Hongrie – 2007

Slovenie

Après Venise, nous traversons rapidement la Slovénie par l’autoroute pour nous retrouver à Ptuj pour une halte réparatrice.
Nous avons quelques difficultés à retrouver le camping car il y a de nombreux travaux autour des thermes, un grand complexe est en construction …
Le camping est toujours jumelé avec l’établissement thermal et dispose d’un accès direct. Nous profitons longuement des bienfaits de l’eau, à différentes températures, des piscines et des spas tant intérieurs qu’extérieurs.

 

 

 Les bains nous ayant ouvert l’appétit, nous améliorons l’ordinaire en faisant griller le poulet et miracle, sur la table, l’eau thermale s’est transformée en vin !

 

Hongrie

 

  Magyar Köztársaság, c’est-à-dire « le pays des Magyars ».

La république de Hongrie, pays d’Europe centrale d’une superficie de 93 030 km² est peuplée de plus de 10 000 000 d’habitants, elle est membre de L’ Union européenne depuis le 1er mai 2004.
Sa capitale, Budapest, compte 1 650 000 habitants.

 

De Ptuj, pour rejoindre Nagykanizsa, la route nous fait pénétrer en Croatie sur quelques kilomètres. Nous avons parcouru 1850 kms depuis Bordeaux quand nous entrons en Hongrie.

Nous prenons la direction du Kis Balaton afin de voir la réserve ornitologique située dans le parc national du Haut Balaton (Balaton Felvidéki Nemzeti Park).

L’île du Kanyavar ( Kanyavari Sziget ) est accessible aux visiteurs, nous y accèdons par un élégant pont aux arcades semi-circulaires en bois.

Un parcours bien fléché nous incite à en faire le tour.

 

     
 

La possibilité de passer la nuit sur le parking de l’ile nous ayant été refusée, nous avons trouvé le bivouac trois kilomètres plus loin près d’une autre entrée du parc.

 

 Nous découvrons ces originales constructions traditionnelles en bois que nous pensons pouvoir servir d’affût ou de refuge, mais également de réserve de bois de chauffage….

 

Lac Balaton

Après une très bonne nuit, nous arrivons à Keszthely.


Nous faisons quelques achats dans la rue principale piétonne après avoir trouvé un établissement acceptant de changer sans frais nos travellers-chèques en forints. Pour la première fois, alors que les euros sont échangés partout sans difficulté, nous avons eu l’idée « malheureuse » d’acheter des travellers-chèques dont le change nous a occasionné quelques démarches suplémentaires.

Le château des Festetics ( Festetics Kastely ) édifié au XVIII ième siècle n’appartient plus à la famille Festetics depuis 1945.
Il abrite actuellement une école de musique ainsi que des salles réservées à des réceptions officielles et à des concerts.

Nous prenons la route d’Heviz où un lac d’eau chaude aux vertus thérapeutiques fait le bonheur des curistes qui se baignent au milieu des nénuphars.
Nous ne ferons que l’apercevoir compte tenu de l’animation ce jour là, nous n’avons pu trouver une place pour garer le véhicule.

 

 

Avec quelques regrets, nous rejoignons Tapolca pour y voir « malom-to » (lac du moulin). Le centre de ce joli village s’articule autour d’un lac alimenté par des sources souterrainnes où de magnifiques carpes Koïs se développent en nombre, certaines atteignent la taille respectable de 70/80 cm.

   

Le lac Balaton, au coeur de la Transdanubie, d’une superficie de 598 km², est le plus grand lac d’Europe. A une centaine de kilomètres de Budapest, cette « mer hongroise » s’étirant sur 77 kilomètres de long est un lieu
de villégiature privilégié.

 

 

Les nombreuses plages qui bordent ce lac sont aménagées avec parkings et jeux pour enfants, c’est également un paradis pour les pêcheurs.

Hors saison, c’est pour nous la possibilité d’un bivouac très agréable.

La presqu’île de Tihany d’une longueur de 5 kilomètres semble vouloir rejoindre l’autre rive, elle offre, du belvédère situé près de l’église abbatiale à deux clochers, un magnifique point de vue sur le lac.

Le paprika séchant sur les façades nous rappelle Espelette et sa région.

Des maisons typiques rénovées abritent quelques commerces.

 

« Belso-to », petit lac inférieur dont le niveau se situe 25 m en dessous du lac Balaton nous a permis une balade très agréable où Tedzo a pu assouvir ses instincts de chasseur après avoir été fortement impressionné par les cornes d’ une superbe vache grise.

