Province du centre 2005

Castilla y Leon & Castilla-La Mancha

C’est à Dancharia que nous entrons sur le territoire espagnol où nous effectuons quelques achats. Nous partons ensuite vers Pampelune que nous traversons rapidement et prenons la direction de Logrono, capitale de la Rioja.
Nous ferons halte près de Puente La Reina où nous passons la nuit. Au matin, le ciel est sombre et la pluie ne tarde pas à tomber. Nous décidons de partir directement vers le sud.
A Logrono, nous nous dirigeons vers Soria par la N111. Le temps n’est vraiment pas avec nous, la visibilité est nulle, nous ne verrons pas grand chose de la route pourtant signalée comme touristique.
Dans l’après-midi, le soleil apparaît enfin, nous suivons le Duero qui, plus à l’ouest, prendra le nom de Douro pour se jeter dans l’Atlantique près de Porto.
 

Un léger crochet nous amène à Peñaranda de Duero, charmant village dont le château est en ruines mais la plazza Mayor est bien conservée comme le montrent les photos ci -dessous:

A Peñafiel, nous commençons le circuit des châteaux de la Reconquista édifiés par les Castillans pour consolider la ligne de défense du Duero. Ces châteaux ont été construits afin de protéger les terres
reprises par les espagnols aux arabes.

Le château est situé sur une colline d’où l’on peut admirer les vallées du Duratón et du Botijas. Ses dimensions sont impressionantes (210m de long sur 33m de large) Les murs extérieurs sont lisses et il n’a qu’une seule porte.
Sa silhouette évoque un immense bateau, Il fut classé monument national en 1917.

C’est aujourd’hui le siège du musée provincial du vin de Valladolid.

 Au nord de la province de Ségovie, Cuéllar dont les remparts, le château et l’église San Martín obtinrent en 1931 le titre de monument artistique national est notre prochaine étape.
 

Dans la partie haute de la ville se démarque le château des Ducs d’Alburquerque, des XVe et XVIe siècles.

De forme rectangulaire avec quatre grosses tours en angles, il présente une belle galerie de style Renaissance sur sa façade sud.

 Un autre monument intéressant est l’église San Martín, qui héberge actuellement le Centre d’Art Mudéjar.
Compris dans les fortifications de la citadelle, sur son côté nord, se trouve l’arc de San Basilio qui présente à la fois des éléments mudéjars et gothiques.

Coca

Représente pour nous l’un des plus beaux châteaux d’ Espagne. C’est une imposante forteresse du XVe siècle très bien conservée. Tout en brique, c’est un mélange d’architecture militaire occidentale et arabe, particulièrement visible dans sa décoration, les murs sont richement ouvragés.
Un plan carré, un fossé et trois enceintes fortifiées lui donnent un caractère inexpugnable. Le donjon se trouve dans la seconde enceinte .
En raison de son aspect grandiose, il a davantage été utilisé comme palais que comme forteresse. C’est l’un des sommets de l’art mudéjar militaire.

 
 

La halte pour le déjeuner s’est agréablement située dans une pinède où l’on récolte encore la résine.

 

 

Ségovie, vue d’ensemble sur la ville.

Après avoir éffectué un tour rapide afin de repérer les lieux de stationnement, nous prenons la direction du Palacio de Riofrío situé à une dizaine de kilomètres.
Ce palais commandé par Isabel de Farnesio pour rivaliser avec celui de la Granja a été commencé en 1752, il est construit avec de la pierre de taille grise ornée de maçonnerie rose,
il a été utilisé par les Bourbons comme pavillon de chasse et lieu de repos.

 
La route traverse un vaste parc où de nombreux daims sont en liberté.
 
 Après une nuit très calme, il nous faudra moins d’un 1/4 d’heure pour rejoindre Ségovie, nous nous dirigeons droit sur le parking repéré hier, situé en haut de la Cuesta de los Hoyos, il a l’avantage d’être près de la vieille ville et, de plus, il est gratuit.
 

 

 

Iglesia de San Martin

 

 

Catedral

La cathédrale fut construite sous le règne de Charles Quint, c’est une survivance du gothique en pleine Renaissance.
 

Plazza Mayor

 

 

Iglesia de San Andrés

Capilla de la Vera Cruz

 

 

Puerta de San Andrés

 

vues sur l’ Alcazar

 

 

Casa de los Picos

 

 

 

Iglesia de San Clemente

Ségovie fut à l’époque romaine un poste militaire important. L’ aqueduc qui aurait été édifié sous le règne de Trajan (1er siècle), achemine l’ eau du rio Acebeda (situé à 14 kilomètres) jusqu’à la partie haute de la ville..
D’une longueur de 728m, composé d’une double série d’arcs en granit, il atteint une hauteur de 28 m au point culminant. Les 20 400 blocs en pierre de taille ont été assemblés sans jointure métallique ni ciment; ils sont maintenus uniquement par leur propre poids grâce à un parfait équilibre des forces…

 

 

 La statue représentant la louve romaine avec Romulus et Remus ainsi que la plaque commémorative ont été offertes à Ségovie par la ville de Rome pour le bimillénaire de l’ouvrage en 1974…

La vieille ville de Ségovie et son aqueduc ont été classés « patrimoine de l’humanité » par l’UNESCO en 1985.

