Lituanie

 

Nous arrivons en lituanie par la A5 sans même avoir le sentiment d’ entrer dans un nouveau pays, (c’ est un des points positifs de l’ espace Schengen). Nous prenons la route de Vilnius, ville par laquelle nous commençons la visite des Pays Baltes.
Le vaste centre historique baroque de cette capitale est inscrit au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Une promenade dans ses rues souvent pavées est un régal pour les yeux,
l’ importance de la religion catholique héritée des voisins polonais se remarque par l’ abondance des églises.

Nous entrons par la porte de l’ Aube, seule rescapée des neuf portes de cette cité au 16e siècle. Elle  a deux façades: L’ une donnant sur l’ extérieur de la vieille ville sobre surmontée du blason de la Lituanie, l’ autre à l’ intérieur abrite la chapelle de l’ Icône miraculeuse de la Vierge Noire représentée sans l’ enfant Jésus. Cette Icône perpétuellement éclairée fait l’ objet d’ une profonde vénération et d’ importants pèlerinages.

                                           
                                           
    Sainte Catherine est l’ une des plus belle église baroque                      Porte de l’ église de la Sainte trinité  Le clocher de l’ église Saint Jean dans l’  Université                                  
                

L’ église Saint Casimir (Saint Patron de la Lituanie)
de style baroque est l’ une des plus anciennes de Vilnius.

Son histoire tourmentée lui a valu de nombreuses reconstructions et utilisations :
– grenier pour les troupes de Napoléon en 1812,
– église orthodoxe à bulbes,
– temple protestant,
– musée soviétique de l’ Athéisme (1961 / 1989),
elle fut rendu au culte Catholique depuis cette date.

 

        
 

 

 

Un monastère orthodoxe jouxte l’ église du Saint-Esprit.

 

Dans l’ ancien quartier du Grand Ghetto, rue Pylimo, nous voyons l’ unique
survivante des 105 synagogues de la ville.
Sous le porche on peut lire en hébreux : « une maison de prière est sacrée
pour toute les nations »
ou devrait l’être…
Vilnius a été appelé « la Jérusalem du nord » pour son importante et
active population juive qui a été décimée lors de la seconde guerre
mondiale pour se réduire actuellement à une population de 4 à 5000 âmes.

 
   

 

Au hasard de notre déambulation nous avons
croisé un oeuf énorme trônant sur une colonne,  nous ignorons tout de la pondeuse.

                                   
    

 

 

Au bout de la rue Traku, nous remarquons deux impressionnantes statues soutenant le balcon
d’ un élégant hôtel particulier.

 

La rue Didzioji se termine en une vaste place triangulaire au niveau de l’ ancien Hôtel de Ville, de belles façade racontent l’ histoire du lieu qui fût, au travers des siècles, le théâtre
d’ évènements historiques et le cœur de la cité.

            
                                  
                                    
 

En quittant Vilnius, nous décidons de faire halte au camping international « Slenio » situé en bordure du lac de Trakaï et de son magnifique château sur une île.
A l’ entrée du camping, cette vue aérienne montre l’ importance de ce parc national historique composé
essentiellement de forêts et de lacs.

 

Les pivoines du camping, en fleur au mois de juin, nous font prendre conscience de la différence de climat en progressant vers le nord par rapport à notre sud-ouest.

                                      

Un vaste parking très calme à l’ entrée du musée de plein air de Rumsiskès nous accueille pour le bivouac. La visite de ce musée a pu se réaliser en camping-car en ménageant de
nombreuses haltes.
Les différentes habitations de chaque région y sont rassemblées en petit hameau sur une superficie de près de 180 hectares de bois et de collines. La diversité de l’ architecture rurale
lituanienne est vraiment remarquable.

          
              
             
                   

                                    

                             

                   

Avant de prendre la route 141 qui longe le Niémen (Némunas) nous entreprenons la visite de Kaunas. La seconde ville du pays est un pôle économique très important
dont le centre historique est très intéressant et se visite facilement à pied.

 

Avant de prendre la route 141 qui longe le Niémen (Némunas) nous entreprenons la visite de Kaunas.
La seconde ville du pays est un pôle économique très important dont le centre historique est très intéressant et se visite facilement à pied.

 

 

 

Après la rencontre de ces chiens
bien inquiétants nous arrivons sur
la place de l’Hôtel de Ville.

Sur un côté, l’ église jésuite Saint François Xavier et ses deux tours blanches, au centre l’Hôtel de Ville et sa tour haute de 53 mètres et à l’ entrée de la rue Vilniaus
la cathédrale Saint Pierre et Paul très sobre à l’ extérieur et extrêmement riche avec son intérieur baroque. 

 

 

Cette rue piétonne bordée de belles maisons anciennes est très commerçante.
Les terrasses et les boutiques sont joliment décorées de fleurs naturelles.

 

Tedzo à bien profité de la promenade vers le confluent de la Néris et du Niémen, c’ est un parc très agréable ponctué de statues et de topiaires où  les jeunes mariés aiment se faire photographier.

 

Nous reprenons la route en suivant le fleuve qui sert de frontière avec l’ enclave russe deKaliningrad
( poste frontière bien gardé que nous n’ avons pas franchi ) .

Vue sur les immeubles gris de Sovetsk.

C’ est un centre ornithologie très important où l’ on peut voir d’ immenses
filets servant à la capture des oiseaux en migration entre Afrique et Artique
afin de les baguer.
Le temps couvert et venteux ne nous a pas permis de voir les dunes de
l’ isthme de Courlande pourtant très proche,  par contre nous avons bien
profité de la sono des jeunes du village sur le parking où nous passions
la nuit ( c’ était un vendredi soir et les distractions semblent rares dans
le coin !) .