Il est 18 heures lorsque nous rejoignons le site de Gorsium, vestige d’une cité romaine, espérant passer la nuit sur le parking. Le gardien nous ayant refusé cette possibilité, nous sommes partis rechercher un bivouac plus accueillant.
A une dizaine de kms de là, n’ayant pas vu une barrière cachée par les arbres, nous nous engageons sur un chemin privé.
Très surpris, le gardien d’une ancienne ferme collective servant de dépôt de matériel nous interpelle. Avec les mains, nous lui faisons comprendre que nous cherchons juste la possibilité de passer la nuit. Avec son accord, nous nous installons entre les machines agricoles et de travaux publics. Le lendemain matin, en repartant, nous aurons, de plus, les salutations sympathiques de tout le personnel.

Nous revenons sur le site de Gorsium, en attendant l’ouverture, garés sur le parking, nous en profitons pour ramasser les noix tombées au sol.

 

Au premier siècle après J-C cette cité romaine devint le centre du gouvernement de la Pannonie inférieure. Les fouilles nous font découvrir le théâtre où 1200 spectateurs pouvaient prendre place, les rues commerçantes bordées de boutiques ainsi que les restes du palais du gouverneur dans un cadre de végétation méditerranéenne. 

La mise au jour des vestiges n’est pas encore terminée.

 

 

 

Vers le sud, sur la route de Pecs, nous ferons halte à Kakasd pour y admirer le porche, très joliment ouvragé, de cette église en bois

Pecs

Cette cité méridionale, au microclimat particulièrement doux, a eu une histoire compliquée. Elle compte actuellement 168 000 habitants.
Les différentes civilisations qui s’y sont succédées y ont laissés de nombreuses traces.

 

 

 

Cette fontaine, don de Vilmos Zsolnay en 1892 est recouverte d’émail d’éosine qui donne à la porcelaine un rare éclat bleuté changeant.

L’Office du tourisme est situé au rez de chaussée de cet imposant immeuble

Belvarosi templom


L’ancienne mosquée du pacha Ghazi Kassim transformée en église catholique compte parmi les symboles de la ville qui a été occupée pendant un siècle et demi par les ottomans.
La ville a été entièrement islamisée et a possédé jusqu’à 17 mosquées durant l’occupation turque.

Szechenyi ter est la place dominée par l’ancienne mosquée.

 

 

La Basilique Saint Pierre ( Szent Peter Székesegyhaz) a été utilisée part les turcs
comme mosquée.
Elle est flanquée de quatre tours d’angle, son aspect actuel date du XIX ième siècle.

 

Une agréable promenade en centre ville nous permet de voir : musées, bâtiments somptueux, jolies rues piétonnes, synagogue et églises, témoignages de son histoire riche et mouvementée.

 

Notre flanerie nous amène a la maison natale de Vasarely (n°3 kaptalan upca) aménagée en musée.

 

 

Gyozo Vasarhélyi plus connu sous le nom de Victor Vasarely a émigré en france en 1930 où il a réalisé une partie importante de son oeuvre.
Cette peinture a été baptisée, dès ses premières toiles et tapisseries, « Op’art » ( optical art ) car elle joue des formes géométriques pour créer des illusions d’optique.

 

 

En sortant, nous apercevons l’entrée du musée Zsolnay retraçant l’histoire de la manufacture de porcelaine éponyme. Ce musée regroupe de nombreuses oeuvres du célèbre céramiste qui a inventé l’émail d’éosine.

Nous quittons avec regret Pecs et faisons une halte sur la route pour voir le petit village de Zengovarkony qui a gardé toute son authenticité.

 

 

Le sympathique petit musée des Oeufs décorés.  

 

Chaque oeuf, peint ou ciselé est transformé en oeuvre d’art délicate par des mains anonymes.

 

La région centrale étant dotée de peu de ponts, il nous faut maintenant traverser le Danube grâce à un bac. Le niveau nous semble bien haut, effectivement, nous en avons la confirmation à l’embarcadère, la navigation est interrompue en attendant que le courant soit moins fort.
Nous sommes obligés de faire un long détour pour trouver un pont.

Kalocsa est la capitale du paprika cultivé dans la région sur plus de 3000 hectares. A cette saison, nous n’en verrons pas le séchage.

 

 

La ville est dotée d’une belle cathédrale et d’un palais épiscopal de style baroque.

 

 

 

Sa petite gare (Vasutallomas) dont les portes et fenêtres sont ornées de décorations florales, dégage un charme à la fois naïf et rétro.
Malheureusement, elle est en cours de réfection, nous devrons nous contenter de quelques photos extérieures.

 

 

Nous sommes vendredi, pour des raisons de facilité de circulation dans la capitale, nous préférons arriver à Budapest le samedi matin.
Nous ferons étape peu après Kecskemet.

