Maroc & Sahara occidental 2010

Maroc & Sahara Occidental

Mars / Avril 2010

 

Lundi 22 mars , nous prenons la direction du Maroc, partir en début de semaine s’est révélé être un bon choix, très peu de poids lourds sur la N10 en direction de l’Espagne.
Nous prenons l’autoroute pour traverser le Pays Basque espagnol, après 540kms nous sommes à Palencia, l’aire de service au bord d’un parc agréable est parfaite pour une nuit.
De nombreux camping-cars sont déjà intallés, pour la plupart c’est le retour après l’hiver passé au Maroc, au sud de l’Espagne ou du Portugal.
Nuit sans problème, nous sommes parmi les premiers à démarrer, 850 kms nous séparent d’Algésiras. Les nombreux chantiers rencontrés il y a 4 ans pour la mise à quatre voies de cette route sont terminés, c’est une route pittoresque, roulante et gratuite.

Nous arrivons à l’agence Guttierez peu avant la fermeture, les billets pour Ceuta en poche, nous décidons de dormir sur place à Los Barrios plutôt qu’au port que nous avions trouvé très bruyant lors de notre précédent voyage. Très gentiment, deux couples du 65, également sur le départ, manoeuvreront leurs camping-cars pour nous permettre le stationnement.

 

 

 

Nous faisons la traversée sur un bateau de la compagnie Baléaria  » Passion de Formentera  » presque neuf.
Le temps est gris et pas très chaud.

Nous étions parmi les derniers à entrer dans la cale du ferry, nous sommes en tête pour quitter du bateau. Le poste frontière a été récemment aménagé, moins d’une 1/2 heure après la descente du bâteau, nous voici en territoire marocain.
L
ors de notre précédent voyage, nous n’avions effectué que quelques rapides étapes sur la côte atlantique, le but cette année est de la suivre jusqu’à Laâyoune.

Nous prenons l’autoroute en direction de Larache pour rejoindre l’aire de la Comarit. Celle-ci trop chargée à notre goût, nous poursuivons jusqu’a Moulay Bousselham par la p4214, cela s’avère un mauvais choix car ces 40kms sont en réalité une piste défoncée au milieu des cultures maraîchères. Nous choisissons le camping des  » flamands roses « pour la nuit.

Le lendemain, direction Casablanca mais cette fois par l’autoroute, après quelques courses au Marjane nous traversons la ville pour voir la mosquée Hassan II.
Avec les billets d’entrée, une poche nous est remise afin d’y ranger nos chaussures, la visite de la mosquée doit s’effectuer pieds nus par respect pour l’Islam.

Construite en partie sur l’océan à la pointe extrême du Magreb, ce grandiose édifice religieux, deuxième par sa taille après La Mecque, a été inauguré en 1993.
La réussite architecturale en revient à Michel Pinseau. L’immense esplanade et les parvis peuvent accueillir jusqu’à 150 000 personnes. La toiture est ouvrante et le minaret d’une hauteur
de 200 mètres est équipé d’un rayon laser pointé sur La Mecque ( 30 kilomètres de portée ).

   

Les dimensions gigantesques de la mosquée permettent de recevoir 25 000 personnes à l’intérieur dont 5000 femmes aux places réservés sur les mezzanines.
En partie financé par le peuple, cet édifice a été réalisé par 10 000 artisans au sommet de leur art : marbres, colonnes, fresques, zelliges et bois précieux en sont le témoignage.

 

La salle des ablutions est située sous la salle de prière,ses 41 fontaines en marbre représentent chacune une fleur de lotus.

 

Après une nuit au « camping de l’Oasis » à Dar Bouâzza, nous suivons la côte et traversons la ville de El Jadida déjà visitée il y a 4 ans.

Cette route offre de nombreux points de vue intéressants sur les cultures maraîchères et la lagune.

 
 

A Oualidia le restaurant  » l’Araignée Gourmande  »
est une bonne adresse pour déguster les spécialités locales : huitres, crustacés et poisson grillés.

 

A Safi, nous prenons la N1 jusqu’a Ounara où nous faisons halte au « Camping les Oliviers », très agréable, engazonné ( ce qui est rarissime), fleuri et plein de chants d’oiseaux.
Nous avons eu le plaisir de revoir Françoise et Daniel que nous avions rencontrés en 2006.

 

Le dimanche matin le responsable du camping nous recommande la visite du « souk » d’un village proche. Nous nous y rendons grâce à un pittoresque taxi collectif.
Ce souk est révélateur du mode de vie du peuple rural marocain bien loin de notre société de consommation outrancière. Ici, rien ne se jette, tout est recyclé.

