Québec – Lac Saint Jean (1981)

 

 

 

Nous avons choisi Air Canada pour rejoindre la belle Province,  » Le Québec «  .
C’est mon premier voyage au Québec, le deuxième pour mon épouse, son frère
y est intallé depuis 1967.
Nous atterrissons à l’aéroport de Mirabel, en milieu d’après-midi pour une visite de trois semaines. Les différentes formalitées effectuées, une heure de route nous sépare encore de Montréal.L’été indien vient de commencer, les couleurs automnales de la forêt sont flamboyantes.

 

 

C’ est une ville moderne, construite sur une île d’environ 50 kms de long.
Gratte-ciel, neufs et anciens s’y cotoient, la population de près de 3 millions d’ habitants y est fortement multiraciale. Un métro, silencieux et moderne permet de s’y déplacer très facilement.
Celui-ci communique, à certains endroits, avec la ville dite souterraine, mais parfois simplement couverte par d’immenses verrières. Des dizaines de kilomètres de galeries permettent de rejoindre cinémas, hôtels, immeubles d’affaires, centres commerciaux etc. sans mettre le nez à l’extérieur,
ce qui est bien appréciable pendant le rude hiver québécois.

 

 

Le Mont royal 

situé au centre de l’ile, c’est un immense parc dominé par une terrasse et un chalet d’où on profite de très belles vues sur la ville et le Saint Laurent.

 Nous redescendrons en direction du parc olympique construit pour les jeux de 1976, la tour devant tenir le chapiteau du stade, d’après les plans de l’architecte français « Roger Tallibert », est toujours en travaux. Nous visiterons la piscine ,
le stade, les logements des athlètes qui ,depuis, ont été transformés en appartements.

Tout proche et à ne pas manquer le Jardin Botanique, d’une superficie de 73ha. Celui-ci offre suivant les saisons, différentes aspects de la végétation québécoise et exotique.
Les écureuils sont de la partie, ils ne vous lachent pas, quémandant les cacahuettes vendues à l’entrée du parc que vous avez, bien sûr, achetées. 

 

 

De magnifiques serres abritent les plantes de climat aride ou tropical.

Les collections de plantes carnivores et de cactus sont impressionnantes.

Des maisons victoriennes aux gratte-ciel audacieux…

 
Des murs peints qui nous ont bien plu:

Nous reviendrons vers le port et le vieux montréal, les anciens entrepôts y sont restaurés et deviennent des lieux très animés pour commerces, et restaurants. La place Jacques Cartier regroupent terrasses de café et boutiques artisanales.

L e métro passe sous le Saint Laurent et rejoint l’ile Notre Dame, où, l’an dernier, ont été présentées les floralies internationales.
Il s’y déroule aussi, chaque année, le grand prix du Canada. Nous en ferons le tour en petit train, c’est moins rapide mais cela nous laissera le temps d’admirer le décor et en particulier les pavillons conservés après l’exposition universelle.

 

Nous avons loué un mini Camper afin d’être plus autonomes dans nos déplacements,
il s’agit d’un Transporter Westfalia. Ce petit véhicule dont le confort était un peu spartiate
se révélera être une formule parfaitement adaptée, seul inconvénient, le chauffage, ( un système par minuterie) un peu juste compte tenu de la période.
C’est notre première expérience du camping-car, tellement concluante que le goût pour le cc. ne nous a plus quitté.

 

Le lundi après midi, nous récupérons le véhicule et passons chez le beau frère prendre quelques affaires afin de parfaire l’équipement.
En échange, nous lui laissons sacs et valises vides et prenons la route de Québec. Sortis de Montréal par l’autoroute, nous cherchons à rejoindre très rapidement la route de la côte nord, afin de longer le Saint Laurent.Nous trouverons un coin très agréable dans une érablière pour passer notre première soirée et nuit en camping-car.

 

 

 

 

 

Trois Rivières et ses usines
de pâte à papier.

 

 

Nous ferons un crochet par Shawinigan pour voir les chutes sur la rivière saint Maurice.
Spectaculaire entonnoir où l’eau se déverse de tous cotés, nous ne sommes qu’en septembre, le spectacle doit être grandiose à la fonte des neiges.

 

 

Nous reprenons la route de Québec, je crois que c’est la seule ville fortifiée du continent nord américain.

Québec : nous nous garons sur le port et partons à pieds à la découverte de la ville basse, promenade très agréable.
Nous repérons le restaurant que mon beau frère nous a indiqué (bonne adresse en 1981, mais je suis pas sûr que cela vous serve maintenant).
Il fait bon flâner dans le vieux Québec, visiter les boutiques de souvenirs et d’artisanat. Magnifique vue sur la falaise que domine Le Château Frontenac.

 

 

 

 

 

Notre Dame des victoires 1688
et buste de Louis XIV

 

                      Chateau Frontenac

 Si la langue anglaise était encore très courante à Montréal, ici, c’est le français qui domine. Ce qui ne veut pas dire qu’il est facile de se comprendre, le sens des mots lui même peut changer, ou être plus restrictif.
Le matin vous commencez la journée par un déjeuner à 12 h 00, vous dîner au lieu de déjeuner et, si l’on vous invite à souper, ce sera pour le dîner, c’est à dire 20h00 (vous suivez toujours).
Le char, c’est la voiture, si vous demandez votre route et que l’on vous dit « à la troisième lumière à droite », cela voudra dire au troisième feu.
Il n’y a pas de stop mais des arrêts.

