Maroc – 2006

Royaume du Maroc

Avril 2006

 

Superficie: 458 730 km² (711 000 avec le Sahara Occidental)
Population: 27 377 000 habitants
Densité de population: 61hab/km²
Capitale: Rabat: 530 000 habitants (agglomération presque 1 000 000)
Ville principale: Casablanca 4 000 000 habitants
Monnaie: le dirham (10 Dh env 1€)

Le Maroc en camping-car, nous en parlions depuis longtemps, nous avions lu plusieurs récits de voyage mais beaucoup avaient lieu en hiver.
Nous préférons voir ce pays au printemps, la température devrait y être agréable, la circulation en montagne facilitée et les nombreux campings-caristes qui y passent l’hiver seront sur le chemin de retour.
L’itinéraire habituel pour traverser l’Espagne passe par Madrid. En connaissant une grande partie, nous choisissons de passer par l’ ouest : Valladolid, Salamanque, Caceres, Séville et Algeciras où nous prendrons le bateau pour Ceuta, port franc espagnol..
Cette route aux paysages variés est très agréable, moins encombrée par les poids lourds, elle est de plus légèrement plus courte (1350 kms pour Bordeaux/Algéciras). La quatre voies n’est pas encore entièrement réalisée, il manque environ 200kms.

Ayant fait la connaissance de Denise et Jean Michel sur le forum des amis du Maroc, partant à la même date, nous ferons la route et la traversée ensemble.

C’est dans dans l’après-midi du lundi 27 mars que nous partons pour le Pays Basque où nous passerons la nuit dans la pluie et le vent en bordure de l’océan.
Le lendemain, les conditions climatiques ne sont pas optimales mais comme les pèlerins nous ne sommes pas découragés et nous prenons la route sous la pluie, heureusement le soleil sera vite de la partie, il ne nous quittera plus jusqu’au retour.

 

 

Nous ferons halte pour la nuit sur les bords de l’embalse de Alcantara peu avant Caceres.

Le lendemain, la fin du parcours se fera sans problème et nous serons à Algeciras dans l’après midi du 29.

Nous rejoignons l’agence de Juan Carlos Gutierrez pour l’achat des billets de traversée. Le responsable propose de nous adjoindre au groupe déjà constitué d’ une douzaine de véhicules et de profiter ainsi d’un tarif de 185 € aller retour en billet open. Le bateau partant à 8h00 le lendemain matin, il nous accompagne au port où nous passerons la nuit avant d’ embarquer.

Après 3/4 d’heure de traversée agréable, nous débarquons à Ceuta où nous effectuons le plein de gaz-oil détaxé, quelques achats de charcuterie et de boissons alcolisées avant de prendre la direction du poste de douane.
Il y a beaucoup de monde aux files d’attente, les différentes démarches nous retiennent une petite heure.

Nous étions avertis, mais le choc est brutal, malgré l’expérience de nombreuses frontières déjà traversées y compris dans les anciens pays de l’Est, nous n’avions jamais rencontré une telle situation.
Nos premiers pas sur le sol africain sont déroutants, c’est une marée humaine qui est là contre les barrières attendant nous ne savons quelle opportunité.
Il est difficile de se frayer un chemin au milieu de cette foule grouillante chargée de sacs et colis en tout genre.

 

Nous prenons la direction de Tétouan, ville que nous traversons seulement car nous avons décidé de remettre à plus tard la visite de sa médina inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco.
Nous arrivons en fin d’après-midi au camping de Chefchaouen pour y passer la nuit, celui-ci est déjà presque complet, d’autres campings- cars arriveront très tard et il faudra toute la gentillesse du gardien pour réussir
à caser tout le monde.
Cette affluence s’explique par le fait que cette ville est un passage presque obligé pour ceux qui ont choisi la traversée Algeciras-Ceuta.
Le Maroc étant à l’heure solaire, la nuit tombe de bonne heure, la fatigue aidant, nous ne tarderons pas à nous endormir, le réveil se fera vers 6h 00, ce sera notre rythme tout au long du voyage.

