Balade en Aquitaine (Paques 2004)

C’est à Saint Macaire, cité médiévale qu’a été fixé le rendez vous avec nos compagnons de route (Maîté et Patrick) pour cette balade avec, comme toile de fond, les bastides et moulins de la vallée du Drot ou Dropt, vous rencontrerez en effet les deux orthographes .La forme Dropt serait apparue au 18ème siècle, à la suite, semble t’il, d’un lapsus calami commis dans la rédaction d’un acte administratif.

 

 

Nous en suivrons le cours, d’une longueur de 130 kilomètres et s’étendant sur trois départements aquitains: Gironde, Lot et Garonne et Dordogne. Il prend sa source près de Monpazier pour se jeter dans la Garonne à Caudrot, petit bourg situé à 7 km au sud est de Saint Macaire sur la rive droite de la Garonne. Nous sommes dans l’Entre Deux Mers.

Nous commencerons donc notre balade par le tour de la ville de Saint Macaire dont le nom vient de celui d’ un saint homme grec appelé Makarios.

 

Demeures des 15 et 16è siècles entourant la place du Mercadiou et le Musée de la poste
établi dans l’ancien relais.

             

L’Eglise Saint Sauveur possède des peintures murales de la fin du Moyen-Age ornant les voûtes du coeur.

                              
 

Le moulin de Loubens:
La route suivant le Dropt nous réserve de belles surprises, nous avons admiré ce moulin dans son ilot de verdure.

Nous rejoindrons ensuite Castelmoron-d’Albret, le plus petit village de France si charmant.
Bâtie sur un pic rocheux, la cité fortifiée classée au rang des villages de caractère de Gironde, offre un bel ensemble médiéval : remparts, maisons anciennes, tour de château et porte d’entrée.


Ce village a su conserver son authenticité, nous y ferons une promenade très agréable.

            

 

 

 

 

Au pied du village nous pouvons voir l’émergeance d’une rivière souterraine.

 

 

 

Comme en Alsace avec les crêches, quelques habitants décorent leurs fenêtres pour Pâques.

 

Charly a rencontré un clone.

 

 

 Il doit faire bon l’été sous cet arbre.

 

L’ Abbaye bénédictine de Saint Ferme à été érigée par les moines au XI siècle et fortifiée pendant la guerre de 100ans.
Elle comporte une église abbatiale et des batiments conventuels, c’était une halte importante pour les pèlerins de Compostelle.

 

 

La bastide de Monségur a été fondée en 1265, c’est la seule bastide en Gironde
à être sur une colline. Elle domine la vallée du Drot. Ce jeune homme indique le sens
de la visite, un chemin de ronde offre une très belle vue sur la vallée.

 

 

La bastide s’organise traditionnellement autour d’une place centrale bordée de
couverts et d’arcades . Le quadrillage octogonal des rues est adapté à la topographie
du terrain.

 

Monségur possède en outre une très belle halle métallique sur la place principale construite au XIX ième siècle.

Nous arrivons au château de Duras, si vous arrivez trop tard comme nous pour la visite, cliquez sur ce lien pour en faire une visite virtuelle: http://www.chateau-de-duras.com/index.htm

Marguerite Donnadieu dite Duras...Dès 1943,

Marguerite témoigne de son attachement à la terre paternelle, en choisissant comme pseudonyme le nom de Duras pour son premier roman « Les impudents ». Le cadre de ce récit se situe dans la région, on retrouve la propriété du père, les paysages du Lot-et-Garonne, la rivière Le Dropt, de même dans « La vie tranquille » écrit en 1944.

         
Ci-dessus, vitraux de l’église Sainte Madeleine.

Nous voici à l’Allemans du Dropt, la nuit tombant vite à Pâques, il nous faut penser à trouver notre halte pour la nuit.
Alors que nous passons devant le camping situé en bordure du Dropt, le gardien prénommé Zorro, tout heureux de voir du monde, nous en ouvrira les portes.
Nous serons les seuls sur ce terrain, toilettes et douches chaudes à volonté pour 9 euros pour nous quatre, nos deux animaux et nos véhicules ; que rêver de mieux !

 

       

Après une très bonne nuit, nous sommes prêts à visiter le village et l’église Sainte-Eutrope connue pour ses magnifiques fresques du XV ième siècle mais aussi pour ses messes en musique et chantées, certains pratiquants viennent de très loin pour assister aux cérémonies.

 

 

 

Nous en aurons la preuve le dimanche matin, visitant le village peu avant l’heure de la cérémonie, les voitures arrivent de partout, heureusement, sur les conseils de Zorro, nous avons laissé nos véhicules au camping.

