Pologne 2007

 

 

 

 

Le passage au poste frontière polonais s’effectue sans difficulté.

Zakopane est notre première étape, il nous faut vite partir à la recherche d’une banque nationale PKO pour pouvoir changer nos travellers chèques en zlotys. Cette démarche nous occupe plus d’une heure et, sans la gentillesse d’un polonais faisant remontrance à quelques compatriotes qui voulaient nous « doubler » dans la file d’attente, cela aurait duré bien plus longtemps.
Au retour, nous paierons le parking au gardien qui gentiment nous avait fait confiance.

En visitant le centre ville piétonnier de Zakopane, petite ville montagnarde authentique et très animée, nous achetons à un vendeur ambulant une des spécialitées locales, l’Oscypek , qui est un fromage de brebis fumé et salé dont la conservation est à toute épreuve !

 De nombreuses maisons traditionnelles ont une architecture originale en bois, appelée le « style zakopane ».

Nous partons vers la région de la Petite Pologne découvrir des églises dont les murs extérieurs et les toits sont couverts de bardeaux de mélèze qui sont caractéristiques de l’architecture religieuse de cette région aux XV et XVI ièmes siècles.

 

 

Lopuszna est en cours de réhabilitation, les travaux sont effectués à l’identique avec une
grande rigueur.

 


Grywald
Debno, inscrite au patrimoine de
l’ Unesco.

 

 

 

Harklowa

Maniowach

Toutes ces églises bien que bâties sur les mêmes principes ont toutes leur originalité.

Ce circuit en zig zag nous a beaucoup intéressé bien qu’émaillé de quelques difficultés à trouver les sites.

Superbe ferme traditionnelle et ses annexes.

   

Après avoir fait le tour du lac de Czorsztyn, créé par la construction du barrage hydraulique sur la rivière Dunajec, et admiré au passage le château de Niedzica, nous ferons étape pour la nuit sur le parking de la centrale.

 

La mine de sel de Wieliczka, classée au patrimoine de l’Unesco (elle aussi) depuis 1978, est située à une dizaine de kilomètres au sud-est de Cracovie : elle est, pour certains touristes, parfois le but unique d’un voyage en Pologne.

Le sel gemme fut l’une des principales sources de richesse des rois polonais, d’où la taille gigantesque de cette mine exploitée depuis
le XIII ième siècle. 300 kilomètres de galeries sur 9 niveaux atteignant une profondeur de 327 mètres. Heureusement, seul les trois niveaux supérieurs sont ouverts au public.

 

Nous commençons par une descente à pied de 390 marches, entrecoupée de nombreux paliers, pour atteindre le niveau moins 135 mètres.
La température ambiante permanente est de 14°. Deux heures au minimum sont nécessaires pour effectuer cette visite. 

 

 

Sainte Kinga (Cunégonde) patronne des mineurs, en statue (de sel), évidemment.

 

 

 

 

Des marches encore des marches qui nous présagent des lendemains peu glorieux !

L’apothéose de la visite est sans conteste la chapelle Sainte Kinga, véritable sanctuaire souterrain ayant nécessité 30 ans de travail pour sa réalisation, elle mesure plus de 54 mètres de longueur sur 12 de hauteur.

Elle est éclairée par de superbes lustres en cristal salin et décorée de nombreux bas-reliefs et de statues de sel, certaines joliment éclairées.

 

La sécurité dans les galeries est assurée par des agents qui contrôlent en permanence la stabilité des structures, zone par zone, grâce à des rayons laser.

La visite se termine par une grande salle d’exposition qui débouche sur des installations sportives, l’air très sain de la mine faciliterait les prestations. Heureusement, le retour à l’air libre se fait par ascenseur.

Pour plus d’information : http://www.kopalnia.pl/home.php?action=&id_language=5&

 

Après cette visite étonnante, nous prenons la route du Jura cracovien pour découvrir le plus petit des parcs nationaux, celui d’Ojcow.

Des sentiers de randonnées pédestres et cyclables le sillonnent. 


La rivière Pradnik.

 


Une loi interdisant l’édification de lieux de culte sur la terre d’Ojcow a amené la population à construire cette chapelle sur l’eau.
Les polonais étant très pratiquants, cette chapelle est ouverte pour trois messes chaque dimanche.

Sur la route qui mène au château de Pieskowa Skala nous apercevons une formation calcaire appelée la massue d’Hercule.

A 110 kms de Cracovie vers le nord, sur la colline de Jasna Gora, nous apercevons dans la brume la flèche du monastère de la Vierge Noire de Czestochowa, près de cinq millions de pèlerins se rendent ici chaque année dont 200 000 entreprennent le voyage à pied.

