Portugal 2008

Le Portugal a une superficie de 92000 Km² (1/6e de celle de la France). Sa population approche les 11 millions d’habitants.
Ce pays a adhéré à l’ Union Européenne en 1986, après avoir connu une dictature de près de 50ans dont il s’est libéré lors de la Révolution des Oeillets le 25 avril 1974.
Sa capitale est Lisbonne dont l’agglomération totalise près de 2 millions d’habitants.


En 1980, alors que nous n’étions pas encore « camping-caristes », c’est en voiture que nous avons apprécié la diversité de ses paysages, la richesse de son patrimoine et l’accueil des portugais.
L ‘idée de voir l’évolution de ce pays nous y ramène 28 ans après, le camping-car offrant la facilité de découvrir les petits villages et l’intérieur du pays non visités lors de notre précédent voyage.

 

 

Nous pénétrons au Portugal par Miranda Do Douro avec l’objectif de suivre la vallée du rio Douro mondialement connue pour ses vins.

Les paysages du Haut Douro sont très pittoresques, les vignes à flanc de coteaux suivent les méandres du fleuve et sont parfois en concurence avec les oliviers, les amandiers et les figues de Barbarie.

 

Castelo Rodrigo est un très beau village en cours de réhabilitation. 

     
 

L’aire de services de Freixo de Numao plus connue sous le nom de « aire JP. Rossi » nous accueille.
Francisco Antonio viendra nous faire déguster ses produits, nous y avons passé une soirée très sympathique.

Le lendemain nous nous rendons au centre de réception de Castelo Melhor afin de visiter un des sites archéologiques majeurs du paléolithique.
C’est en 4X4 sur une piste étroite offrant des paysages magnifiques que nous arrivons au bord de la rivière Coa, affluent du Douro, sous un soleil de plomb pour découvrir des gravures rupestres de plein air datant de 20 000 ans avant notre ère représentant des chevaux, des aurochs, des bouquetins dont les dessins se superposent souvent. http://www1.ci.uc.pt/fozcoa/fr.gravuras.html
La construction d’ un barrage a bien failli engloutir à jamais ces témoignages de la présence humaine. Ce parc archéolgique de la vallée du Côa a été inscrit au patrtimoine mondial de l’Unesco en 1998.

   


Alors que nous reprenons la route des vignobles, d’autres ont choisi la
voie fluviale.

Le travail de la vigne donne un relief unique à cette vallée.

Solar de Mateus
Ce manoir des comtes de Vila Réal est un bijou de l’architecture baroque, édifié au début du 18e siècle, il est encadré par de magnifiques jardins.

 

 

Bref passage à Porto très animé en ce dimanche après midi.

 

Après Ovar, la plage de Furadouro nous permet un bivouac très agréable après le départ des baigneurs et des amateurs de sports nautiques.

Le lendemain matin, nous suivons la lagune pour arriver à Aveiro célèbre pour ses canaux et ses barques colorées typiques

Les barques à la proue très recourbée sont peintes de motifs naïfs.

 

 

 

Le sel récolté dans les marais salants tout proches est stocké dans les hangars en bois, certains ont été transformés en restaurants, Le Sal Poente est une très bonne adresse

 

 

La gare d’Aveiro offre de superbes panneaux d’azulejos représentant des monuments locaux ainsi que des métiers et costumes traditionnels.

La forêt de Buçaco est notre prochaine étape, nous passerons la nuit sur le parking situé juste avant le Palace Hôtel. Cet hôtel, à la décoration exubérante, est un ancien pavillon de chasse construit à la fin du 19e siècle.

La forêt primitive bien protégée dès le 6ème siècle a été entretenue et plantée de nouvelles espèces par les moines au cours des siècles suivants. 

La Vallée des Fougères et la Fontaine Froide avec son escaliers de 144 marches offrent une promenade très agréable.

Un arrêt à Coimbra le long du Mondego nous permet de revoir le panorama sur la cité historique et sa célèbre université datant du 16e siècle.

A une quinzaine de kilomètres au sud de Coimbra nous visitons Conimbriga, ancienne cité romaine, dont les ruines sont célèbres pour ses mosaïques et sa  » Maison de jeux d’eau  » .

Nous pensions faire étape à l’aire de services près du Monastère de Batalha, trouvant celle-ci saturée, nous nous sommes installés sur un parking à proximité.

