Lettonie

 

Nous avons pris la direction de Ventspils et c’ est par une route secondaire assez difficile (dû au mauvais état du revêtement) que nous passons en Lettonie sans nous en rendre compte.
Nous nous arrêtons à Kuldiga, village dont les authentiques maisons anciennes ont beaucoup de charme, elles sont inscrites au patrimoine de l’Unesco.

 

 

 

La chute de la Venta n’ est pas
très haute (2m10) mais en
occupant toute la largeur de la
rivière, elle serait la plus large
d’ Europe ( 249 mètres ) .

Pour rejoindre le Cap Kolka, nous choisissons malgré le panneau de « déviation conseillée » de prendre la route p124 espérant avoir des vues sur la côte et trouver un bivouac agréable.
En réalité nous roulons sur une route en construction sur près de soixante de kilomètres, les portions revêtues sont rares, de plus, le réhaussement de la chaussée rend les abords
inaccessibles interdisant tout halte.

Le Cap Kolka est une pointe qui sépare la Baltique du golfe de Riga. Ce cap est extrêmement sauvage du fait que pendant l’ époque soviétique celui-ci était interdit au public. Un parking
payant dans la forêt permet de laisser le véhicule en sécurité pendant la promenade ou la nuit. Sur la vaste plage de sable blanc, précédée par un curieux monument en pierre en
mémoire des marins disparus, les arbres sont torturés par les vents violents, ( les oreilles de Tedzo en témoignent ) nous y avons pris un bon bol d’ air !

Nous voici à Jurmala, agréable cité balnéaire réputée pour son thermalisme et ses plages de sable blanc située à 23 kms à l’ouest de la capitale sur la côte sud du golfe de Riga.
Les différentes petites stations crées ont été réunies en 1959 pour former la commune de Jurmala.

Les eaux sulfureuses de Kemeri sont exploitées depuis 1825, le développement de la station à l’ époque tsariste puis soviétique permet d’ admirer de très belles villas de styles variés.
Il est bien agréable de flâner dans ces rues.


Nous arrivons à Riga, et nous nous dirigeons vers le musée ethnographique letton de plein air en bordure du lac Jugla.
Dans une belle pinède, plus d’ une centaine de bâtiments
authentiques représentent les quatre grandes régions du pays.
 

 

De belles fermes aux toits de chaume agrémentés
de pièces de bois sculptées.

 

Le sauna, symbole de tous les pays nordiques.
L’ étonnante cuisine d’ été évoque le tipi des
indiens américains.
Les intérieurs sont chaleureux et les meubles
sont parfois ornés de peinture.
Le traîneau pour enfant montre la rigueur des
hivers lettoniens.

 

 

 

L’ église luthérienne en bois du 16è siècle est la dernière visible datant de cette époque.

 

 

 

 

La réfection minutieuse du toit de la taverne
en tuiles de bois est en cours.

 

La pluie et la fermeture à 17h 00 de ce musée
nous ont, à regret, fait écourter la visite.

 

 

N’ ayant pu bivouaquer au musée de plein air nous nous retrouvons sur le parking du port de Riga.

Nous avons eu la surprise au matin de voir accoster plusieurs paquebots de croisière et d’ observer le ballet incessant des nombreux cars venant chercher
les touristes pour qu ‘ils partent à  » l ‘assaut  » de la capitale.

Nous retrouvons ces mêmes touristes dans le quartier Art Nouveau, cet art typiquement letton (1897 -1920 ) est très hétérogène. Il a été révélé au monde grâce à son inscription en 1997 au patrimoine mondial de l’Unesco.

 

Les rues Alberta, Elisabetes et Strëlnieeku entre autres sont à parcourir le nez en l’ air tant la richesse des immeubles est remarquable.
Les architectes dont
Mikhaïl Eisenstein (père du fameux cinéaste soviétique) ont rivalisé dans la décoration fastueuse des façades en juxtaposant différents styles tels le romantique national, le néo-baroque, le néo- turc, l’ historiciste et l’ Art nouveau.

 

 

 

 

 

Un diaporama intéressant sur ce quartier peut être vu : http://www.youtube.com/watch?v=lMW9RCZAzBY

Dans le coeur historique de la vieille ville, les bâtiments très anciens voisinent avec des immeubles Art Nouveau.

L’ église Saint Pierre date du 15e siècle, le clocher originel en bois a été remplacé par une construction métallique à trois bulbes d’ une hauteur de 123 mètres. Au cours du 18e siècle
elle a été doté d’ une belle façade baroque.
Sur la placette qui borde l’ église on peut voir une curieuse sculpture illustrant le conte des frères Grimm « les musiciens de Brème »
.

 

 

La Grande Guilde regroupait les riches marchands et négociants, elle est situé en bordure de la place Livu. Elle abrite aujourd’hui les concerts de l’ orchestre philharmonique.

 

 

 

Le monument de la Liberté a été édifié en 1935 par souscription nationale afin de marquer l’ attachement de la Lettonie à son indépendance, d’ une hauteur de 42 mètres , il se termine
par la statue d’ une femme portant trois étoiles représentant les régions du pays.
Notre promenade nous fait passer devant l’ opéra national et à proximité de la tour poudrière survivante des 28 tours du mur d’ enceinte.

 

 

Un immeuble de style gothico-renaissance voisine avec la Petite Guide qui fut créée par les artisants et commerçants qui étaient exclus de la Grande Guilde.

 

 

 

Une jolie place dédiée à la restauration de plein air est bordée par un mur peint représentant un pionnier de l’ aviation, en arrière, on aperçoit le clocher de la cathédrale.

La maison des Têtes Noires date du 14e siècle, elle accueillit d’ abord les guildes puis au 17e la Confrérie des Têtes Noires, association de riches marchands célibataires. Le bâtiment
servait de lieu de fêtes, c’ est à cette époque qu ‘elle hérita de sa magnifique façade de style renaissance flamande. au premier plan la maison Schwab est construite dans le même style.
Cet ensemble a été détruit pendant la seconde guerre mondiale par les allemands. Ces bâtiments ont été reconstruits à l’ identique après le retour à l’ indépendance du pays.
L’ Hôtel de Ville a également bénéficié d’ une reconstruction, il est surmonté d’ un élégant beffroi. L’ église luthérienne Saint Jean présente un superbe pignon en escalier
.

 

 

 

 

 

Un dernier bivouac en Lettonie, le long d’un
cimetière champêtre et près d’une chapelle
(bien éclairée par le soleil couchant ) a été
bien plaisible.

Le lendemain matin, c’ est sous un beau soleil
que nous faisons halte à Ainazi où nous
découvrons un sentier de planches traversant
une zone humide qui nous amène à cette
curieuse  » voie romaine  » servant de digue.

 

 

 

 

Le passage en Estonie, toujours aussi facile, signifie que
nous arrivons au pays le plus au nord de notre périple.

Notre voyage se poursuite Estonie: http://errances.eu/voyages/pays-baltes/estonie/