       

Saint Michel terrasse le démon: un ange entraine une âme vers le ciel, les démons s’emparent de celles qui sont condamnées aux enfers.

 

Le Christ jugeant le monde entouré de la vierge et de St Jean qui intercèdent pour les humains.

La Résurrection, le Christ est debout dans son cercueil, les soldats sont en armures du Moyen-Age.

Représentation de l’ Enfer, les démons emportent les damnés pour les jeter dans la gueule du Léviathan ou les faire cuire.

 

Une légère brûme nous entoure ce matin, nous traversons des prunelaies à perte de vue en fleurs, ces arbres donneront la prune d’ente avec laquelle est fait le pruneau d’Agen.

 

La Halle de Monteton domine la vallée, dommage qu ‘une légère brûme atténue les contrastes.

 

 

Eglise du XII siècle de Monteton,  »
Un bijou de l’art roman ».

A chaque virage ou dans chaque village, une surprise nous attend, témoins ce pigeonnier octogonal ou ce pont médiéval de La Sauvetat sur Dropt développant 23 arches.

          

Eymet est surtout connu pour ses conserveries fines, c’est aussi une bastide qui a été fondée en 1271 dans une boucle du Dropt.

 

Au loin, après le parc, le seul vestige du chateau est cette tour du XIV ième siècle.

 

 

La fontaine au centre de la place est du XVIIième,
il est dommage que les voitures puissent y accéder.

 

 

 

 

La place a conservé ses arcades ou cornières et des maisons anciennes aux façades de pierre ou à pans de bois, certaines
sont percées de fenêtres à meneaux.

      
 

 

La place centale de Castillonès est envahie par une brocante, nous ne nous y attarderons pas, Maïté et Patrick admirent la vue sur la vallée.

     

La Bastide de Villeréal à été fondée en 1269, elle possède une halle à étage du XIV ième siècle supportée par des piliers en chêne d’une remarquable conservation pour leur âge vénérable.

       

 

 

 

L’église fortifiée a deux beffrois, elle date
du XIII siècle.

Château de Biron

Son histoire est liée à la grandeur et à la puissance d’une famille, les Gontaut-Biron, qui posséda le fief durant huit cents ans. De cette incroyable juxtaposition de bâtiments résulte un ensemble architectural exceptionnel, d’un attrait tout particulier.

Siège de l’une des quatre baronnies du Périgord, le château de Biron occupe une position stratégique à la lisière du Périgord et de l’Agenais.

Quatorze générations de Gontaut- Biron se succédèrent du XII ième au XX ième siècles. Ils transformèrent le chateau médiéval en une belle demeure Renaissance.

Voir le site qui lui est consacré : http://www.sigoules.com/visiter/chateaux/biron.htm

 

       

Promenade dans le village, vues d’une façade décorée essentiellement de cactées et de succulentes.

On peut voir à Biron, le Logis de Bernard Palissy , célèbre céramiste et potier qui consacra vingt années de sa vie à découvrir le secret des émaux, tout en subsistant grâce à son activité d’arpenteur-géomètre.

 

     

La Bastide de Monpazier


Créée en 1284, sous le règne du roi d’Angleterre Edouard 1er, Monpazier est considérée comme étant la bastide modèle parmi les 300 bastides du Grand Sud Ouest. Son plan rectangulaire parfait se développe autour de la place des Cornières entourée de maisons construites entre le XIII ème siècle et le XVII ème siècle.
Huit fois centenaire, la bastide anglaise de Monpazier a conservé son caractère d’origine malgré les vicissitudes du temps, la guerre de 100 ans et les guerres de religions.

 

En 1991, elle a été élevée au rang de  » Grand Site National  » (avec Capdrot et Biron) permettant de préserver et de mettre en valeur ce patrimoine architectural unique.
Monpazier, fait partie des plus beaux villages de France, elle dispose de 32 immeubles classés « Monuments historiques ».

      

Les voitures sont interdites sur cette place, ce qui la rend encore plus belle et plus conviviale, admirez les angles, chaque maison semble s’appuyer sur l’autre.
Au moment de la floraison des rosiers grimpants, la place des Cornières doit être particulièrement superbe. De nombreux artisans et artistes apprécient le charme de cette bastide.

             
           
 

 

 

La fontaine des amours et le lavoir

      

Notre dernier repas pris en commun tout près de la source du Dropt que je n’ai pas vue, Maïté et Patrick, l’ont-ils trouvée ?



Allez voir leur reportage: http://perso.wanadoo.fr/pl65/

Voir aussi, l’annuaire de sites consacrés au Dropt: http://www.valleedudropt.com/p8.php3

FIN