 

La ferveur religieuse se manifeste dès l’entrée de la chapelle de l’icône miraculeuse. Cette Icône aurait été réalisée à Byzance au VI ième siècle. Le premier monastère a été fondé en 1382.
Une reproduction de la Vierge Noire, présentée dans la salle des Chevaliers, est plus accessible aux photographes.

Une vaste esplanade accueille la foule lors des grands pèlerinages pour des messes en plein air.
Sur les remparts, un monument à Jean Paul II a été inauguré en 1999. 

La promenade sur ces remparts offre de belles vues sur le monumental chemin de Croix.

Nous avons apprécié tout au long de cette visite l’ambiance de piété, de recueillement et le fait que le sanctuaire ne se prête à aucun commerce.
A la sortie du site de pèlerinage, quelques magasins très discrets vendent des souvenirs mais cela n’a rien de comparable avec Lourdes !

 

A 60 kilomètres à l’ouest de Cracovie se trouve Oswiecim, petite ville provinciale que les Nazis ont rendu tristement célèbre sous le nom d’Auschwitz, symbole de l’holocauste.
Auschwitz 1 était une caserne désaffectée de l’armée polonaise transformée dès avril 1940 en camp de travail.

Nous pénétrons dans ce camp par la porte surmontée de l’inscription  » ARBEIT MACHT FREI «  ( le travail rend libre).

Préservé quasiment dans l’état où les nazis l’ont abandonné en 1945, le site est aujourd’hui un musée dont l’entrée est gratuite.
28 blocs de brique rouge alignés de part et d’autre de deux allées centrales dont certains ont été transformés en salles d’exposition. La vue de certaines vitrines où s’accumulent cheveux, prothèses, lunettes , valises etc. sont pour nous insoutenables, voir des touristes se faire photographier devant elles nous a profondément écoeuré. 

Entre les blocs 10 et 11 , le mur du peloton d’exécution

 

 

Bien que camp de travail, 70 000 prisonniers périrent à Auschwitz dont certains dans la chambre à gaz en activité en 1941 et 42.

 

 

A trois kilomètres, Auschwitz II – Birkenau, c’est dans ce camp qu’a été planifiée l’extermination des peuples juifs et tsiganes.

La porte de la mort prolonge à l’intérieur du camp les rails au réseau ferroviaire.
De la tour de surveillance surmontant ce porche, nous pouvons nous rendre compte de l’incroyable étendue du camp (2 x 2,5 kms).

300 baraquements y regroupèrent en permanence 90 000 prisonniers.

 

   

Au centre du camp, la voie ferrée et la plateforme où les kapos sélectionnaient les prisonniers.

Cette voie, longue de 2 kms, amène au monument international des Victimes du fascisme inauguré en 1967.

Décliné en 21 langues, la même plaque commémorative plaide pour que l’odieuse barbarie ne se répète jamais.

 

 

Quelques batiments conservés en l’état montrent les conditions inhumaines de vie et de promiscuité.
Vestiges d’un des quatres complexes (chambre à gaz et crématoire), tous dynamités par les nazis en novembre 1944 afin d’effacer toute trace de leurs méfaits.

Nous avons trouvé cet immense camp d’extermination plus poignant que le musée du camp précédent peut-être parce qu’il est moins touristique ou que les visiteurs y sont plus recueillis.
1 500 000 prisonniers ne revinrent jamais de ce camp !!!

 

 

 

 

 

Avant de quitter la Pologne, nous faisons un détour pour visiter le temple de Jawor, classé au patrimoine de l’Unesco en 2001.

Le traité de Wesphalie a accordé aux protestants de la catholique Silésie la liberté de croyance en 1648, à condition que la construction de leurs temples respectent certaines obligations : constructions en bois, aucun signe extérieur ne trahissant sa fonction religieuse …

Les protestants édifièrent les trois plus grands bâtiments religieux à charpente d’Europe dont l’austérité extérieure contraste avec l’exubérance de leurs intérieurs baroques.

Derniers achats dans le centre ville de Jawor avant de quitter la Pologne et d’amorcer la route du retour.

Nous avons beaucoup apprécié ce tour en Europe Centrale, dans les trois pays visités, nous avons rencontré des gens souriants et accueillants.
Malgré la barrière de la langue, nous n’avons jamais eu le sentiment d’être en insécurité et avons pu, comme à notre habitude, pratiquer un maximum d’étapes libres, n’allant que rarement au camping.

FIN