     
     
 

De retour au camping, le couscous commandé hier soir nous est servi sous l’auvent, moment très agréable avec Françoise et Daniel.

 

 

 

En route vers Tamanar, la nationale 1 nous offre des rencontres insolites.

 

 

Halte agréable au bord de l’océan pour le déjeuner.

 

A Tamanar, la coopérative féminine produit de l’huile d’argan bio de grande qualité dont le prix est correct.


Malheureusement nous ne verrons pas les ouvrières au travail car c’est le jour de l’assemblée générale.
Toutefois une responsable nous explique l’évolution de l’extraction de l’huile au cours de ces dernières années et nous fait une démonstration de pressoir à l’ancienne.

C’est sous le soleil que nous prenons la route d’ Imouzzer ( Vallée du Paradis). Réouverte récemment après les coulées de boue et les inondations des jours précédents, certains passages n’en demeurent pas moins délicats
en camping car.

 

 

Un bivouac sauvage près du village d’ Idmine au bord d’un oued et entre deux arganiers plusieurs fois centenaires nous a permis une nuit très reposante.

Nous prenons la direction du Parc National de Sous Massa, et nous nous arrêtons au camping  » Sidi Wassaï  » au bord de l’océan.

Tedzo a pris son premier bain, après la séance de rinçage et le séchage sur les genoux de son maître, il a pu admirer avec nous le coucher de soleil.

Petite incursion dans la réserve naturelle de  » l’ Oued Massa  » c’est une halte migratoire pour de nombreuses espèces.
Nos photos reflètent saison morte !!!

Un léger détour mène au barrage  » Youssef Ben Tachfine «  du nom du premier rassembleur des terres marocaines. C’est une route très agréable avec des vues sur les contreforts de l’Anti-Atlas.

 

 Après la traversée de Tiznit, nous suivons la côte jusqu’à Sidi Ifni où nous retournons au camping « El Barco ». La promenade du front de mer située devant le camping a beaucoup souffert des assauts de l’océan.

 

 

Maintenant entièrement goudronnée, la route d’une soixantaine de kilomètres part de Guelmin et rejoint  » la Plage Blanche « . Ce nom lui a été donné à l’époque de l’Aéropostale où elle servait de repère visuel aux aviateurs.

C’est la plus longue plage du Maroc (52 kilomètres) encore entièrement sauvage, sa transformation en station balnéaire est hélas en projet !

L’Oued Boussafé qui se jette dans l’océan au début de la Plage Blanche étonne par son débit compte tenu de l’environnement désertique.

Nous quittons le goudron pour rejoindre  » Fort Bou-Jérif «  par une piste de 10 kms, sans difficulté majeure pour nos véhicules à condition de rouler lentement.

 

 

 

 

Il s’agit d’un ancien fort aménagé en hôtel-restaurant, relais 4×4 et camping, l’ensemble très typique est complété par des tentes berbères.

Un batiment isolé de l’ensemble abrite un puissant groupe électrogène en service jusqu’à 23 heures.

 

 

Une agréable salle de restaurant au décor saharien nous accueille pour la soirée.

Nous avons sur un grand rond point à la sortie de Tan-Tan failli faire un don de 400 dirhams aux orphelins de la police pour non respect d’un stop. La discussion était déjà engagée
avec deux conducteurs marocains pour le même motif.
Sans comprendre la langue, il était facile de deviner qu’ils contestaient eux aussi le PV. L’un deux, particulièrement excédé a téléphoné pour appeler, nous pensons, une relation.
Dès que celui-ci eut raccroché, c’est le téléphone du policier qui se mit à sonner et, comme par miracle, nos permis de conduire nous furent rendus …. Ouf ! Nous l’avons échappé belle !

A partir de El Ouatia la route retrouve l’océan et une côte déchiquetée où de nombreux pêcheurs risquent leur vie. Pendant la période de pêche, ils vivent d’une manière précaire dans
des abris de fortune sur le haut de la falaise
.

Une soixantaine de kilomètres après Tan-Tan, un premier contrôle de police marque le passage au Sahara Occidental sous administration marocaine, à chaque check-point les fiches de
police que nous avions préparés nous sont réclamées.

 

 

 

Après ce point de contrôle il est possible de bénéficier
de carburant détaxé (environ 0,44€ le litr
e de gaz oil),
les frais de route en sont bien diminués.

Peu avant Afkenir, une curiosité de la nature nous arrête, c’est le Trou du Diable dans lequel la mer s’engouffre.