 

 

Nous quittons ce matin Denise et J. Michel, ils ont été des compagnons de route très agréables mais nos itinéraires sont divergents.

Le camping Azilan surplombe la ville et permet ce panorama sur Chefchaouen.

 

 

 

Surnommée « la ville bleue » Chefchaouen est une jolie transition entre l’Andalousie et le Maroc profond, elle est particulièrement accueillante et facile à découvrir à pied.

Nous traversons Moulay-Idriss,150kms plus au sud, pour nous rendre à Volubilis que nous atteignons dans l’après-midi. N’étant pas encore habitués au soleil et à la chaleur, nous remettons la visite de ce site peu ombragé au lendemain matin et allons nous installer au camping Zerhoum situé à 8 kilomètres.

Volubilis ancienne ville maure puis romaine, au romantique nom de fleur,
est le site archéologique le plus important du Maroc.

Le commerce de l’huile d’olive en assura la prospérité.

Les monuments et les mosaïques remarquables ont permis le classement au patrimoine mondial de l’Unesco.

Le decumanus maximus conduit à l’arc de triomphe édifié en 217 à la gloire de l’empereur Caracalla.

                                La Porte de Tanger
                                           Le Forum
 

De nombreuses mosaïques d’une grande finesse et en parfait état de conservation agrémentent la visite.

 

Tedzo, notre fidèle compagnon, autorisé
à nous suivre, a bien apprécié cette visite matinale.

A notre arrivée dans les faubourgs de Fez, nous éviterons les rabatteurs du camping internationnal pour nous installer au camping  » le diamant vert  » recommandé par le guide Gandini.

FES-EL-BALI (médina) depuis le Borj Sud.

Nous avons choisi de bénéficier d’un guide officiel pour la visite de la ville historique afin de voir les principales richesses de la médina et de ne pas nous perdre dans le dédale des ruelles.
Cette médina est la seule à rester intacte (350 hectares) avec ses huit portes et ses 185 mosquées. Y vivent encore 150 000 fassi, l’objectif est d’abaisser le nombre d’habitants à 80 000.
Cette cité millénaire, inscrite au patrimoine mondial, est victime d’une importante dégradation justifiant l’appel internationnal lancé en 1980 par l’ Unesco pour sa sauvegarde.
La visite nous a permis de voir les efforts de conservation et de réabilitation entrepris.

 

Le souk des potiers a été le premier à être exilé de la médina pour
cause de pollution, entre autre l’épaisse fumée se dégageant des
fours utilisant les noyaux d’olive concassés comme combustible
.

Les céramiques de Fes sont réputées pour leur solidité, leurs magnifiques décors aux couleurs intenses dont le fameux bleu.

Puis nous garons notre véhicule près de Bab Bou Jeloud et nous entrons dans la Médina par la porte du même nom.

 

 

Un porteur d’eau photographié a la sauvette

« Balak ! Balak !  » à ce cri, il faut sous peine d’être bousculé se plaquer au mur pour libérer le passage de l’âne de bât toujours lourdement chargé.

ici, » l’âne poubelle! »

Compte tenu de la pénibilité du travail effectué par ces animaux, une fondation américaine a créé une clinique vétérinaire afin de soulager leurs maux.

 

 

Les artisans préparent les accessoires nécessaires pour la cérémonie du mariage traditionnel.

 

 

 

Aux échoppes joliment organisées succède la visite d’un atelier de tissage.

Les pittoresques tanneries de Chouara aux méthodes ancestrales où les conditions de travail sont particulièrement éprouvantes.

 

 

Le souk des dinandiers est promis à un prochain déménagement afin de limiter la pollution.

Avant de quitter la médina nous avons déjeuné sur place dans un restaurant où le guide nous a fait apprécier quelques spécialtés. 

 

Le lendemain, nous avons poursuivi la visite de Fès.

 

Le Palais Royal

La terrasse de l’hôtel des Mérinides nous offre ce superbe point de vue sur les remparts et la mosquée Karaouiyne, vaste oratoire pouvant accueillir 20 000 fidèles.

