Maroc – L’oriental 2013


Maroc – L’oriental

 

 

Deux jours de voyage par un temps pluvieux et venteux en France et en Espagne. A Algeciras, nous prenons le ferry le 2 avril pour Ceuta.
Après une traversée très calme et avoir effectué nos derniers achats nous choisissons de passer la nuit sur le parking de la plage de Ceuta, deux kilomètres avant le Maroc.

 

Le passage de la frontière le lendemain matin se fera assez rapidement. Nous voici à Cabo Negro, jolie cité balnéaire moderne.

Nous prenons la direction de Saïdia par  » la rocade méditerranéenne » ouverte depuis sept mois après de très importants travaux. Elle offre de superbes vues sur la mer et sur les montagnes du Rif. Malgré son appellation de rocade cette route comporte de nombreux lacets et dénivellations.

 

L’oued en se jetant dans la mer forme une gigantesque tâche sur les couleurs du bleu au turquoise de la Méditerranée.

La baie de Cala Iris ( baie des iris sauvages…) près de Torrès de Alcala nous accueille dans son camping bien équipé et à l’accueil très chaleureux. La situation de ce camping permet de nombreuses balades à pied,
l’ accès aux plages et au pittoresque port de pêche.

Ce camping en bordure de falaise offre pour nous un des plus beaux panoramas de la Côte.

 

 

 

 

L’agencement de ce petit port est un modèle d’écologie encore assez rare au Maroc. Le stockage des ordures et des huiles est organisé ainsi que l’étendage des filets qui s’effectue sur une zone dédiée.

La pêche au lamparo y est très active.

La belle plage de sable qui succède au port est bordée d’eucalyptus.

Après deux journées au temps assez favorable nous repartons sous la pluie vers Al Hoceima espérant une éclaicie. Nous nous rendons à la plage Isly pour déjeuner sur un terre-plein surplombant la plage que la pluie rend meuble. A peine le temps de déjeuner qu’un camping-cariste voisin vient nous informer que le niveau du gué traversé pour arriver ici monte et risque de nous interdire le retour.
En conséquence, nous reprenons rapidement la route N16 vers Melilla.

 

Sur la route du Cap des Trois Fourches nous apercevons Melilla entre soleil et nuages. La route pour parvenir à ce promontoire qui avance d’une vingtaine de kilomètres dans la Méditerannée est étroite,
sinueuse et comporte des portions en mauvais état.

Un emplacement sous le phare nous permet le stationnement et nous partons à pied effectuer une balade et quelques photos au coucher du soleil.

 

 

Le vent souffle en violentes rafales, il est impossible de passer la nuit sur ce parking, ne désirant pas non plus effectuer la route du retour, nous cherchons un bivouac un peu plus abrité.
La nuit sera néammoins très agitée bien que le camping-car soit placé face au vent. Le bruit est assourdissant dans les lanterneaux et le véhicule est secoué « comme un prunier ».
Ce coup de vent s’est légèrement calmé vers deux heures du matin, heureusement !!!

Au matin, le grand soleil nous fait voir ce cap sous un jour plus apaisé, les petits villages et les cultures de céréales ondoyantes font le pendant des criques et de la superbe côte rocheuse.

Malgré les difficultés pour l’atteindre, le Cap des Trois Fourches est pour nous un site incontournable aux paysages d’une grande beauté.

A une centaine de kilomètres, Le Cap-de-l’Eau (Ras El Ma) est un port de pêche en cours de développement près de Saïdia. Au coeur du village, de nombreux restaurants invitent les clients  » par l’odeur alléché  »
du poisson frais grillé à prix très léger.

 

 

Face à la digue, on peu voir les trois îles Chafarines qui sont encore des territoires espagnols comme Ceuta et Melilla.

Saïdia, à la frontière avec l’Algérie, est dotée d’une belle plage de sable fin de 14 kilomètres de long. Nous nous installons au camping l’Amazone, bien situé à 100 mètres de la plage,
très agréable dans un bois d’eucalyptus avec, de plus, un accès Wifi.