Notre arrivée tardive à Afkenir à l’administration du « parc de Khenifiss » nous empêche d’avoir les autorisations nécéssaires pour le stationnement à la « lagune de Naïla ». Nous sommes de plus vendredi soir et les bureaux sont en principe fermés le week-end. Devant notre déception, un policier nous indique que parfois les agents de la mairie et du parc passent au bureau le samedi matin.
Il nous conseille le stationnement pour la nuit sur l’arrière de ces administrations près de l’océan. Après une excellente nuit bercée par le ressac, nous montons la garde devant les bureaux.
Vers 10h30 nous avons la chance de voir entrer trois personnes à la mairie. Celles-ci téléphoneront au responsable qui acceptera de venir pour réceptionner le paiement de la taxe. Il ira ensuite réveiller l’agent chargé d’établir le document d’autorisation d’accès a la lagune. Ce déploiement de bonne volonté (totalement impossible chez nous) méritait bien une récompense …

 

 

Nous voici enfin à l’embouchure de l’unique lagune saharienne de l’Afrique
du Nord le long de la côte atlantique marocaine.
Q
uelques informations sont fournies sur la flore et la faune par des panneaux.

 

En fonction des marées, les paysages sont très changeants et offre de splendides vues éphémères. A marée basse, les herbiers se découvrent et attirent de nombreux oiseaux qui y trouvent leur nourriture,
notamment des flamands roses.

     

La pêche professionnelle y est active et traditionnelle. Les pêcheurs peuvent vous prendre pour une promenade sur la lagune. Ils viennent vous proposer du poissson fraîchement péché et sont partisans du troc qu’ils préfèrent aux dirhams … Nous nous sommes bien régalés avec des lottes et des soles. La pêche amateur est également autorisée. 

 

 

Une balade entre dunes et côte rocheuse le long de la lagune permet de faire un « break » salutaire au milieu de paysages peu communs d’une grande beauté originelle.
Tedzo et nous avons particulièrement apprécié.

 

 Avant Tarfaya, la route vers le cap Juby est venteuse et les congères de sable se forment jusqu’à couper la route.

Sur la plage de Tarfaya, un monument à la gloire des pionniers de l’Aérospostale représente un modeste biplan.

     

La traversée du petit village de Tah est impressionnante par la présence d’un immense monument à la gloire de la « Marche Verte » organisé par le roi Hassan II. Le 6 novembre 1975,
les 350 000 marcheurs marocains sans armes se sont arrêtés en ce lieu.
Le 23 novembre, l’accord de Madrid scellait le partage de ce territoire jusque là espagnol : les deux tiers nord sont sous administration marocaine et le tiers sud mauritanienne.
Des tensions demeurent dans ce secteur, une solution politique définitive n’est toujours pas trouvée …

 

Laâyoune, ville fondée par les espagnols en 1932 est le principal centre économique des provinces sahariennes. Certains batiments dont la cathédrale sont l’héritage de cette présence espagnole.

Les rues sont larges et souvent bordées d’habitations sahariennes surmontées de coupoles.

 

 

 

En direction de la plage de Foum El Oued, la visibilité est réduite par un léger vent de sable.
Nous nous imaginons ce que cela doit être en cas de tempête !

 

Quelques exemples typiques de villas du bord de mer.

 


Nous avons atteint le point le plus au sud que nous nous étions fixé.
Cette route (N1) est l’unique voie de communication goudronnée partant de Tanger, reliant Nouâdhibou en Mauritanie puis le Sénégal.Cette nationale est souvent dangereuse à cause du très mauvais état du goudron sur les bordures. Les grands taxis et les camionneurs qui l’empruntent rechignent à tenir leur droite et occupent souvent la partie centrale de la route laissant les véhicules venant en sens inverse se débrouiller.Nous avons souvent dû freiner et prendre le bas coté pour éviter l’accrochage.

Au nord de Laâyoune, nous faisons halte au Camping  » Les Bédoins  » dont la description dans le guide Gandini nous avait intérressée …
En suivant la piste bien signalée et sans grande difficulté, nous croisons quelques troupeaux de dromadaires en liberté.

 

Ce camping, situé au bord de la dépression d’un lac salé, offre un paysage unique donnant l’impression d’être au bout du monde. Deux bâtiments en dur : le logement des propriétaires
et les sanitaires, 4 petites tentes et une grande tente royale servant de restaurant complètent cette installation.
L’ensemble perdu dans cette immensité désertique proche de l’atlantique a un effet de mirage.