Vue panoramique depuis le Borj nord.

La visite de la cité historique de Fès nous a plongé 8 où 10 siècles en arrière, nous souhaitons vivement que le programme de réabilitation de l’Unesco permette la sauvegarde de cette médina unique au monde
tout en lui conservant son âme.

 

En route pour le Moyen Atlas nous traversons Ifrane, station d’altitude (1650m) à l’allure européenne avec ses toits pentus de tuiles roses.

Près d’Azrou, la forêt de cèdres nous offre de majestueux spécimens , malheureusement nous devons faire part de la mort du célèbre cèdre Gouraud.

L’ agréable camping Amazigh nous accueille pour une étape très sympathique au milieu des cerisiers en fleurs, hélas, nous sommes arrivés trop tôt pour la cueillette !

Une aire de services pour camping cars y est en cours de réalisation.

La route p21 en direction d’ Er Rachidia offre des vues contrastées entre les montagnes enneigées du Haut Atlas et les villages construits en pisé dans les vallées.

 

A Midelt nous prenons la piste des anciennes mines de plomb d’Aouli, compte tenu de son mauvais état, il nous faudra la demi-journée pour effectuer les 60 kms aller-retour, c’est une excursion à éviter par temps pluvieux à cause des gués difficiles à franchir avec nos véhicules.

Le trajet rejoint les gorges de la Moulouya bordées de lauriers roses. Dans le canyon, le village minier construit par les français est abandonné, seules quelques familles gardent le site.

Après cette « épopée » nous apprécions la halte effectuée à N’zala. Le parc animalier accueille aussi les camping-cars sur son vaste parking.
Les batiments construits de manière traditionnelle nous permettent un stationnement à l’abri du vent. Nous avons également bénéficié des beaux équipements très fonctionnels du gite d’étape.

En continuant vers Er Rachidia nous traversons la vallée du Ziz et les kasbahs dominant les méandres encaissés de l’oued.

 

Un lac de retenue régularise le débit du ziz et permet
l’irrigation des cultures.

 

 

Vue sur la Source Bleue de Meski depuis la falaise
qui la surplombe

La luxuriante palmeraie et les villages environnants montrent le contraste entre les plateaux désertiques et la vallée verdoyante.

 

Le camping Tissirt situé dans une palmeraie
(environ 30 kilomètres avant Erfoud) est
particulièrement ombragé et reposant.

Panorama sur les palmeraies du Tafilalt et la plaine du Ziz pris du Borj Est à Erfoud.

 

 

Si les plateaux sont arides, l’eau ne semble pas manquer en sous-sol.

 

   

Tedzo est inquiet, les arbres se font de plus en plus rares !!!

 

L’entrée des villes est très souvent soulignée
par une jolie porte décorée de faiences.

En route pour Merzouga et l’Erg Chebbi, nous sommes à la recherche d’un camping-auberge pour la nuit.

 

 

Au loin, les premières dunes de sable blond.

Nous laissons le camping-car à l’auberge « La Tradition » et partons pour l’après-midi en 4×4 dans le désert avec Aziz pour guide.

 

Nous suivons sur quelques kilomètres une piste du Dakar, les nombreuses haltes permettent à Aziz de nous parler de son pays.

 


Depuis 8 ans, la région souffrait de sécheresse, cette hiver a apporté quelques pluies ce qui nous a permis de voir ces plaques d’argile dans un lac asséché.

Aziz nous fera aussi découvrir la présence de différents fossiles ainsi qu’un champ de tortues fossilisées.

L’excursion se poursuit par un village de mineurs quasiment abandonné. Les trous d’extraction des minerais sont très étroits et profonds, la descente ne pouvant se faire qu’à l’aide de cordes, est particulièrement dangereuse.

 

Nous finissons cette promenade au coucher de soleil et nous prenons le thé avec les amis d’Aziz réunis pour l’inaugurartion de cette nouvelle mosquée.

 

 

De retour à l’auberge « La Tradition » nous dégusterons
un excellent couscous.