Très bonne nuit malgré l’appel du muezzin à 4h 15. C’ est dimanche et il fait beau, après une promenade en bord de mer, nous nous rendons aux souks dans la vieille ville pour y effectuer quelques achats.

Le lendemain matin, départ vers Berkane pour effectuer la boucle vers « Les Monts Béni Snassen« . 

 

 

 

 

La grotte du chameau était très courue en cette période de vacances scolaires et nous n’avons pas été très loin.

Nous continuons notre promenade par la vallée, c’est le début de la période de cueillette des nèfles (mzrah) dans les vergers. N’ ayant pas rencontré de cueilleur, nous nous sommes permis d’en prendre quelques unes en bordure de route pour les goûter. Nous avons pu en acheter par la suite et faire ainsi quelques provisions de vitamines. 

Ce circuit des montagnes aux gorges, préconisé par Emile, réserve des surprises très agréables et permet de découvrir un Maroc authentique.

 

Après un bivouac sur le parking gardé de la gare d’Oujda (20dr) et une nuit bien tranquille, nous prenons la route en direction de Bouarfa.
Près de cette route rectiligne, sur des hauts plateaux désertiques parsemés de jolies fleurs au printemps, une importante centrale thermo-solaire a été implantée en 2010 près
de Aïn-Benimathar. Cette énergie est en voie de développement au Maroc, de nouvelles centrales sont en cours de réalisation.

Nous arrrivons à Bouarfa et nous cherchons l’Hôtel Climat qui héberge les camping-cars dans une cour à l’arrière des bâtiments. Le soir, accueil très chaleureux du propriétaire qui nous offre, outre le thé traditionnel, la possibilité de ramasser fèves et salades dans son jardin contigu à la cour.
Il nous a longuement parlé de la construction d’une aire pour camping-cars près de sa ferme à une cinquantaine de kilomètres en direction de Er-Rachidia.
Bouarfa est une petite ville commerçante très animée, dotée récemment d’une jolie promenade arborée et fleurie qui longe en partie l’ hôtel Climat.

Ce matin nous prenons la route de Figuig que nous quittons après une trentaine de kilomètres en direction de Iche, petit village situé dans une enclave à la frontière algérienne.
Au passage nous croisons trois « normandes » et nous nous demandons ce que peuvent bien trouver comme nourriture ces pauvres ruminants…

A une vingtaine de kilomètres de Iche nous cherchons le bivouac recommandé par Emile pour y déjeuner. Une petite source y est présente et attire beaucoup de monde.
Dès notre arrivée deux marocains accompagnés d’ânes sont venus effectuer la corvée d’eau. Compte tenu du faible débit actuel de cette source, c’est un travail laborieux que de remplir les jerricans
et les chambres à air au moyen d’une simple bouteille en plastique, les ânes en profitent pour se reposer.

Tedzo en vigie , à l’ombre , suit le déroulement des opérations avec beaucoup d’intérêt.

La magie du lieu et le contact avec les locaux nous ont amené à séjourner dans ce site beaucoup plus longtemps que prévu. Les troupeaux de moutons et de chèvres viennent se désaltérer dans l’oued pendant que les bergers étanchent leur soif à la source.
Un instituteur de Bouarfa, de passage nous a expliqué que cette source était renommée pour sa pureté et ses vertus, lui-même vient toujours y remplir des jerricans comme lorsqu’il était enfant.
L’ originalité de cet oued alimenté par de nombreuses sources est d’avoir façonné des petites dépressions où l’eau stagne ( gueltas).
Ce bivouac permet de nombreuses balades entre dunes et paysages plus verdoyants.

 

 

 

 

 

Au coucher du soleil, deux amis sont venus philosopher au bord de l’oued et se désaltérer  » à l’onde claire « .

