, mais, à voir la grotte creusée par une boucle de la rivière, cela ne doit pas être toujours aussi tranquille

 

Des passerelles métaliques ont été installées facilitant les passages délicats.

Nous avons suivi le lit de la rivière jusqu’a cette digue d’où, peu après, un chemin remonte vers le mirador d’O Vicon.

La remontée sous le soleil est plus pénible que la descente, heureusement les vues sur la rivière nous récompensent de ces efforts, le chemin est bordé d’agaves dont certains sont en fleur.

ALQUEZAR

 

Très beau village dans un site saisissant dont la restauration est une réussite, son nom vient de El-Ksar voulant dire le château en arabe.
A partir de la fin du XIe siècle cet édifice a été transformé en collégiale.

L’église San Miguel du XVIième siècle trône dans la partie basse du village.

 

 

La Plaza Mayor a beaucoup de charme
mais 
a des proportions bien modestes.

 

 

L’ancien Ksar devenu Collégiale, sur son éperon rocheux, domine le village.

 

 

Au hasard de la promenade, nous avons découvert bien des merveilles dont cette porte ouvragée et ce passage voûté sous une habitation utilisant le rocher brut.

 

L’état de santé de notre fidèle compagnon se détériorant, nous décidons de rentrer directement sur Bordeaux regrettant de ne pouvoir nous rendre au rassemblement de Gavarnie.

 

 

Au loin, les Pyrénées que nous retraversons avec Charly qui aimait tant le Ccar et auquel nous dédions ce récit de voyage

FIN