Ayant la chance d’avoir le camping-car garé aux pieds des dunes, nous partons à 5h30 afin de voir le lever du soleil sur la grande dûne de l’Erg Chebbi, seul erg du Sahara marocain.

Les coloris du sable varient du beige à l’abricot selon la lumière l

 

 

Un vrai « homme bleu » du désert et sa tente berbère !

Nous avons eu l’ opportunité de voir dans de très bonnes conditions le coucher et le lever de soleil au Sahara marocain avant que le vent de sable ne se lève et nous oblige à un départ un peu rapide, la piste devenant difficile à cerner.

Nous avons appris par le forum des amis du Maroc que le 27 mai 2006 un orage très violent a fait déborder l’oued et a eu des conséquences dramatiques: 6 morts et de très importants dégats matériels.

Pour en savoir plus:  http://erfoud.viabloga.com/news/41.shtml
http://www.marocensolitaire.com/presse_merzouga_inondation.htm

Nous passons à nouveau par Rissani et allons voir les ruines de Sijilmassa, ancienne capitale du Tafilalait, célèbre par son oasis et son port caravanier, étape sur la route de l’or.

C’est le berceau de la dynastie Alaouite dont est issu le souverain actuel.

   

 

                 La palmeraie souffre de la désertification.

 

 

Nous avons souvent vu ces portes dans le sud du pays, nous pensons qu’il s’agit là de limites territoriales.

Après une portion de route sur un plateau aride écrasé de soleil et battu par un fort vent de sable, nous arrivons à Tinerhir où la splendeur et la luxuriance des paysages nous surprend.

C’est une des plus belles et plus vastes oasis du maroc, elle est parsemée de ksour et de Kasbahs superbes.

 

 

Nuit très calme au camping l’Atlas.

Au petit matin, il est inhabituel et plaisant de voir
les palmiers par le lanterneau !

 

 

Le Todra a creusé les massifs calcaires, la route longe la rive de l’oued jusqu’à un étroit défilé de quelques dizaines de mètres de large et de 300m de haut.

Nous poursuivons la route jusqu’au village de Tamtattouchte et remarquons au passage un curieux marabout, le village situé à 1800m d’altitude bénéficie de paysage verdoyant au coeur des montagnes.

 

C’est aussi là que nous avons trouvé les enfants particulièrement envahissants, sans doute est-ce dû à l’afflux de touristes dans cette zone où la route goudronnée est toute récente.

Notre véhicule ne nous permet pas de rejoindre les gorges du Dadès par le nord, nous profiterons du retour pour voir les gorges sous un autre angle, le soleil déjà plus haut les éclaire profondément. Elles ont servi de décor naturel à de nombreux films d’aventures.

Après un dernier coup d’oeil sur cette magnifique oasis de Tinerhir nous poursuivons vers Boumalne du Dadès, nous n’avons plus la protection naturelle de la vallée nous nous retrouvons en plein vent sur la route P32.

A Boumalne du Dadès nous prenons la route des gorges, elle nous permet de voir des paysages aux camaieux d’ocre et de rouge ainsi que de belles kasbahs.

 

 

La route en lacets permet de s’élever au dessus des gorges très étroites jusqu’au défilé d’ Imdiazen.

 

A Tamlalt, la formation géologique dite « les doigts de singe » présente d’étranges formes arrondies.

Près de El Kelaa m’ Gouna, nous faisons halte au camping du complexe touristique Ksar Kaissar créé en 2004, c »est le seul camping aux normes européennes que nous avons pu fréquenter, nous y sommes restés 2 nuits pour nous relaxer.

Dans l’ hôtel 4 étoiles, le décor de la réception nous rappelle que nous sommes dans la Vallée des Roses, nous y avons également dégusté de succulentes spécialités du pays.

L’ombre tamisée par des canisses est bien agréable, on peut voir dans le lointain les fausses ruines romaines qui donnent leur nom au complexe.
Une plateforme de services pour camping-cars avec aire de lavage est à notre disposition.