Nous prenons ensuite la direction de San Lorenzo del Escorial, nous suivons pour cela l’Itinéraire à travers la sierra de Guadarrama et le col de Navacerrada (1880m).

San Lorenzo del Escorial est situé à 1000m d’altitude, c’est un imposant monastère doublé d’un palais royal, il est devenu l’un des plus célèbres musées du pays. Il a été construit pour célébrer la bataille de Saint Quentin où l’ armée du roi de France fut battue par Phillipe II le jour de la saint Laurent (10/08/1557).

 

Sa construction (1563 à 1584) qui fut un record de réalisation pour l’époque explique son unité de style.

Nous prenons ensuite la route d’Avila et faisons halte pour la nuit dans une « aire récréative » pourvue de nombreux sentiers de découverte. Ces aires sont très nombreuses en Espagne et pour la plupart très bien équipées
( tables de pique-nique, BBq, point d’eau etc). 
Nous avons profité du calme de ces lieux et le matin nous sommes partis avec notre chien à la découverte de quelques sentiers.

  Avila, capitale provinciale la plus haute du pays (1127m) et ville natale de Sainte Thérèse est entourée de gigantesques murailles médiévales . 

 Sur la route de Salamanque, la plus belle vue s’offre du belvédère des Cuatro Postes.
 
Plusieurs portes permettent l’entrée dans la ville
 

 

La cathédrale édifiée sur plusieurs siècles ( XIe / XVIe ) dispose à l’intérieur de nombreuses oeuvres d’art et d’un beau rétable.

Les murailles édifiées en grande partie au XI e siècle sont dans un état de conservation remarquable. Elles forment un enclos de plus de 2500m ponctué de 90 tours.

En allant vers Tolède nous passons par le col del Pico d’où nous découvrons une suberbe voie romaine parfaitement conservée et visible sur plusieurs kilomètres. 
 

Nous passerons la nuit dans une clairière au dessus de Saint Martin de Valdeglesias

 Tolède, la ville entière est classée au patrimoine de l’humanité par l’Unesco !
 
 Après un tour de repérage, nous trouvons une place de parking ombragée en bordure du Tage, à proximité du pont d’Alcantara qui nous permet de démarrer la visite de la ville.
Des ruelles très escarpées, des escaliers sont au programme de la visite et nous permettent de découvrir cette ville magifique, très bien conservée, qui est un véritable musée à ciel ouvert.

Construite sur un promontoire naturel, cerné par le Tage, Tolède est la capitale de la Castilla y Mancha.

Après une entrée de style mudéjar, nous arrivons devant le musée de Santa Cruz, de style plateresque; c’est un ancien hopital-hospice crée par la reine Isabelle la Catholique qui fut terminé aux environs de 1524.

Un établissement bancaire s’est installé dans un superbe batiment mudéjar.

L’Alcazar, cette forteresse, qui fut une résidence impériale, abrite aujourd’hui un musée militaire et une blibliothèque. Ce monument en cours de restauration ne se visitait pas lors de notre passage.. 

Plazza del Ayuntamiento

 

Le cloître, d’une grande sobriété, comporte des fresques évoquant la vie des saints de Tolède.

 Aranjuez est située à égale distance de Tolède et de Madrid (50 kilomètres).
L’ancienne résidence des Bourbons au XVIII° siècle est une véritable oasis. Les grandes avenues qui longent palais et jardins offrent de belles promenades, nous comprenons pourquoi cette cité est très recherchée par les madrilènes.

Nous éprouvons nous aussi le besoin de faire une pause, nous choisissons pour cela le camping Soto del Castillo qui, d’après le guide, est situé dans une boucle du Tage et devrait nous offrir une halte agréable.
C’ est le seul camping que nous fréquentons au cours de ce voyage, rien à dire sur l’accueil et les sanitaires, dommage que la piscine soit déjà fermée, mais nous sommes fin septembre….
Vue partielle du Palacio Real et de la Casa de Oficio.
 
 

 

 

 

Plaza de la Mariblanca

Les jardins, les plans d’eau, les fontaines … 
Santiago Rusiñol (peintre et écrivain 1861-1931)

 

Joaquin Rodrigo (1902-1999) célèbre compositeur était devenu aveugle à l’âge de trois ans.
En 1927, il s’ était établi à Paris. A la fin de la guerre d’Espagne, il revint dans son pays où son
Concierto de Aranjuez pour guitare le rendit très célèbre.

L’interprétation de Miles Davis est mondialement reconnue.