Les québécois ne semblent pas trop atteints par le stress, ils sont très serviables, si vous êtes arrêté, un plan à la main, en train de chercher votre route, il y aura toujours quelqu’un pour proposer gentiment son aide.
Ne soyez pas surpris si l’on vous tutoie, ici tout le monde se tutoie.
Ils adorent notre accent, cela nous a été dit à plusieurs reprises et moi qui croyais que c’était les québécois qui en avaient un !!!

 

 

 

Vues sur la ville basse, le Saint Laurent
et
le traversier pour Lévis

Nous prendrons la côte de la Montagne, laissant un petit square sur la droite pour rejoindre le haut de la ville. Une esplanade en bois, la terrasse Dufferin situé au pied du Chateau Frontenac, un grand hôtel construit par la compagnie de chemin de fer
du Canadien Pacifique.

Près de cette terrasse, se situe le monument de Champlain, fondateur de la ville, des calèches nous attendent pour nous faire découvrir la ville et les principaux monuments. Ce soir, nous dormirons en ville ce qui va nous permettre de voir Québec la nuit.

 

 

Le parlement et une reproduction
de
la belle Hermine

et votre serviteur Jacques ..

 

La chute d’eau Montmorency de plus de
80 m  de haut est à proximité de Québec

Les environs de Québec : nous traversons le pont qui mène à l’ile d’Orléan, agricole et résidentielle. Nous ferons le tour de l’ile et nous y resterons pour la nuit au bord du Saint Laurent. Vues sur Québec et la chute d’eau de Montmorency, presque les pieds dans l’eau.

 

Une anecdote : vers 2h00 du matin, mon épouse, entendant des bruits bizarres, m’a réveillé. Nous avions tout simplement oublier que la marée se faisait sentir ausi près de Québec et de petites vagues venaient heurter les roues. Il était temps, nous avons vite déménagé pour trouver un endroit plus sec pour finir la nuit.

 

Ce matin, le temps est couvert et nous prenons une direction plein nord : les laurentides et le Lac Saint Jean. La neige commence à tomber, rien de bien grave pour l’instant. Mais si le froid s’installe, les feuilles vont tomber et l’été indien
va se terminer très vite.

 

Un léger détour par Val Jalbert où un moulin à pulpe fut construit par Damase Jalbert en 1901. Des logements ouvriers, la chapelle, l’école et le magasin général furent également bâtis. L’usine ferma en 1927, il s’ensuivit l’abandon du village
qui est actuellement en cours de réhabilitation.

 

 

 

 

 


L
‘usine était alimentée par une chute de (70 m) de la rivière  » Ouiatchouane « 

 

Le couvent où les Ursulines faisaient l’école.

 

Les logements ouvriers possédaient déjà l’eau courante et l’électricité

Nous ferons le tour du lac Saint Jean, « le jardin zoologique de saint Félicien » nous a été chaudement recommandé. A ma connaissance c’est le seul parc animalier où ce sont les visiteurs qui sont en cage.
Nous y arrivons le soir, passons la nuit sur le parking. Le lendemain matin, nous sommes les seuls à attendre l’ouverture. Le parc a fermé pour l’hiver le 30 septembre, nous avons deux jours de retard.
Devant notre déception, un responsable du parc nous a gentiment proposé de nous prendre à bord de son 4X4 pour effectuer sa ronde.

Une visite de plus de 2 heures, avec un commentaire personnalisé, quelle chance nous avons eu (pas de photos, je n’ai pas osé lui demander de s’arrêter).

 

 

La chasse à l’orignal est très réglementée.

Le trophée est attaché sur la capot de la voiture du chasseur.

Nous continuerons le tour du lac par le nord, traverserons le village de Péribonka, où nous verrons la maison où louis Hémon écrivit le roman de Maria Chapdelaine en 1912. Puis nous prendrons la route de Chicoutimi pour rejoindre la baie Eternité.

Un sentier grimpe jusqu’à la statue de la vierge, la promenade devait durer environ 4 h 00, nous y avons mis près de 6 h 00, Françoise qui était enceinte de 5 mois et demi n’en pouvait plus.

 

 

Heureusement, nous avons trouvé sur le parcours un chalet refuge et un bon feu dans la cheminée qui nous a permis de récupérer un peu.

 

Ce soir là, nous n’avons pas cherché plus loin et avons dormis sur le parking, seuls au milieu des bois.

 Au matin, un ranger est venu nous contrôler, rassuré sur le fait que nous n’étions ni chasseurs, ni braconniers, il nous a très gentiment indiqué que le rassemblement des oies au Cap Tourmente avait commencé. Elles y trouvent une nourriture adaptée. Cela étant, sur notre route, nous déciderons de nous y arrêter.
Nous longeons le Saguenay et retrouvons le Saint Laurent dans une zone où il est parait-il possible d’y voir des baleines mais nous n’en verrons pas à cette saison et nous irons directement au Cap Tourmente où une surprise nous attend.

 

 

 

Chaque année, environ 200  à 300 000 oies des neiges font une halte pour se nourrir de scirpe avant de poursuivre leur migration.

Il y a énormément de visiteurs et tout a été fait pour que les oies ne soient pas dérangées. Les véhicules sont garés sur un parc assez loin de la zone, un chemin de ronde en bois, entièrement fermé à été installé en bordure du marécage.
Des ouvertures ont été créés afin de pouvoir observer et photografier les oies des neiges. De jeunes naturalistes sont présents pour répondre aux questions.

Magnifique organisation comme partout d’ailleurs où tout est fait pour que le voyageur puisse découvrir le site avec un souci permanent du respect de la nature et des animaux.

 

 

 

Il ne nous reste que deux jours et il nous faut rentrer sur Montréal, nous avons suffisamment retardé ce moment.
Nous ferons le retour d’une traite par l’autoroute..

Nous reviendrons …

 

fin