 

La « rosa damaskina » est petite mais très odorante, les rosiers sous forme de haies délimitent les parcelles cultivées. Nous y passons malheureusement un peu trop tôt pour les voir en pleine floraison. L’essence de rose est achetée directement par les grands parfumeurs.

 

Peu avant Ouarzazate, le barrage El Mansour Eddahbi voit la construction sur ses rives de nombreuses habitations qui reprennent, avec des matériaux modernes, le style des kasbahs traditionnelles.

 

L’eau du barrage est bien utile pour
l’arrosage des parcs et jardins.

Ouarzazate

 

Ce palais-forteresse, édifié vers 1920 sur une kasbah plus ancienne, est une extraordinaire construction de pisé flanquée de tours carrées.
Il abrite un centre de conservation et de réabilitation de l’architecture vernaculaire.

 

 

La Kasbah du Glaoui à Taourirte est l’une des plus belles du Maroc par son importance et son architecture.

La restauration en cours ne permet la visite que d’une partie du palais, on peut néanmoins voir la cour d’honneur, les magnifiques décorations berbères, les fers forgés et les peintures des plafonds en cèdre.

Pour rejoindre la vallée du Drâa, la route s’élève jusqu’a 1660m au col de Tizi-n-Tinififft dans le jbel Sarhro. Nous découvrons des panoramas de canyons montrant l’érosion créée par le fleuve, celui-ci draine la majeure partie des eaux du Haut Atlas central.

 

 La ville de Agdz est très animée, nous faisons halte au camping  » Kasbah de la Palmeraie » très ombragé et proche de la belle kasbah Caïd Ali Aslim dont nous avons fait le tour.

 

 

En route vers Zagora nous longeons l’oued Drâa dont les eaux vertes sont bordées de palmiers et de lauriers roses.

Dans cette vallée nous n’irons pas au-delà de Zagora et nous faisons étape au camping « les jardins de Zagora ».

Nous ne sommes qu’à la mi-avril, le thermomètre atteint déjà 38° et à 6 heures le lendemain matrin , il fait encore 26°.

 

Nous avons trouvé le « nouveau » panneau signalant aux caravanes que Tombouctou se trouve encore à 52 jours de marche ! Bon courage !

 

Si nous avons eu quelques nuages à l’aller , le retour est plus ensoleillé.

De nombreuses pistes ne sont pas compatibles avec nos véhicules, nous avons parfois du rebrousser chemin, le passage sous le pont, dans l’oued à sec, manque un peu de hauteur !

La route offre de paysages magnifiques, elle suit l’oued, toujours bordé d’une végétation luxuriante limitée par des montagnes dénudées.

 

 

Le ksar de Tamnougalt se compose d’une imposante kasbah du XVII siècle et d’ un quartier juif.

Nous faisons un léger détour pour voir le village d’Aït Benhaddou classé par l’Unesco, l’ancien ksar s’étage au flanc d’une colline. Ses constructions en pisé brun-rouge se détachent sur les montagnes enneigées de l’Atlas.

En route pour Marrakech, nous empruntons la route sinueuse mais très pittoresque du col du Tizi-n-Tichka.

C’est le col routier le plus haut du Maroc (2260m). Les deux versants sont contrastés, l’un au sud est pré-saharien et abrupt alors que les cultures en terrasse rendent le versant nord plus verdoyant.

La nuit tombe lorsque nous arrivons dans les faubourgs de Marrakech, la station service où nous faisons le plein de gazoil dispose d’un immense parking, le gérant nous autorise à y passer la nuit.
Cela nous évite la traversée de la ville pour rejoindre un camping situé à l’opposé.

Le lendemain matin en arrivant dans le centre, un sympathique policier (ils le sont tous) nous indique un parking situé derrière la Koutoubia, par chance celui-ci dispose encore de quelques places pour camping-cars.
Ce parking en plein coeur de la ville nous permet de faire les visites avec ou sans chien selon le programme. Nous y resterons même pour la nuit et ainsi avons nous pu nous joindre à la prière matinale en ayant l’information sonore en direct par le muezzin à 4h15 !