Iche, commune la plus à l’est du Maroc est une enclave en territoire algérien, cela justifie un contrôle dès l’entrée, nous remettons nos fiches de police à l’agent de garde.
Celui-ci nous informe que, du fait des vacances scolaires, l’instituteur faisant office de guide est absent et nous donne très gentiment quelques renseignements sur la vie et la situation de ce village.
Nous partons nous y promener et très vite une adorable petite fille ne parlant, malheureusement pas, encore le français nous rejoindra et nous indiquera le chemin à suivre.
Nous avons, au cours de cette visite, admiré le système d’irrigation, les rues couvertes, l’ oasis et ses cultures.

 

Après quelques salamalecs avec les sages du village nous nous dirigeons vers le haut de Iche.

Le Roi ayant découvert lors d’une visite qu’un bout isolé de son royaume était encore sous-équipé, d’importants travaux sont en cours.
La fée électricité est arrivée, les travaux d’adduction d’ eau sont bien avancés et un programme immobilier se développe.

 

Retrouvant notre jeune guide près du camping-car nous lui offrons quelques gâteaux et bonbons pour la remercier de son aide. Les fournitures scolaires que nous avions prévu de donner à l’instituteur ont été confiées au policier de service qui nous a promis de les lui remettre dès son retour.

Nous devons parcourir en sens inverse les 75 kilomètres pour retrouver la route de Figuig, nous apercevons au passage les campements provisoires des chercheurs de terfess ( truffes du désert). Nos recherches personnelles ayant été infructueuses , nous nous contentons de ce magnifique  » brocoli du désert  » !!!

Figuig est à 900 mètres d’altitude, nous trouvons facilement le Camping Figuig Hôtel pour nous y installer. Cette ville de 15000 habitants est située à l’extrèmité orientale du Maroc, à la frontière actuellement
infranchissable avec l’Algérie.

Cette immense oasis aux 200 000 palmiers est entourée de collines qui lui forment un écrin. La cité est composée de sept ksour jadis indépendants. La vue panoramique depuis la terrasse de l’hôtel nous donne
un aperçu 
saisissant du site.

 

 

La végétation, du fait de la température élevée, a bien 3 mois d’avance sur celle de notre région !
Dans la soirée nous sommes allés dans le centre afin de voir la préparation du Festival de Figuig.
Lors de la visite de l’atelier mettant en valeur le travail des femmes nous avons rencontré Mohamed Slimani, sympathique guide officiel, avec lequel nous avons pris rendez-vous pour le lendemain.

Nous voilà partis à la découverte de la palmeraie et du quartier Zénaga en compagnie de Mohamed. Il nous montre de superbes panoramas de la ville avant de nous expliquer les secrets du système d’irrigation extrêmement élaboré. Le partage équitable des eaux est primordial dans cette oasis qui ne bénéficie que de 20 jours de pluie par an.

 

Sous les palmiers, vergers et petits jardins sont cultivés, des briques sont fabriquées et sèchent au soleil avant d’être rangées.

 

 

 

Le passage ombragé dans les rues couvertes est bien apprécié car la température est déjà très élevée. Sur une petite place nous voyons un vestige du Protectorat Français …

L’ invitation à entrer dans une maison particulière a été très riche d’enseignements. La galerie entourant la cour intérieure apporte beaucoup de fraicheur.
La simplicité du métier à tisser et des outils utilisés n’empêche pas la réalisation d’oeuvres de grande qualité.

 

 

Dans le palmier tout est bon … il n’est pas utilisé que pour la production de dattes ( 2500 tonnes par an pour cette palmeraie), son tronc et ses feuilles servent de matériaux de construction.

Dans cette région , les femmes sortent voilées, nous avons eu droit à une explication sur la manière harmonieuse de placer la pièce de tissus blanc.
Françoise a eu droit aux deux versions, une avec visage découvert et l’autre beaucoup plus protectrice …

Les locaux de l’ Association de la Femme sont de construction traditionnelle avec de très beaux plafonds et des galeries ouvragées.