Budapest, capitale de la Hongrie est surnommée « la perle du Danube ». La ville n’existe sous ce nom que depuis 1873. Elle s’étend de part et d’autre du fleuve mythique qui naît en Allemagne pour se jeter dans la Mer Noire après un parcours de 2800 kms. Sur la rive droite, Buda s’étage sur deux collines boisées tandis que sur la rive gauche, Pest s’étend à perte de vue sur une large plaine.
Budapest est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco pour le quartier du château de Buda et les rives du Danube.

 


A Buda, nous rejoignons directement la colline du château
où nous avons la chance de trouver une place de parking très centrale.
 

 

 Belles vues sur le Danube, les ponts et l’île Marguerite.

 

Au premier plan, Széchenyi-Lanchid
(le pont des Chaînes) qui fût le premier
pont 
à enjamber le Danube.

 

 

Sur la rive opposée, le Parlement a fière allure avec sa coupole de 96 mètres de haut.

 

 

La promenade sur les remparts nous fait découvrir les escaliers monumentaux, le Turul (emblème des tribus magyares) et le Palais Royal
(Budavari palota) de style classique qui abrite des musées et la Bibliothèque Nationale.

 

Devant le palais, la statue équestre d’Eugène de Savoie domine le fleuve,
à la tête des armées autrichiennes, il libéra la ville du joug ottoman
.

Nous poursuivons notre visite du quartier Varhegy en direction du Bastion des Pêcheurs, ensemble néoroman ressemblant à un château de conte de fées. Des tourelles symbolisent les sept tribus Magyares fondatrices.

Le café Dom, intégré au bastion, permet de faire une pause en ayant une vue particulièrement spectaculaire.

L’église Mathias aux tuiles vernissées est en cours de rénovation, nous n’avons pu la visiter.

 Devant l’église et le Bastion, une monumentale statue d’Etienne 1er,
premier roi de Hongrie canonisé en 1083.La colonne de la Trinité fut érigée au XVIII ième siècle par les survivants des épidémies de peste. En dehors des sites historiques, il est très agréable de se promener dans ce quartier et d’admirer les façades baroques aux teintes vives dans une atmosphère calme et reposante.
 

 

   

Gellerthegy (mont Gellert) est la seconde colline de la rive droite.
Elle est particulièrement boisée, son sommet est couronné par une citadelle construite en 1851. Un belvédère situé sur le chemin de ronde permet de profiter de vues particulièrement étendues, soit sur la colline du Château, soit sur le Danube, l’île Marguerite et Pest.

Une gigantesque statue de la Liberté de 14 mètres de haut a été érigée en 1947 pour commémorer la libération de la Hongrie par l’armée soviétique.

 

La statue de l’évêque Gellert entourée par une colonnade rappelle son martyre en 1046. Il a été précipité du haut du mont enfermé dans un tonneau par des païens opposés à la christianisation.
Canonisé en 1083, Saint Gellert est très honoré dans toute la Hongrie.

Nous effectuons par la suite une promenade en bateau jusqu’à l’île Marguerite pour avoir une vue plus globale des magnifiques bâtiments qui bordent le Danube.

Nous faisons une courte halte sur l’île Marguerite, longue de 2,5 kilomètres et large de 500 mètres. Poumon vert de la ville, elle est interdite à la circulation automobile.
Les budapestois y sont nombreux les week-ends : courir, faire du vélo en famille, bénéficier des piscines d’eau thermale ou de promenades dans les parcs aménagés sont des activités très prisées.

Nous voici sur la rive gauche pour visiter Pest.


L’élégante avenue Andrassy bordée d’arbres, de beaux immeubles et d’hôtels particuliers cossus, relie le centre de Pest à la place des Héros.

Cette place gigantesque est un lieu de rassemblement pour les manifestations et les célébrations de tout ordre.

Le monument du Millénaire qui commémore les mille ans de la conquête magyare fut inauguré en 1896. Une colonne centrale, haute de 36 mètres, porte l’archange Gabriel montrant la couronne hongroise et la croix apostolique.
Sur le piedestal, sept cavaliers : le prince magyare Arpad et les six autres chefs de tribus.

Sur les côtés de la place, on trouve le musée des Beaux Arts qui est un des plus riches d’Europe ainsi que le Palais des Arts qui accueille des expositions temporaires.

 

Le pays est très riche en sources chaudes aux vertus curatives du fait de sa formation géologique volcanique.
Connus depuis les Romains et développés par les Turcs, les bains thermaux sont une véritable institution dans toute la Hongrie.