 


Les panneaux solaires et 2 petites éoliennes alimentent en électricité le batiment des propriétaires et les sanitaires. Une source d’eau saumâtre astucieusement captée sert pour toutes

les utilisations ne réclamant pas d’eau douce.
Le soleil sur les conteneurs du toit chauffe cette eau et contrairement à ce que l’on peut penser, la douche salée n’ est pas si désagréable.


L’eau potable pour la cuisine et la boisson ainsi que les diverses courses obligent les propriétaires à se rendre à Laâyoune régulièrement.

     
   

Un balbuzard (aigle pêcheur) blessé a été recueilli par les propriétaires qui le nourrissent avec des sardines et espèrent qu’il pourra reprendre son vol rapidement. 

Le lait de quelques chèvres sympathiques, très gourmandes de salicornes, permet la confection de succulents fromages de chèvre.

Vue sur les sanitaires, la salle de restaurant et deux clients ravis par l’accueil et la merveilleuse tagine de dromadaire aux dattes qui leur a été servie.

     
     
     
     

Le désert, terre de contrastes, est à la fois hostile et permet l’éclosion
de fleurs colorées ainsi que le développement de plantes bien peu exigeantes.

Nous avons passé trois jours dans ce cadre extraordinaire, si ce n’était le manque d’eau potable dans le réservoir du camping car, nous y serions volontiers restés plus longtemps.

Nous avons été particulièrement sensibles au ciel dénué de toute polution, à la beauté sauvage des paysages et à la rusticité de ce « bout » de Sahara.

Nous avons appris que les charmants propriétaires Martine et Luc Requilé sont rentrés en Belgique pour profiter d’une retraite bien méritée, le camping est désormais géré par des marocains.

 

 

 

 

Nous croisons souvent des camions lourdement chargés …

 

La traversée des villages permet un stationnement facile pour se ravitailler.

 

Près de Guelmin, l’oasis de Tighmert (Aït Bekkou),
est l’une des plus grande palmeraie encore habitée
au Maroc
.

Nous faisons halte pour la nuit à l’auberge-camping
« Fort Akabar », il est dommage que le camping ne
soit pas aussi soigné que l’auberge de charme.

Une promenade dans la palmeraie dont les villages bénéficient depuis peu de l’électricité a été fort agréable. Nous avons découvert le système d’irrigation, les cultures et le séchage des briques
de terre. La rénovation des murs utilise aussi les parpaings mais tout en évitant de supprimer les palmiers.

 

Le lendemain matin, en traversant un village, le sourire d’une petite fille cartable
au dos nous a interpellé. Sur notre demande, elle nous acompagne à son école où nous remettons à l’instituteur des fournitures scolaires et des bonbons.

 

 Nous partons pour essayer de trouver les sources qui alimentent l’oasis, la piste particulièrement défoncée nous en a interdit l’accès.

Belle promenade cependant le long du lit de l’oued parsemé de palmiers et de lauriers roses en fleurs.

En quittant l’oasis un village qui n’est repérable que par sa mosquée et son château d’eau

 

 

Les routes qui traversent les gués peuvent parfois réserver quelques surprises après les crues de l’hiver.

Après la traversée de Tiznit, nous voici à Aglou plage où nous nous installons au camping municipal situé a l’entrée de la station, les emplacements étant étagés tous les campeurs ont vu sur l’océan.

Le restaurant Aglou beach, bien situé, dispose d’une longue terrasse surplombant la plage et d’un joli patio

   

 

 

 

 

Lors de notre précédent voyage, nous avions particulièrement apprécié Marrakech et son ambiance si singulière.

Nous sommes heureux de retrouver le parking de la  » Koutoubia  » très bien situé pour les balades pédestres.

La place Jemaa el Efna, au coeur de la médina a été classée par l’Unesco chef d’oeuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité en 2001. Elle doit ce titre à ses artistes et conteurs perpétuant la tradition

 

 

 

Après la promenade de l’après midi, l’atmosphère de la soirée est totalement différente par la présence d’un nombre incroyable de « cuisines & restaurants » ambulants auxquels s’ajoutent de nombreuses attractions.

Les touristes se mêlent aux autochtones en toute décontraction dans un festival magique de lumières, d’odeurs et de bruits.

 

 

 

A côté de la poste, le restaurant « chez Ali » offre toujours
le buffet chaud à volonté en libre service pour 80dh par personne.

Nous avons trouvé délicieux les tagines et différents plats offerts.