 

 La route de Don Quichotte

 

Pour les 400 ans de l’oeuvre de Cervantès, l’office du tourisme espagnol a fait beaucoup d’efforts pour mettre en valeur le patrimoine de la Mancha.
Nous avons décidé de suivre la route « cervantine » pour nous remémorer quelques épisodes célèbres en suivant l’itinéraire de Don Quichotte et de son serviteur Sancho Pança.Consuegra est le départ de ce périple, la ville pittoresque est bien connue pour ses moulins à vent baptisés de noms tirés du roman.
La culture du safran participe à la célébrité de la cité qui organise, en octobre, une fête à l’occasion de sa récolte.
 
 Sur la colline qui domine la ville, un bel alignement de moulins fait suite à un château du XIII ième siècle.

Puerto Lapice

L’auberge où Don Quichotte aurait été fait chevalier par le tavernier qui l’avait pris pour un grand seigneur.


Salle de la Bodega

Immenses cuves à vin blanc


Une galerie 
entoure le Patio

Face à la Venta, un magasin est
joliment décoré d’azulejos

Campo de Criptana

 

 

C’est un petit village adossé à une colline couverte de moulins qui, dit-on, aurait inspiré, elle aussi, Cervantès.

Le sommet aride de la colline est pour nous une halte nocturne idéale.
Après une nuit très calme, le décor est toujours aussi superbe!

Les moulins et le village au soleil levant. C’est une halte comme nous les apprécions !! 
 

En poursuivant la route du « chevalier à la triste figure », nous apercevrons de nombreux vendangeurs au travail.

 A El Tobozo, c’ est Dulcinée qui est évoquée, c’est un charmant village de La Mancha qui a particulièrement bien conservé son cachet ancien.
La maison-musée de Dulcinea se visite. Une « dulce Ana » aurait inspiré Cervantes pour créer le personnage de la fiancée de Don Quichote. 
 

Le Centre Cervantino, près de l’église, abrite une bibliothèque contenant

plus de 450 éditions rares en 40 langues du célèbre roman, de nombreux

exemplaires sont dédicacés par des chefs d’états ou des célébrités.

 

Mota del Cuervo, notre dernier alignement de moulins sur un plateau de la Mancha,

Belmonte est un joli village fortifié dominé par un imposant château où Don Quichotte aurait triomphé du chevalier qui osa soutenir que sa Casildée était plus belle que Dulcinée…

 

 

Chateau de Belmonte
(XVe siècle)

Nous terminons ici notre itinéraire sur la route « cervantine ». 
 Nous arrivons à Cuenca sous l’orage, la vieille ville est accrochée sur un promontoire dominant les défilés du Jucar et du Huecar.
Remarquablement bien conservé, le centre historique est classé
au Patrimoine de l’humanité par l’Unesco.
De la route menant au parador s’offre une très belle vue de la vielle ville et sur las « casas colgadas ».
L’ impressionnante passerelle de San Pablo permet d’y d’accéder.
Les maisons suspendues datent du XIVième siècle, elles abritent un musée d’art abstrait et un restaurant. 
A une vingtaine de kilomètres de Cuenca, la fenêtre du diable est le nom donné à une ouverture percée dans la roche dominant les gorges du Jucar. 
Ciudad Encantada (ville enchantée).
 

C’est un ensemble chaotique dû à l’érosion des roches calcaires. c’est un parcours d’environ 1h30, très agréable où il est possible de reconnaître (avec parfois de l’imagination) une tête d’homme, un monument ou des animaux.(éléphant, otarie, chien…).

 

Depuis Cuenca, nous avons commencé notre remontée vers le nord, nous continuerons en direction de l’ Alto de la Vega pour y voir la source du Cuervo

 

 

Un sentier mène aux cascades, malheureusement la sécheresse qui sévit cet automne nous prive du spectacle de l’eau.

 

Nous suivons ensuite le Hoz de Beteta (défilé), au fond
duquel coule le rio Guadiela.

 Puis nous allons au couvent de San Miguel de las Victorias que nous avons aperçu de la route.
 

 

Superbes vues depuis la terrasse.

Un léger détour depuis Vadillos nous fait rejoindre la source Solan de Cabras, eau minérale très appréciée en Espagne.
 

Nous remplissons un jerrican, (cela ne peut pas nuire ! ) à la fontaine mise à la disposition du public.

Nous terminons ce voyage par la visite du Monastère de Piedra situé près de la ville de Calatayud en Aragon, véritable oasis au milieu de la plaine dégarnie, plusieurs hectares de forêt entourent le monastère
aujourd’hui transformé en hôtel. 
Le parc et les cascades alimentées par le rio Piedra constituent une visite des plus intéressantes, un moment très rafraîchissant bien qu’un peu sportif du fait de la dénivellation. 

Ce nouveau voyage en Espagne arrive à son terme, ce périple dans les provinces du Centre a répondu à nos attentes et nous a permis d’apprécier les sites tant architecturaux que naturels dont ce pays est si riche.

Pour nous camping caristes, l’ Espagne, en dehors des sites très à la mode, est une destination privilégiée qui nous permet de pratiquer facilement notre mode de loisirs, en toute sérénité, comme nous pouvions le réaliser en France avant la multiplication des interdictions spécifiques. 

FIN