Au matin, nous parcourons une quinzaine de kilomètres sur une piste caillouteuse pour rejoindre le village très pittoresque de Minija où la rivière éponyme est la rue principale,
d’ une rive à l’ autre, la circulation ne peut se faire qu’en bateau. 

 

 

Le charme de ces maisons est incontestable, elles sont très bien entretenues et très joliment décorées.

 

 

A Klaipédia, nous prenons un ferry pour l’ isthme de
Courlande, long de 98 kilomètres dont 51 en Lituanie,
la deuxième partie étant territoire russe.
Une seule route le dessert, la traversée et le péage à
l’ entrée du parc national classé par l’Unesco sont un
peu exagérés ( 113 litas pour une traversée de 500
mètres + 70 litas à l’ entrée du parc soit environ 53 € ).
Derrière les dunes, les vastes plages sont bien spécialisées comme l’indiquent les panneaux signalétiques.Les zones boisées susceptibles d’ être infestées de tiques sont bien indiquées.
Tedzo grâce à la vigilance de ses maîtres a été épargné !!!

Nida située près de la frontière russe est la plus grosse agglomération de l’ isthme avec 1600 résidents. C’est un village très pittoresque, les maisons en bois ont des faîtes très décorés,
son église luthérienne est perchée sur une hauteur boisée mais le tourisme y étant très développé, il vaut mieux éviter les week-ends et les mois d’été.

Les girouettes y sont très particulières, véritables cartes
d’ identité de la famille où selon un code précis, tout est dit:
– le métier, la situation matrimoniale,
– la composition de la famille,
– les naissances (fille ou garçon),
–la religion etc.
 

 

 

Sur le retour, nous faisons halte a Juodkranté où la colline des sorcières accueillait autrefois des cérémonies païennes.
Parcours facile et agréable dans une belle forêt où une cinquantaine d’ artistes ont déposés de grandes sculptures en chêne inspirées du folklore local.
La géante Néringa y est plusieurs fois représentée, son nom a été donné à la partie lituanienne de l’ isthme.

 

Dans une petite anse, côté lagune,
nous avons constaté que la pêche
y est encore très active et que les
artistes locaux savent tirer partie
des ressources naturelles.

 

 

Protégé par la dune, nous passons
une excellente nuit au calme bien
qu’ étant tout près de l’ embarcadère.

Après une rapide traversée, nous voici dans la vielle ville de Klaipéda, le théâtre, à la façade néoclassique, a été le témoin d’ un événement malheureux, c’ est de son
balcon qu’ Hitler annonça l’annexion de la ville à l’ Allemagne en 1939.

Devant le théâtre en cours de rénovation, la silhouette de la muse du poète du 17e siècle Simon Dach fait face à la rue Turgaus bordée de belles demeures.

Notre promenade nous a permis de découvrir l’ ancienne poste, les quais, des pigeons voyageurs « en retraite », un ramoneur en activité et une curieuse gouttière.

 

 

Le vide-grenier du dimanche matin commence à attirer la clientèle dans un quartier où les maisons pittoresques de différentes époques attirent le regard.
Sur le pignon
d’ une maison est peint le plan de la ville telle une encre de chine sur un parchemin. 

Plus au nord, à 25 kilomètres, nous faisons étape dans la ville de Palenga pour visiter le musée de l’ ambre situé dans un beau manoir au milieu d’ un parc.

Une superbe exposition est consacrée à l’ or de la Baltique, on peut y admirer les différentes formes et couleurs de l’ ambre et la façon dont il peut être travaillé.
Plusieurs salles sont dédiées aux inclusions de plantes ou d’ insectes, certaines pièces sont particulièrement remarquables.

II est difficile de résister lorsque l’ on arrive à la boutique d’ autant que toutes les pièces mises en vente sont accompagnées d’ un certificat d’authenticité ce qui n’ est malheureusement pas le cas partout…

Notre itinéraire nous fait quitter le bord de la mer Baltique pour rejoindre Siauliai et la célèbre Colline des Croix située à une douzaine de kilomètres au nord de cette ville.
Des croix apparurent sur cette colline dès 1831 suite aux répressions tsaristes, plusieurs fois rasées lors des différents conflits qui s’abattirent sur la Lituanie, elles devinrent un symbole
de la foi et de la résistance des lituaniens. Le régime soviétique alla jusqu ‘à en interdire l’ accès, sans succès, elles réapparurent systématiquement.
Plus de 100 000 croix, plantées par des pèlerins ou des touristes du monde entier, témoignent de la ferveur des croyants.

Le pape Jean Paul II s’ est rendu en pèlerinage en 1993 sur le site et avait suggéré la construction d’ un monastère près de ce lieu sacré. L’ Ordre des Franciscains s’y est établi.
La baie vitrée derrière l’ autel offre une vue impressionante sur la colline des croix. La lumière pénètre dans cette chapelle par une ceinture de beaux vitraux modernes.


Nous avons profité du beau parking de ce
monastère pour y passer la nuit (avec l’ accord
des moines).
Face à nous un nid de cigognes avec des petits
nous a offert un joli spectacle. Nous passerons un
bon moment à admirer le ballet des parents allant
chercher le « petit déj » de leur progéniture…

Notre voyage se poursuit en Lettonie: http://errances.eu/voyages/pays-baltes/lettonie/