Nous avons profité de la soirée pour faire une promenade et revoir ce magnifique ensemble architectural inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.
La construction d’abord gothique se termina presque un siècle plus tard avec des apports de style manuélien. 


Grâce au connétable Nuno Alvares Pereira (glorifié par sa statue équestre) le Portugal a gagné son indépendance en 1385.
Le roi du Portugal avait fait le voeu de faire édifier un monastère en l’honneur de la Vierge s’il sortait victorieux de la bataille contre le roi de Castille alors que ses troupes étaient en infériorité.

Alcobaça

Le monastère de Santa Maria est une des plus belles abbayes cisterciennes du Moyen-Age inscrit, lui aussi au patrimoine mondiale de l’Unesco.
L’église est la plus vaste et la plus haute du Portugal, sa nef est magnifique dans sa sobriété.
 

Dans les transepts, les tombeaux du roi Pedro 1er et de Inès de Castro sont des chefs d’oeuvre de la sculpture gothique flamboyante du 14e siècle.

Lorsque le roi Pedro 1er accède au pouvoir, il aurait fait exhumer le cadavre d’Ines et contraint les nobles du royaume qui l’avait faite assassiner a baiser sa main décomposée.
Les chiens à visage humain supportant le tombeau de la reine sont des représentations de ses assassins.
Cette dramatique aventure est le sujet de la pièce de théatre
 » la Reine morte  » d’Henry de Montherlant.

Un intéressant jugement dernier orne la face située au pied du gisant où les damnés sont précipités dans la gueule d’un monstre symbolisant l’enfer.

La Salle des Rois présente des statues des monarques portuguais réalisées par les moines et une frise d’azulejos illustrant la fondation du monastère.

Le cloître du Silence est d’une grande sobriété, la partie supérieure fut ajoutée pendant la période manuéline.

La cuisine haute de 18 mètres est impressionnante avec ses gigantesques cheminées et ses aménagements au dessus de la rivière pour bénéficier de l’eau courante.

Nazaré
Même en juin, nous avons eu des difficultés de stationnement dans la ville basse, seul le Sitio nous a permis de faire quelques photos. La grande plage de Nazaré a perdu de son authenticité depuis notre dernier séjour comme le montrent nos photos sépia de 1980. La pêche traditionnelle semble avoir disparu de cette magnifique plage, elle est maintenant totalement dédiée au tourisme .

 

 

Obidos

N
ous avions gardé un excellent souvenir de notre précédente visite de cette petite ville étonnament bien préservée.
28 ans plus tard, la cité fortifiée est toujours bien conservée à l’abri de ses murailles où il fait bon se promener pour apprécier ses monuments, ses maisons blanches réhaussées de bleu ou de jaune et ses cascades de fleurs.

 

 

       
       

Peniche et le Cap Carvoeiro
Peniche est le second port de pêche du Portugal, il est situé à l’entrée d’ une presqu’île longue de 3 kilomètres qui se termine au cap Carvoeiro.

 

La côte très rocheuse est battue par les vents, le
parking du phare nous a offert une étape très pittoresque.

 

La chapelle de Nossa Senhora dos Remedios dont l’intérieur est revêtu de beaux azulejos.

Nous poursuivons le tour de la presqu’ile qui nous réserve quelques belles vues.

Cabo Da Roca est la pointe la plus occidentale du continent européen, la Serra de Sintra se termine par une falaise abrupte qui surplombe l’océan de près de 140 mètres.

 

 

 La chaleur nous fait préférer une promenade dans la forêt de la Serra de Sintra pour trouver un peu de fraicheur.
Notre étape nocturne se fait à Peninha à 486 mètres d’altitude pour voir l’ermitage et la chapelle. Belle vue panoramique sur les plages.

 

 

Après une traversée rapide de la station balnéaire d’Estoril où nous n’avons pu trouver de place de parking, nous jetons un rapide coup d’oeil sur le circuit automobile bien connu.

Nous arrivons à Lisbonne que nous traversons pour rejoindre la rive gauche.

Cristo Rei

Cette statut du Christ Roi domine le Tage de ses 110mètres et offre un superbe panorama sur l’estuaire et les vieux quartiers de Lisbonne, de la tour de Belem à l’Alfama.
Elle fut érigée en 1959 sur le modèle de celle de Rio de Janeiro pour remercier Dieu d’avoir épargné le Portugal pendant la seconde guerre mondiale.