En remontant vers le centre administratif,  » les trois touristes  » ont bien apprécié cette pause à l’ombre qui leur a permis de jeter un dernier regard admiratif sur Zenaga.

 

 

 

 

Quelques vestiges des anciens remparts de la ville haute.

Nous finissons notre visite par des informations sur la méthode de pollinisation des palmiers-dattiers et quelques achats d’ intéressantes vanneries typiques à une exposition d’artisanat.

Un grand merci à Mohamed pour sa gentillesse, ses connaissances et sa faculté d’ adaptation ainsi qu’ aux Figuiguis pour leur accueil chaleureux et le sourire désintéressé de leurs enfants.

Contacts pour vos éventuelles visites: Mohamed SLIMANI tél: 06 77 81 91 56 /  MSN: toubkal-tour@hotmail.com / www.figuig-hotel.com

 

Nous quittons  » l’Oriental  » afin de poursuivre notre voyage, notre objectif est de rejoindre Merzouga et l’Erg Chebbi que nous avions bien apprécié lors de notre premier séjour en 2006. En cours de route, certains paysages nous font penser au désert américain, le minaret nous ramène vite en terre marocaine.

 

En rejoignant la N13, nous arrivons sur la vallée du Ziz et le Tafilalt, avec un modèle d’intégration de l’habitat à la nature et de superbes paysages de palmeraie.

     

Nous arrivons en fin d’après-midi à Hassi Labied à l’entrée de Merzouga et nous choisissons le Camping Auberge Sahara tenu par les deux frères Bourchok.
L’ accueil est très sympathique. Faute de place sous les palmiers nous nous installons au pic du soleil près de l’entrée…

Depuis notre précédent séjour à Merzouga, la zone hôtelière s’est beaucoup développée. La proximité des dunes permet des promenades faciles afin d’observer de magnifiques levers et couchers de soleil .
La température est montée à plus de 40° dans l’après-midi. Après une humidification, nous avons dû proposer un bain de siège à Tedzo (faute d’un récipient plus grand) afin de le rafraîchir !
Une tourterelle du désert aux jolies couleurs est venue faire sa sieste à proximité.

 » One Life Live It «  que l’on pourrait traduire par: « une seule vie, vis la intensément » semble être la règle d’or de nos voisins de bivouac.

 

Les bons soins apportés matin et soir aux  » vaisseaux du désert  » leur permettent d’assurer, dans la journée, de bonnes méharées aux touristes.

Faire pousser des palmiers dans le désert n’est pas une sinécure, outre une bonne irrigation, il faut protéger les jeunes pousses de l’appétit vorace des dromadaires …

Le soir, les dunes de l’erg Chebbi rougissent et les ombres qui se dessinent portent à la rêverie devant ce somptueux spectacle de la nature.

Nous avons quitté Merzouga pour Goulmima où nous nous installons dans un camping situé centre ville  » les tamaris » où Michèle la propriétaire nous accueille avec sympathie. Ce camping recommandé, bien arboré, équipé d’une grande piscine et d’un bon restaurant nous a permis de nous y reposer agréablement.

Nous quittons Goulmima en direction de Tinerhir afin de suivre le circuit des deux gorges  » Todra et Gheris« . Le lit du Todra est occupé par une longue et
belle palmeraie.

Les gorges de calcaire rouge du Todra que nous revoyons avec plaisir présentent toujours autant d’attraits, le défilé formé après quelques kilomèrtres est extrèmement étroit et très impressionnant du fait de sa hauteur pouvant atteindre 300 mètres.

Nous poursuivons la route vers Tamtattouchte, Aït-Hani, Amellago et Tadirhoust...Un très beau circuit, récemment goudronné, où se succèdent: paysages de montagne, cultures variées, villages authentiques et même quelques abris troglodytes.