Le réveil sonné par le muezzin est toujours aussi matinal (5heures), de ce fait nous étions assez tôt dans les rues de Marrakech pour voir la ville s’éveiller. Nous avons même surpris en plein
sommeil un papillon sur un pétale de rose blanche.

 

Avant de quitter Marrakech, nous reprenons notre véhicule pour nous rendre à « la Ménara », pavillon construit en 1866 qui servait aux rendez-vous galants des sultans. Un grand bassin, bordé par
un promenoir, jouxte l’édifice sur une façade, sur l’arrière, une oliveraie irriguée et des allées de cyprès évoque les paysages toscans.

Nous quittons la N8 à Afourer puis nous prenons la route sinueuse qui s’élève rapidement et offre de très belles vues sur l’ immense plaine du Tadla (100 000ha) et ses parcelles de cultures
irriguées.

Le barrage de Bin El Ouidane est le but de cette excursion.

Alimenté par deux rivières, c’est le deuxième lac de retenue du Maroc par sa surface (3735ha), mis en eau en 1953 sous protectorat français. Les montagnes environnantes ocres rouges, la végétation aride et la couleur de l’eau en font un site exceptionnel. L’usine hydro électrique fournit l’énergie à une grande partie du centre du Maroc.

Les 2 panoramas montrent les deux rives oposées du lac, l’une en fin d’après-midi et l’autre dans la brûme matinale.

Nous rejoignons la N8 vers Beni-Mellal. La ville et les environs sont largement pavoisés pour la venue du roi Mohamed VI motivée par l’inauguration de travaux d’autoroute et celle d’un centre d’engraissement pour les bovins (informations entendues à la radio).

 

Kasba Tadla est une ville fortifiée, sur la colline la dominant un monument constitué de quatre hauts piliers a été édifié à la mémoire des soldats français tombés dans la région entre 1912 et 1933.

 

 

Cet eucalyptus est le bienvenu, ce n’est pas toujours facile de trouver de l’ombre pour le déjeuner.

 

 

A l’heure de la prière, tous les marocains n’ont pas la même attitude religieuse …

 

A Azrou, il faut choisir entre deux campings ou comme nous, passer une nuit dans chacun d’eux pour se faire une idée.
Le camping  » Amazigh « , décor champêtre sous les cerisiers, en compagnie des cigognes et des ânes serait parfait si les sanitaires n’étaient pas aussi rustiques, aucune amélioration constatée depuis 2006.

 

L’ Emirates Tourist Center en cours de travaux et son  » Euro Camping  » avec son entrée monumentale (style parc d’attraction) dont les sanitaires sont impeccables est doté d’une belle vue sur
les environs. Dommage que les emplacements réservés aux campings-car soient en pente et pas encore stabilisés …

 

Meknès est l’une des quatres villes impériales, elle fut capitale du Maroc de 1672 à 1727. Un passage sous la muraille de la cité impériale nous permet d’ apprécier son gigantisme et
d’accéder en longeant ses interminables murs ocres à une porte du Palais Royal bien gardée, à la place el Hedin et à la remarquable porte Bab Mansour achevée en 1732.

 

 

 

Nous nous sommes perdus dans la médina pour ressortir dans les souks et au marché aux puces, heureusement un petit taxi nous a ramené à notre véhicule.

La ville sainte de Moulay Idriss bâtie sur une colline porte le nom de l’arrière petit fils de Mahomet. Fondateur de Fez, il a converti de nombreuses tribus berbères de la région à l’Islam.

La circulation y est très difficile, nous n’avons pu y stationner pour déjeuner.
A quelques kilomètres de là nous trouvons sur la route le restaurant Caracalla avec une b
elle terrasse où nous avons fait un repas typique.

Belle vue panoramique sur le site de Vollubilis (visité en 2006) depuis la N13.

 

C’est avec plaisir que nous retrouvons Chefchaouen que nous souhaitons visiter plus longuement. La cité, située à 600 mètres d’altitude, est adossée à deux montagnes en forme de cornes d’où elle tire son nom. Elle est aussi appelée la  » ville bleue  » par les peintures à la chaux dont sont régulièrement recouvertes les façades pour protéger les habitants de la chaleur et des mouches.

 

     
   

 

 Vers le bas de la ville, les rues s’élargissent et les commerces y sont plus nombreux.

 
     
     

Nous sommes enchantés par ce deuxième séjour et lorsque nous sommes dans le détroit de Gibraltar nous disons : «  Bslâma Maroc, nous reviendrons inch Allah ! « 

 

 

Un forum incontournable pour tous ceux qui désirent visiter ce pays : http://maroc-camping-car.forumactif.com/index.forum

 

Fin