Un agréable parc d’un kilomètre carré s’étend en arrière de la place des Héros, c’est le Varosliget ( Bois-de-Ville).

 

Les bains Széchenyi de style néo-baroque sont parmis les établissements thermaux les plus connus d’ Europe en particulier pour ces piscines extérieures où l’on peut voir les Budapestois lire le journal ou jouer aux échecs en toutes saisons.

A une quinzaine de kilomètres de Budapest se trouve le Szovorpark (Parc des statues) http://www.szoborpark.hu/index.php?Lang=fr ce site permet un dernier coup d’oeil derrière le rideau de fer. 

Les monuments gigantesques

de la dictature communiste

 

En 1994, la municipalité de Budapest a décidé
de regrouper dans ce parc toutes les statues communistes déboulonnées après les évènements de 1989.

 

Nous nous sommes placés à côté de ces statues colossales pour donner une idée de leur taille.

 

 

 

Françoise n’a pas résisté au plaisir de la conduite d’une Traban ! Elles se font aujourd’hui très rares …

En fin d’après midi nous partons vers le nord voir Dunakanyar (la courbe du Danube). 

 

Du château Fort de Visegrad nous avons une vue spectaculaire sur le site, mais contrariée par le soleil couchant de face.

 

Ce soir, un grand parking en bordure du Danube nous offre un bivouac très agréable. Cela nous permet de voir le trafic sur le fleuve et le soleil qui disparaît derrière les hauteurs de la Slovaquie.

Nous revenons vers Budapest pour visiter le joli village de Szentendre, où de nombreux artistes ont élu domicile. Il est surnommé   » le barbison hongrois « .

     
       

 

 

 

De très nombreux commerces et restaurants accueillent les visiteurs. Nous y effectuons quelques achats.dont une broderie traditionnellle dans une boutique spécialisée où nous avons eu la chance de rencontrer une vendeuse parlant un peu le français.

Au nord-est de Budapest dans le massif du Cserhat se trouve Holloko, c’est le premier village a être classé au patrimoine mondial de l’Unesco (1987). Il est peuplé par une minorité d’origine slovaque appelée Paloc qui a conservé très longtemps des traditions et une architecture particulières. Les maisons sont soumises à des règles très strictes lorsqu’une rénovation s’impose.
Malgré son authenticité et son homogénéité, nous avons trouvé ce petit village un peu endormi. L’achat de maisons comme résidences secondaires ne fait-il pas perdre peu à peu le maintien de la vie d’autrefois qui le caractérisait ? 

 


Un potier local offre des productions originales.

La route d’Eger serpente au milieu des collines boisées puis des vignobles. Cette ville de 65 000 habitants est très animée, pour la première fois nous éprouvons quelques difficultés à trouver un bivouac.
Cette région est connue pour ses vins , nous vous recommandons (avec modération) l’egri bikavér ou sang de taureau.

 

 

Sur Dobo Istvan ter (la place Dobo Istvan), Minorita templom (église des Frères mineurs)
est enchassée dans les façades des immeubles, c’est un bel exemple de d’art baroque.

 

 

Sur cette place principale, au premier plan la statue de Dobo Istvan, libérateur des Turcs et en arrière les vestiges du château.
Seul monument bien conservé de la domination turque, à laquelle la population résista vaillemment, ce minaret de 40 mètres de haut est le point septentrional de cette occupation en Europe.

 

 


Megyehaza
( maison du département ) dont le batiment date des années 1750, est célèbre pour ses grilles en fer forgé très ouvragées, typiques de la ferronnerie hongroise.

 

 

 

Erseki Foszekesegyhaz la basilique est une énorme bâtisse néo-classique à laquelle on accède par un escalier monumental bordé de statues.

 

 

 

En face, le licéum (lycée archiépiscopal) est célèbre pour sa bibliothèque.
Sa particularité est d’avoir été un temps nommé lycée Ho Chi Minh !

 

 

Ferences templom, l’église des Franciscains de
style baroque est construite sur les restes
d’une mosquée turque..

 

Nous rejoignons notre véhicule en longeant de jolies rues piétonnes.

 

Au sud et à l’est du pays s’étend à perte de vue la grande plaine appelée « puszta ». Le parc nationnal de l’Hortobagy (Hortobagyi Nemzeti Park), d’une surface de 80 000 hectares, est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1999 pour ses espaces naturels protégés.

 

Kilenclyuku hid (pont à neuf trous)

Nous arrivons au village d’Hortobagy situé au centre de ce parc par un pont en pierre, symbole de la puszta humide. C’est le plus connu de Hongrie pour ses 9 arches.
Le village de 2000 habitants vit essentiellement de l’élevage et du tourisme.