 

 

Le pont Salazar inauguré en 1966 fut rebatisé pont du 25 avril après la Révolution
des Oeillets de 1974. D’une longueur de 2278m il est suspendu à 70 m au dessus
des eaux, sous le tablier routier une voie ferrée a été inaugurée en juillet 1999.

 

Nous descendons vers le sud et faisons halte à Vila Nova de Milfontes, coquette station balnéaire où nous voyons l’embouchure du rio Mira et les longues plages de sable fin.

 

 

 

Une halte au camping Milfontes (qui accepte les chiens) nous a permi de nous relaxer sous les ombrages d’eucalyptus d’un âge vénérable.

La route ombragée qui traverse le parc naturel du sud-ouest Alentejo et la côte Vicentina nous amène au Cap Saint Vincent et à la ponta de Sagres.
Ce bout du monde situé a l’extrémité sud ouest du Portugal offre deux pointes rocheuses tombant à pic dans l’océan et présentant d’impressionants escarpements.

 

 

Port de Pêche de Sagres

Le site marin de Ponta da Piedade, à trois kilomètres de Lagos, est connu pour ses rochers aux formes tourmentées où se nichent des grottes marines auxquelles il est possible d’accéder en bateau.

La chaleur étouffante sur la côte, nous fait, à Portimao, choisir la route de la Serra de Monchique à la recherche d’un peu de fraicheur.

Nous découvrons sur cette route l’aire de services de  » Caldas de Monchique « .
Dans un magnifique décor, tous les services y compris la piscine pour 12 € 50.
De plus, l’accueil d’Antonio qui à vécu en France est très sympathique.

Après un bref passage à Armaçao puis à Albufeira où le stationnement est également bien difficile, nous nous rendons à Faro. Nous avons visité la vielle ville qui ne manque pas de pittoresque.
A la  » Taverna Modesta  » nous avons dégusté d’excellents poissons grillés en plein air pour un prix très léger.

 

 Il est posssible de qualifier Evora de ville-musée, inscrite au patrimoine mondial de l’ Unesco, elle est très bien conservée à l’abri de ses remparts médiévaux. Une promenade nous permet de voir les principaux monuments, le temple romain dit de Diane, la cathédrale, la place Giraldo et l’université.

Ancienne université jésuite, cet établissement accueille environ 8000 étudiants, toutes les disciplines y sont enseignées sauf la médecine et le droit.

Une étudiante du  » temps libre » semble préférer admirer le décor plutôt que d’être en cours…

L’église Nossa Senhora da Graça, de style renaissance italienne, a la particularité de présenter quatre géants de pierre surmontés de globe terrestre assis au bord de la corniche.

 

 

L’église Sao Francisco du début du 16e siècle est surtout célèbre par sa Chapelle des Os (Capela dos Ossos).

 

 

 

Cette impressionnante chapelle fut construite par des frères franciscains pour inciter à la méditation.

Les ossements et les crânes de 5000 personnes couvrent les murs et les piliers.

Une inscription à l’entrée incite le visiteur à l’ introspection:

 » nous, os qui sommes ici, attendons les vôtres » .

 

 Nous prenons la route du retour vers l’Espagne en faisant une halte à Evoramonte et admirer son château ceinturé de cordages formant des noeuds au centre des façades.

Belle vue depuis le château sur la campagne plantée d’oliviers de l’Alentejo.

A Elvas, nous admirons l’aqueduc de Amoreira dont la construction se prolongea tout le 16e siècle. Long de 7,5 kilomètres il comprend plus de 800 arches et alimente encore la ville en eau.

 

 

 

 

Une statue récente à la gloire des pompiers rappelle leur rôle lors des grands incendies dont le Portugal a été victime ces derniers étés.

Nous quittons le Portugal avec regrets pour la beauté de ses sites et l’accueil toujours aussis chaleureux de ses habitants. Par contre le développement du réseau routier, bien nécessaire, a rendu les routes du pays moins pittoresques,  » adieu petites fontaines et chaussées ombragées « .

Un dernier bivouac en Espagne au bord d’un lac de barrage avant notre retour en France.

 

FIN