La découverte de la vallée du Ghéris, encore peu fréquentée par les touristes, révèle de superbes points de vue entre montagnes et oued …

 

 

 

Nous terminons ce circuit dans le Haut Atlas central, dont les décors naturels et sauvages sont d’une rare beauté, en souhaitant un développement touristique raisonné à cette région.

Nous partons vers le nord en empruntant la nationale 13. Après le col de Zad nous nous arrêtons au bord du Lac Aguelmame Sidi Ali qui peut ménager un très agréable bivouac.

Peu avant Azrou nous traversons la Forêt de Cèdres puis faisons un crochet par le joli village de Aïn-Leuh.

Depuis 2006, c’est notre troisième passage au camping Amazig à Azrou au milieu des cerisiers en fleurs. Tedzo apprécie de retrouver la verdure. Les cigognes sont toujours présentes et les camping-caristes
aussi nombreux au mois d’avril.

 

La traversée d’ Ifrane, jolie cité d’altitude (1650m) aux toits pointus est très agréable.

 

 

 

 

 

A proximité de Fez, nous nous souvenons avec plaisir de la visite si intéressante de la Medina et de la richesse exceptionnelle de son patrimoine.

Souhaitant rejoindre la côte méditerranéenne en traversant le Rif , nous empruntons la nationale 8 en direction de Al Hoceima. A Taounate, le Gps nous invite à prendre sur notre droite ( itinéraire le plus court) en direction de Targuist, nous le suivons sans hésiter. Nous sommes bien toujours sur la nationale 8, mais celle-ci est dans un état déplorable et cela ne s’arrange pas …
Il nous faudra plusieurs kilomètres et les signaux des villageois très surpris de nous voir en ces lieux pour nous rendre compte que nous sommes sur une route pratiquement abandonnée. La circulation y est d’ailleurs nulle, heureusement car cela nous permet de faire du slalom entre les trous. Il est trop tard pour faire demi tour…
Il nous faudra plus de 3 heures pour parcourir la cinquantaine de kilomètres, nous n’avons croisé que 3 voitures …
Nous pensons que l’itinéraire sur la R509 qui passe par Ketama est peut être plus long mais certainement en meilleur état.

L’intérêt de cet itinéraire est de nous faire découvrir les paysages et les  » cultures » en terrasses du RIF…

 

 

 

La nuit tombe lorsque nous arrivons à Cala Iris, nous rejoignons directement le camping que nous avions choisi à l’aller et que nous avions bien apprécié.

 

 

Après cette journée de repos, nous reprenons la rocade méditerranéenne pour le retour. Les points de vue sur la mer nous laisse apercevoir des criques isolées et des plages désertes. Les villages blancs et la consonnance de leurs noms rappellent la présence espagnole sur cette côte.

Un dernier arrêt pour déjeuner au bord de la grande plage de Oued Laou. Le vent souffle en rafales et la mer est très agitée, nous apprendrons d’ailleurs en arrivant au camping Al-Boustane de Martil que le trafic maritime a été suspendu toute la journée ce qui causera des retards importants pour l’embarquement du lendemain.

Et un
et deux
et trois
voyages au Maroc !

Mes maîtres sont sous le charme de ce pays !
Moi, je suis et je m’adapte.

L’ ouverture de la rocade méditerranéenne nous a fait choisir cette région appelée l’oriental. La première partie longe la mer jusqu’à la frontière algérienne et ensuite cap au sud en suivant cette frontière pour rejoindre l’extrême oriental et ses charmes avec Iche et Figuig. Eloignée jusqu’ici du tourisme de masse, c’est une région plus authentique que nous avons découverte avec une population très accueillante et dénuée de tout esprit mercantile.

Un grand merci à Emile Verhooste pour son aide dans la préparation de ce voyage ainsi qu’aux membres du forum des amoureux du Maroc qu’il a créé pour la qualité et la fiabilité des informations données.
: http://maroc-camping-car.forumactif.com.

Fin