Nous nous installons au Puszta Kemping très bien situé où l’accueil chaleureux compense largement la rusticité des équipements.

L’eau chaude souterraine est captée, elle alimente aussi bien les douches, les lavabos que les radiateurs.

 

 

Il n’y a qu’à sortir du camping-car pour apprécier le lever du soleil sur la Puszta qui se pare de couleurs chatoyantes.

 

Lorsque nous nous rendons au musée des bergers, Tedzo a eu la joie de rencontrer un de ses congénères

 

Nous avons particulièrement apprécié la csarda d’Hortobagy (auberge traditionnelle). La nourriture, les vins sont variés et excellents, de plus les prix y sont très corrects.
L’orchestre tzigane accompagne très agréablement les repas.

 

A 2 kilomètres du village, le centre d’élevage de Mata accueille encore les visiteurs en cette période. Nous partons en calèche tirée par deux chevaux en compagnie d’une dizaine d’allemands. Une sympatique guide très souriante mais ne parlant pas français nous commenta un peu la visite en anglais.
Les premiers troupeaux que nous voyons sont ceux de moutons « racka », race d’origine hongroise aux cornes en tire-bouchon et aux longs poils avec lesquels on fait du feutre et des tapis.

Les bovins gris hongrois sont caractérisés par des cornes immenses, ils restent dans les paturages d’avril à octobre où ils sont gardés par les csikos (cow-boys hongrois) accompagnés de leurs chiens réputés pour leur rapidité (puli).

 

Ces cavaliers gardent bien vivante la tradition du spectacle équestre et participe à des concours lors des fêtes organisées durant l’été.
Les csikos de Mata portent tous le même costume ancestral avec chapeau de feutre, bottes et large jupe-culotte de couleur bleue.
Les chevaux sont de race Nonius, très bons chevaux de selle, particulièrement endurants.

 

La figure la plus emblématique est la « puszta cinq », attelage à 5 chevaux au galop, où le cavalier se tient debout sur les deux chevaux placés à l’arrière. Elle nécessite beaucoup d’entrainement.

 


Au claquement du fouet, le cheval dressé se couche sur le côté et reste immobile.
Françoise est bien montée sur un nonius mais elle n’a pas désiré s’essayer à la « puszta cinq » …

 

 

Les porcs à laine (mangalica) sont issus d’une race primitive, les porcelets naissent rayés comme des marcassins.

 

 

Ce site explique les traditions de cette région :http://www.participez.com/reportage.php?id=237 

 

Nous quittons à regrets Mata et la grande plaine avec ce magnifique couché de soleil sur la puszta.

 

Un bac nous fera traverser la rivière Tisza pour arriver à Tokaj dont la réputation de qualité de ses vins n’est plus à faire.

Cette région, inscrite au patrimoine de l’Unesco en 2002, compte 6000 hectares de vignes et de nombreux crus. Le vignoble s’étage sur les collines très ensoleillées du massif du zemplén.

 

Le vin mondialement connu est le Tokaji Aszu. Il est à l’origine de tous les grands vins liquoreux grâce à la découverte du secret du botrytis, cette pourriture noble qui, en asséchant le raisin, concentre les sucres.
L’Aszu est une vendange tardive avec la sélection des grains « botrytisés » déposés dans des hottes calibrées (puttonyos) de 28 à 30 litres.
Ce raisin exprime sous son propre poids un premier jus qui constitue « l’essence de aszu » qui est ajouté au tonneau de vin de 136 litres.
Le chiffre inscrit sur la bouteille va de 3 à 6 et correspond au nombre de puttonyos rajoutés au tonneau, plus le chiffre est élevé, plus le vin est liquoreux et cher. Pour être mis en vente, le vin doit avoir vieilli au moins quatre ans.
Louis XIV appréciait tout particulièrement ce vin et l’avait baptisé : » roi des vins et vin des rois » cette maxime est inscrite en latin sur toutes les bouteilles d’Aszu « vinum regum rex vinorum ».

Charmant petit village où les visiteurs qui se plient au rituel de la dégustation des différents vins éprouvent parfois des difficultés à sortir de la cave !!! Par contre, à la fontaine, ce n’est pas du vin de Tokaj qui coule, comme semblerait l’indiquer la statue bacchanale, mais bien de l’eau. 

 

Malgré l’obstacle de la langue, (le Hongrois est une des langues les plus complexes au monde), nous avons découvert un pays accueillant et riche de traditions.

 

Fin

 

En route vers la Slovaquie: http://errances.eu/voyages/slovaquie-2007/