 

La Koutoubia, célèbre mosquée et son minaret, chef d’oeuvre de l’art hispano-mauresque, haut de soixante dix mètres, datent du XII ième siècle. Ce monument situé près de la place Jemaa el Fna est un point de repère aisé.

Nous commençons par un tour de ville en calèche, ce serait dommage de ne pas en profiter, les prix sont loin de ceux pratiqués habituellement dans les capitales européennes. 

Nous apprécions la dextérité et le calme du cocher dans cette circulation pour le moins anarchique. Nous admirons au passage différents monuments ainsi que des commerces pittoresques.

 

Tedzo qui est du voyage se montre très intérressé, il faut souvent maitriser son goût de la découverte !

 

Le jus d’orange frais est une merveille, nous en consommerons plusieurs fois dans la journée, la qualité des dattes vendues ici nous fera oublier celles de Zagora un peu sèches.

 

 

 

La promenade dans la médina mène nos pas jusqu’à la Fnac !!!

La place Jemâa el Fna, cette immense place où les sultans faisaient supplicier les criminels et les rebelles ne s’anime vraiment qu’en fin d’après midi lorsque s’installent batteleurs, bonimenteurs et musiciens…

 

 

En 2001, l’Unesco lui a décerné le titre de « chef d’oeuvre
du patrimoine oral et immatériel de l’humanité ».

De nuit, cette place se transforme en un gigantesque restaurant-barbecue, la fumée et les odeurs ont guidé nos pas.

Pris par l’ambiance, les touristes se joignent aux musiciens traditionnels.

     
 

La nuit, l’éclairage artificiel donne aux souks une atmosphère chaleureuse et mystérieuse plus intimiste que dans la journée malgré la foule.

 

 

La nuit semble propice aux remèdes du guérisseur. 

 

La Koutoubia au clair de lune

 

La consommation intensive de jus d’orange nécessite fréquemment le ramassage des pelures.

Le jardin Majorelle fut dessiné et planté par le peintre français Jacques Majorelle qui vécut au Maroc de 1922 à 1962. Ce jardin polychrome frappe par la variété des plantes, des essences et des couleurs aux tons vifs
où domine le bleu qui prendra son nom.

En route vers le grand sud. Après Tiznit, nous prenons la route du bord de l’océan. Nous remarquons au passage la jolie plage de Sidi-Mohammed-ou-Abdallah, célèbre pour son rocher troué battu par les vagues.

Arrivant à Sidi Ifni nous nous installons au camping El Barco en bordure de plage malgré les travaux en cours. La promenade sur les hauteurs de la ville au soleil couchant est très agréable.

Le dimanche matin nous quittons cette ancienne cité espagnole et découvrons l’ animation du souk du dimanche.

Nous avons atteint le point le plus au sud de notre itinéraire, nous remontons en suivant la côte jusqu’à Aglou-Plage.

 

A Tiznit nous prenons la route de Tafraoute passant par le col du Kerdous à 1100 mètres d’altitude. Cette route de montagne offre de belles vues sur les cultures en terrasses et l’habitat traditionnel.

A Adaï les rochers sont curieusement scupltés par l’érosion.

Au camping « Les Trois Palmiers » de Tafraoute, les touristes n’oublient pas les oiseaux du ciel.

La ville, située dans une oasis à 1000 mètres d’altitude au coeur de l’Anti-Atlas, est entourée de formations rocheuses qui, au soleil couchant, prennent des couleurs extraordinaires.

C’est aussi la capitale de la babouche de marche fabriquée artisanalement.

 

Nous poursuivons par la vallée des Ameln, remarquablement protégée par le jbel Lekst
et dotée d’un habitat original.
La maison est un batiment carré de 2 ou 3 étages avec une petite cour centrale et
d’étroites fenêtres cernées de blanc.

 

 

Le village fortifié de Tizorgan a la particularité d’être parfaitement circulaire.

 

La plaine est plantée d’arganiers
dont les fruits font le délice des chèvres particulièrement acrobates.

4 kilomètres après Ait-Baha, une piste permet d’atteindre Imechguigueln où nous avons visité un remarquable grenier communal fortifié appelé « agadir » dans l’Anti-Atlas ou « Igherm » dans d’autres régions.

L’ensemble entouré par des figuiers de barbarie regroupe les greniers individuels de toutes les familles du village. Des équipements collectifs tels citernes, mosquée et salle commune, permettaient aux femmes et aux enfants
d’y trouver refuge en cas de danger.

Les greniers situés sur pluisieurs niveaux sont accessibles par des pierres plates disposées en saillie et en diagonale .

 

Le guide et sa famille nous ont invité à partager leur repas.
Au menu, traditionnel couscous et iben (petit lait servi avec de la semoule) agrémentés de thé a la menthe, exemple de l’hospitalité marocaine que nous avons appréciée.

 

 

La route du bord de mer offre de jolis points de vue, ce jour là l ‘océan est agité par un fort vent.

Nous ferons étape au « Calme » (nom du camping) peu avant Essaouira, ce terrain au milieu des arganiers est une bonne adresse pour une étape de repos.
L’huile d’argan produite par des coopératives féminines, excellente au goût est un trésor pour la santé. Les vieux troncs d’arganiers sont aussi torturés que ceux des oliviers…

Essaouira « la blanche » ancienne Mogador mérite bien son nom, elle ne manque pas de charmes.

C’ est une ville fortifiée qui dispose d’un très vivant port de pêche et d’un chantier naval pour la construction et la réparation des embarcations en bois.

 

 

La médina, seule du maroc à avoir un plan orthogonal où il est facile de se repérer, abrite des souks bien approvisionnés.

Nous poursuivons notre route vers El Jadida et remarquons au passage des cultures en bordure de l’océan, des marais salants et des parcs hostréicoles.

El Jadida ancienne possession portugaise est célèbre pour sa citerne et ses remparts.

 

 

Les remparts avec leur chemin de ronde et leurs
4 puissants bastions offrent de belles vues.

Rabat

Nous avons fait étape au camping de la plage à Salé qui nous permet cette vue sur la kasbah des Oudaïas construite sur un promontoire dominant l’Atlantique et l’embouchure de l’oued Bou Regreg qui sépare Rabat de Salé.

Sur l’esplanade de la mosquée de Yacoub el Mansour on peut voir la tour Hassan haute de 44 mètres ainsi que le mausolée de Mohamed V (et Hassan II) dont la construction a été achevé en 1971.

 

Tétouan, l’Andalouse s’étire sur les derniers versants du Jbel Dersa et domine la vallée de l’oued Martil. Sa médina est inscrite au patrimoine mondial. Le Palais Royal ( ancien palais du Khalifa) de style hispano-mauresque fut édifié au XVII ième siècle.

Après une dernière nuit en bordure de la Méditéranée au camping de Martil « Al Boustane » et quelques achats à Ceuta, nous effectuons la traversée en sens inverse du détroit de Gibraltar.

Au cours de ce voyage nous avons pratiquement toujours fait étape dans les campings contrairement à nos habitudes, mais le prix attractif, la tranquillité assurée et la qualité du cadre dans les palmeraies
nous ont séduit malgré la modestie des prestations.

Nous avons pu, en un mois, visiter les principaux sites touristiques mais le Maroc est une destination qui mériterait d’ être approfondie.

Nous avons cependant pris le temps d’admirer la variété et la beauté de paysages contrastés : du désert aux montagnes, de la Méditerranée à
l’ Atlantique, des riantes oasis aux plateaux dépouillés. L’architecture des villes impériales ou celles des kasbahs berbères du sud a su nous émerveiller.
Les contacts avec la population ont été faciles et amicaux, seul bémol l’insistance des enfants parfois pénible qui, nous l’espérons, disparaîtra avec la poursuite du développement économique du pays.

Nous reviendrons au Maroc,inch Allah !

Nous remercions Isabelle et son mari Mimoun pour leurs informations en direct ainsi que les participants du forum des amis du Maroc : http://maroc-camping-car.forumactif.com/index.forum

Fin